LNDT: @508. Inceste, et après ?

Un Podcast de Radio France (5′)

En France, plus de 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année. Dans 8 cas sur 10, il s’agit d’inceste. Ces enfants ne sont souvent pas mis en sécurité, pas bien soignés et la justice les contraint à voir leur agresseur. Pourtant, des solutions rapides existent contre ce fléau.

Comment lutter contre les violences sexuelles infligées aux enfants ? En France, chaque année, plus de 160 000 enfants sont violés ou agressés sexuellement, d’après la Ciivise, commission indépendante contre l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants qui a rendu ce jeudi un rapport intermédiaire. Soit 452 enfants par jour, 9 toutes les 30 minutes. Dans 80% des cas, il s’agit d’inceste, commis par le père dans un tiers des cas ; et les enfants au moment des premières violences avaient moins de 10 ans. 

LNDT: @507. Juger l’inceste

Un Podcast de Radio France (58′)

L’affaire Duhamel révélée par la parution du livre « La familia grande » de Camille Kouchner a entraîné un déferlement de réactions et de témoignages. Comment la justice procède-t-elle pour juger l’inceste ? Nous en discutons avec les magistrates Laurence Begon-Bordreuil et Aude Cristau.

Avec

  • Aude Cristau, présidente de cours d’assises
  • Laurence Begon-Bordreuil, chargée de la formation des juges sur le sujet de l’inceste à l’ENM après avoir exercé les fonctions de juge d’instruction et de juge des enfants

L’opinion public est de plus en plus sensibilisée aux affaires d’inceste – et c’est heureux ! – que la parole se libère, notamment sur les réseaux sociaux, la question du devenir de ces dénonciations devient brûlante. La justice est-elle à la hauteur dans ces affaires très délicates ? Ses règles ne sont-elles pas trop rigides, notamment en matière de prescription ? Comment honorer en même temps les droits fondamentaux de chacun (la présomption d’innocence et le droit de la défense tout comme la protection des victimes) ? Bref, comment bien juger l’inceste ? 

Esprit de justice aborde ce débat avec deux magistrates : Laurence Begon-Bordreuil qui est en charge de la formation des juges sur ces sujets à l’École nationale de la magistrature (ENM) après avoir exercé les fonctions de juge d’instruction et de juge des enfants et Aude Cristau, présidente de cours d’assises.

Quand on parle d’inceste, on parle avant tout de silence. La révélation des faits n’intervient pas à l’initiative de la victime elle-même, mais plutôt à l’initiative de tiers : l’amie, la confidente, le camarade de classe. Dans les dossiers, on note que les jeunes sont de plus en plus informés et communiquent, notamment avec les réseaux sociaux. Ils sont donc de plus en plus moteurs quant à la révélation de faits qui peuvent avoir été commis et subis par des camarades. Aude Cristau

Les victimes attendent surtout une assignation et une désignation des places : il s’agit que la justice désigne un auteur et une victime. Remettre à l’endroit ce qui a été à l’envers, c’est l’attente la plus considérable : c’est un dire de justice. Ensuite, elles attendent qu’on prévienne la récidive à l’égard d’autres personnes à l’intérieur de la famille. Laurence Begon-Bordreuil 

La parole de l’accusé.e est très difficile à recueillir en matière sexuelle, il est très compliqué de s’exprimer sur des choses aussi intimes. Et puis, reconnaître des faits, c’est risquer l’effondrement psychique. Donc, quelquefois, on n’a pas une reconnaissance des faits de façon exhaustive, mais des reconnaissances des faits globalisantes. Aude Cristau 

Bien souvent, les auteurs d’infractions à caractère sexuel ont eux-mêmes vécu dans des familles où il y avait déjà eu de l’inceste. On connaît bien ces phénomènes de répétition transgénérationnelle de l’inceste (…). Tous les repères de la famille sont affectés. Laurence Begon-Bordreuil

LNDT: @506. Zabou Breitman à l’affiche de « Cassandre », un long-métrage qui traite de l’inceste : « C’est un film rare »

Un Podcast de Radio France (21′)

Tous les jours, une personnalité s’invite dans le monde d’Élodie Suigo. Mercredi : l’actrice, réalisatrice et scénariste Zabou Breitman. Elle est à l’affiche du film « Cassandre » d’Hélène Merlin, qui sort au cinéma.

