LNDT: @552. Inceste : comment se reconstruire ?

Un Podcast de Radio France (7′)

Dans un contexte où la parole des victimes d’inceste se libère, les thérapies permettant de les guérir du stress post-traumatique ou de la dissociation que ces actes peuvent entraîner se multiplient. EMDR, TCC, travail sur son « enfant intérieur » ou sur son corps font partie des méthodes éprouvées.

Avec

  • Coraline Hingray, professeure de psychiatrie, responsable du centre du psychotrauma de Nancy (CPN, CHRU).

Les victimes de l’inceste survivent. La libéralisation de la parole et la dénonciation des actes qu’elles ont subi enfant ont de graves répercussions psychologiques dans leurs vies d’adultes. Pour guérir du passé, des thérapies novatrices permettent d’effacer les barrières posées au fil des années entre les émotions et la raison.

Les effets psychiques de l’inceste

Pour comprendre comment les victimes peuvent se reconstruire, il faut d’abord identifier les marques que l’inceste peut laisser sur leur esprit. Ces effets psychiques sont nombreux et variés souligne Coraline Hingray professeure de psychiatrie, responsable du Centre du Psychotraumatisme de Lorraine Sud à Nancy. Se traduisant le plus souvent dans des formes de stress post-traumatique, ils peuvent aller des intrusions et réminiscences lors des rêves, à de l’hyper-vigilance, sans oublier un évitement de la sexualité ou encore des modifications de l’humeur ou de la cognition.

LNDT: @551. Pablo Servigne et Nathan Obadia : « La peur, c’est une énergie de vie »

Un Podcast de Radio France (22′)

Pablo Servigne (« Comment tout peut s’effondrer?”), et Nathan Obadia, thérapeute spécialisé dans le trauma, et fondateur de la méthode Self Collective, sont les auteurs de « Le pouvoir du suricate. Apprivoiser nos peurs pour traverser ce siècle » (Seuil).

Avec

Dans « Le pouvoir du suricate. Apprivoiser nos peurs pour traverser ce siècle » (Seuil), Pablo Servigne et Nathan Obadia utilisent la météphore du suricate pour expliquer les mécanismes de la peur et les réactions qu’elle génère chez l’être humain. En effet, dans la savane, le suricate « scanne les dangers en permanence pour prévenir ses congénères« , explique Nathan Obadia. Selon le type de signal transmis, « la tribu va soit fuir, soit combattre, soit se camoufler pour essayer d’éviter les dangers« .

Apprivoiser ses peurs pour mieux les combattre

« On utilise cette métaphore pour comprendre que si jamais on lutte contre la peur, ça ne va pas marcher, il va falloir l’apprivoiser« , indique encore Nathan Obadia. « Si on éduque tout le monde à bien apprivoiser ses peurs, on gagne en liberté, on est plus dépendant des autoritarismes« , assure le thérapeute spécialiste du trauma.

LNDT: @550. Comment comprendre et stimuler notre cerveau érotique ?

Un Podcast de Radio France (53′)

Les découvertes neuroscientifiques s’accordent pour dire que l’organe sexuel le plus puissant ne se situe pas entre nos jambes, mais bien entre nos deux oreilles. Le cerveau agirait comme un chef d’orchestre de nos désirs et de notre jouissance, stimulant nos parties érogènes et nos organes sexuels.

Mais concrètement comment ça fonctionne ? Qu’est-ce qu’on appelle le cerveau érotique ? Quelle est la différence entre celui de la femme et celui de l’homme ? Et dans quels cas ce cerveau érotique peut-il être sujet à certains troubles, et comment y faire face ?

LNDT: @543. Comment diminuer sa pression mentale ?

Un Podcast de Radio France (46′)

Comment pouvons-nous faire pour « désaturer » lorsqu’on arrive plus du tout à prendre du recul ? Réponses avec nos invités, auteurs de « Je désature. La méthode pour retrouver vos facultés et votre équilibre » (Marabout).