Zabou Breitman est scénariste, metteuse en scène, actrice et réalisatrice. Elle a reçu le César de la meilleure œuvre pour le film, Se souvenir des belles choses, en 2003 avec Isabelle Carré et Bernard Campan. Elle a aussi quatre Molières pour d’un côté L’hiver sous la table et de l’autre Des gens. Elle a également reçu le Grand Prix documentaire pour Le garçon au Luchon festival, en février 2025. Un film qui mêle réalité et fiction qu’elle a coréalisé avec Florent Vassault.

Elle est aussi à l’affiche du film Cassandre d’Hélène Merlin, qui sort ce mercredi 2 avril. Il s’agit de l’histoire d’une jeune fille entravée par sa propre famille, aisée et originale. Son frère la viole sans que ses propres parents ne s’en rendent compte, donc sans pouvoir hurler sa tristesse. Du haut de ses 14 ans, Cassandre est passionnée d’équitation, ce qui lui permet d’avoir une soupape avec des bulles d’oxygène et surtout de se rendre compte qu’il y a autre chose que sa famille.

franceinfo : On se rend compte à quel point les traumatismes sont extrêmement profonds et à quel point il est difficile de parler. Elle n’arrive pas à parler et à s’exprimer.

Zabou Breitman : Elle est empêchée. Beaucoup de gens disent : « Ah, bah, elle n’avait qu’à parler ! » Mais non, le prédateur empêche et les gens autour empêchent. C’est ça qu’Hélène Merlin montre. Et elle utilise des métaphores avec ses petites marionnettes. C’est joli une marionnette, c’est très poétique et c’est grâce à ça, je trouve, qu’elle fait un film rare.

LNDT: @505. Au sein de la Ciivise, les contributions des adolescents à la lutte contre les violences sexuelles et l’inceste

Un Podcast de Radio France (2′)

Depuis décembre, une quinzaine de jeunes de 14 à 18 ans ont travaillé avec la Ciivise pour faire entendre leur voix sur les violences sexuelles et l’inceste. Leurs 23 recommandations seront présentées ce mercredi devant l’Assemblée nationale. Premiers concernés, ils veulent être davantage entendus.

LNDT: @504. Comment mieux lutter contre la pédophilie ?

Un Podcast de Radio France (12′)

Une mission parlementaire fait une quarantaine de propositions. Parmi lesquelles la consultation systématique du fichier des auteurs d’infractions sexuelles pour tout recrutement de bénévoles au contact de mineurs.

LNDT: @503. Pédophilie : le tabou est-il enfin levé ?

Un Podcast de Radio France (59′)

De 1950 à 2020, 330 000 enfants ont fait l’objet de violences ou d’agressions sexuelles au sein de l’église française d’après le rapport Sauvé.

Début octobre 2021, le rapport Sauvé a dévoilé l’ampleur de la pédocriminalité qui a sévi de 1950 à 2020 au cœur de l’Eglise catholique française. Les auteurs de cette enquête estiment que 216 000 personnes ont été victimes de violences sexuelles commises par des prêtres et religieux alors qu’elles étaient mineures. Le chiffre monte à près de 330 000 si on inclut les victimes liées à plusieurs mouvement entourant l’Eglise. Selon l’article 227-25 du Code pénal « hors le cas de viol ou de toute autre agression sexuelle, le fait, par un majeur, d’exercer une atteinte sexuelle sur un mineur de quinze ans est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende ». Face à ce terrible et implacable constat, le Pape François a exprimé sa douleur et sa honte et a appelé l’église française à assumer ses responsabilités. La pédocriminalité n’est pas seulement l’affaire de l’église française mais de toute la société. Dans le milieu sportif, scolaire, médical et familial de nombreuses affaires ont éclatés ces dernières années. D’après certaines estimations du rapport Sauvé, 3,9 millions de femmes et 1,5 million d’hommes auraient été victimes d’actes pédophiles entre 1950 et 2020 et principalement dans le cercle familial.

LNDT: @501. Inceste et pédophilie au cinéma

Un Podcast de Radio France (6′)

Actualité oblige, Laurent Delmas revient sur l’évocation de ces interdits au grand écran.