La saturation mentale est l’affaire de tous : liste vertigineuse de tâches à accomplir, contraintes et injonctions sociales, pensées envahissantes…Vous avez peut-être l’impression que votre cerveau ressemble à une cocotte-minute prête à exploser, entre les milles et une tâches du quotidien à accomplir, les ruminations, les stimulations numériques incessantes, les pensées intrusives qui s’invitent sans cesse dans votre tête, les demandes harassantes des uns et des autres, les injonctions sociales, familiales, amicales…

Pour résumer, vous vous sentez saturé mentalement, épuisé, et vous ne savez pas comment vous y prendre pour diminuer cette pression mentale quasi-permanente ?

LNDT: @542. L’Anhétéroeudémonie, ou l’incapacité à se réjouir du bonheur d’autrui

Un Podcast de Radio France (4′)

La Schadenfreude, cette joie malsaine face aux difficultés des autres, trouve son opposé dans l’empathie et la compassion. Mais existe-t-il un sentiment inverse, plus insidieux ? Christophe André a créé l’Anhétéroeudémonie, une incapacité à se réjouir du bonheur d’autrui.

« Schadenfreude » : ce terme allemand désigne la joie mauvaise que nous pouvons éprouver parfois à voir les autres personnes, ou au moins certaines personnes, en difficulté. Le contraire de cette Schadenfreude, de cette joie mauvaise, c’est bien sûr l’empathie ou la compassion, c’est le fait de s’attrister lorsqu’on voit les autres dans la peine. L’émotion jumelle de la Schadenfreude, est l’Anhétéroeudémonie : l’incapacité à se réjouir du bonheur d’autrui.

LNDT: @541. Comment bien se disputer avec ses proches ?

Un Podcast de Radio France (44′)

La dispute, un mal nécessaire ? Nos invités explorent les mécanismes des conflits et offrent des clés pour les gérer sainement et les transformer en atouts.

Depuis la présence d’Homo Sapiens sur Terre, il existe un individu qui ne connaîtra plus jamais de dispute avec son prochain, qui évitera la joie ineffable de se quereller avec un syndic de copropriétaires retors, avec un automobiliste pitbull, un beau-frère qui vous contredit systématiquement, une moitié qui guette le moindre prétexte pour vous rappeler combien la vie était plus douce avant de vous rencontrer, cet être a bel et bien existé, il ne se disputera plus jamais, car il est mort, parce que de son vivant, éviter une dispute est tout simplement impossible.

LNDT: @538. Être en retard sur sa vie : l’importance de faire des choix, avec le docteur en neurosciences Albert Moukheiber

Un Podcast de Radio France (46′)

Dans cet épisode, Louise Aubery accueille le docteur en neurosciences Albert Moukheiber, qui l’aide à répondre à l’épineuse question : peut-on être en retard sur sa vie ?

Avec

Louise Aubery est totalement victime d’une indécision chronique qui semble se renforcer au fur et à mesure que les choix se multiplient. Pour elle, le privilège d’avoir le choix peut parfois devenir une prison dans laquelle elle s’est elle-même enfermée.

Pourquoi avons-nous si peur de choisir ? Au point qu’on peut en venir à déléguer la responsabilité à une pièce que l’on tire à pile ou face. Choisir, c’est renoncer. C’est le discours avec lequel on grandit. Mais choisir, ça peut aussi être s’affirmer.

LNDT: @537. Comment apprendre à lâcher prise ?

Un Podcast de Radio France (46′)

FOmniprésent dans les médias et les conseils bien-être, le « lâcher-prise » soulève des questions essentielles : peut-il vraiment s’apprendre et dans quelles conditions devient-il bénéfique ?