LNDT: @500. Pédophilie : l’ultime tabou ?

Un Podcast de Radio France (39′)

Avec

  • Pierre Lévy-Soussan, pédopsychiatre et psychanalyste, médecin directeur d’une consultation spécialisée dans les problèmes de filiation au COFI-CMP à Paris, auteur notamment de « Éloge du Secret » (Fayard, 2006) et « Destins de l’adoption » (Fayard, 2010)
  • Anne-Claude Ambroise-Rendu, historienne française
  • Véronique Campion-Vincent, anthropologue, attachée à la Fondation de la Maison des sciences de l’homme de Paris

Roman Polanski, cinéaste génial mais citoyen ordinaire, est donc rattrapé par un passé vieux de trente-deux ans. Cette histoire de relations sexuelles non consenties entre un adulte et une jeune fille de 13 ans est peut-être anecdotique, mais elle peut être considérée comme une borne-témoin de l’époque, si proche et pourtant si lointaine, de la « libération sexuelle ». Dans la foulée du fameux slogan « il est interdit d’interdire », toute une génération avait décidé de faire tomber les tabous un à un et d’emporter toutes les barricades. Drapés dans le freudo-marxisme de Wilhelm Reich et les « machines désirantes » de Deleuze et Guattari, toute sorte de mouvements se proposaient de « libérer le désir », afin de dégager, croyait-on, des potentiels révolutionnaires et créatifs inédits… On a peine à l’imaginer aujourd’hui, tant les mentalités ont changé, mais la pédophilie elle-même a fait partie de ces « fronts secondaires », de ces mouvements de libération, qui croyaient oeuvrer à l’émancipation du genre humain. Le FLIP (Front de libération des pédophiles), le FRED (Front d’action et de recherches pour une enfance différente) avaient pignon sur rue, à la fin des années 70 et disposaient d’un certain crédit intellectuel. Les grands noms de l’intelligentsia progressiste n’hésitaient pas à pétitionner dans Le Monde en faveur de pédophiles emprisonnés. Mais la « révolution sexuelle », qui se présentait comme une vague irrépressible d’émancipation, sans retours en arrière possible, n’a pas débouché sur l’utopie promise. Dans nombre de domaines, elle a nettement reflué sous l’effet du dégrisement ou de la vengeance du réel. Le désir a cessé d’être valorisé absolument et en tant que tel. Et la pédophilie, en particulier, fait aujourd’hui l’objet d’une condamnation bien plus absolue qu’hier. On a pu avoir le sentiment que le balancier était reparti dans le sens inverse avec exagération, lors de l’affaire d’Outreau, lorsque des accusations abracadabrantes contre des innocents ont été retenues par l’appareil de la justice, au nom du principe : « la parole de l’enfant ne saurait mentir ». Alors : la pédophilie est-elle l’ultime tabou de notre société ? La chasse aux pédophiles telle qu’elle est pratiquée dans certains pays anglo-saxons ne témoigne-t-elle pas d’une véritable « panique morale » ?

LNDT: @499. Pédophilie dans l’église catholique

Un Podcast de Radio France (5′)

Spotlight, le film de Tom McCarthy sacré meilleur film aux Oscars 2016 est loin de clore le sujet de la pédophilie dans l’Eglise catholique qui reste un « sujet pointu » (un spotlight).

Spotlight, le film de Tom McCarthy sacré meilleur film aux Oscars 2016 est loin de clore le sujet de la pédophilie dans l’Eglise catholique qui reste un « sujet pointu » (un spotlight). Pour ceux qui n’auraient pas vu le film, il retrace l’enquête des journalistes du Boston Globe menée en 2001 sur des prêtres pédophiles du diocèse de Boston longtemps protégés par leur puissante hiérarchie.

LNDT: @498. Psychanalyse et pédophilie

Un Podcast de Radio France (54′)

Depuis plusieurs mois l’Église catholique et le cardinal Philippe Barbarin sont visés par une enquête préliminaire..

Avec

Voilà plusieurs mois que l’Église catholique, notamment en la personne du cardinal Philippe Barbarin, est visée par une enquête préliminaire pour « non-dénonciation d’agressions sexuelles » sur mineurs et « non-assistance à personne en danger »..