Avec

  • Philippe Aïm, psychiatre
  • Émilie Pernet, hypnothérapeute et sophrologue
  • Vincent Trybou, psychologue

« Lâcher prise » : deux mots simples que l’on entend partout. Le lâcher-prise est convoqué comme une formule magique par tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à notre bien-être. Sur le papier, c’est tentant, mais est-ce que cela s’apprend vraiment ? On ne nous l’a pas enseigné à l’école. Ni même comment accueillir l’imprévu, vivre avec l’incertitude, voir le verre à moitié plein… Pourtant, certains y arrivent : ils respirent, reculent, relativisent. Serait-ce une question de personnalité ? D’expérience ? La quête du lâcher-prise est-elle souhaitable à tout prix ?

LNDT: @531. Comment se séparer en bons termes ?

Un Podcast de Radio France (24′)

Est-il possible de se quitter en devenant les meilleurs amis du monde ? Et d’ailleurs, pourquoi vouloir se séparer en bons termes ? Bonne question à laquelle on tentera également de répondre. Mais essayons tout de même de dégager quelques pistes pour une rupture saine et sans trop de bavures…

Avec

  • Cécilia Commo, psychanalyste, thérapeute de couple et sexologue à Paris
  • Camille Rochet, psychologue et thérapeute de groupe

Comment se quitter bons amis en devenant pourquoi pas les meilleurs amis du monde ? Est-ce souhaitable ? Comment le couple passe-t-il d’amour à l’évitement de l’autre ? Quels enjeux supplémentaires lorsqu’il y a des enfants ? Qu’est-ce qu’une rupture dit de soi ? Le magazine du quotidien tente ici de répondre à ces questions et de donner des conseils pour aider les couples en rupture à passer cette étape, souvent une épreuve, de la meilleure des manières possibles. Car que l’on se quitte ou non en bon terme, une rupture provoque nécessairement des bouleversements, bouleversements pratiques, affectifs, psychologiques, financiers. Avant-propos à cette émission : cette émission exclut les cas de violence morale, physique, ou de relation toxique.

LNDT: @480. Psychologie des femmes / Revue Mouvement

Un Podcast de Radio France (5′)

Le fondateur, avec son ami Max Weber, de la sociologie allemande est aussi l’un des premiers sociologues à s’être intéressé à ce qu’on appelait alors « la question féminine », car on était, en cette seconde moitié du XIXème siècle, à l’âge des *questions * : question d’Orient, question sociale ou question ouvrière, question juive… Simmel s’intéressait au féminisme, il était lui-même entouré de femmes d’esprit et d’intellectuelles, notamment son épouse, qui avait publié un livre sur la vie sexuelle écrasée par la contradiction entre moralité et réalité et qui organisait avec lui les fameuses séances de son séminaire, où se retrouvaient les Weber, mari et femme, mais aussi Ernst Bloch ou Georges Lukács, Lou Andreas-Salomé ou encore les poètes Stefan George et Rilke. Mais s’il a témoigné de son intérêt pour le mouvement des femmes dans plusieurs articles parus dans des journaux sociaux-démocrates ou dans des essais comme Philosophie de la mode ou Psychologie de la coquetterie , concrètement, dans son enseignement, par exemple, l’homme se disait gêné par une présence féminine trop importante : « elles perturbent pour moi l’unité de l’auditoire », écrit-il à un collègue pour lui recommander une étudiante.

De fait, comme l’indique Michel Lallement dans son livre récent sur Max Weber (Tensions majeures. Max Weber, l’économie, l’érotisme ) c’est beaucoup moins une sociologie des genres que Simmel entreprend ici qu’une « métaphysique des sexes » où il met en scène une différence radicale, ainsi que les solutions que les hommes et les femmes inventent au quotidien pour se définir les uns par rapport aux autres. Du coup, cette Psychologie des femmes peut apparaître aussi comme une sociologie spontanée des relations de genre à l’époque, dans l’esprit d’un homme pourtant acquis à l’émancipation des femmes. En l’occurrence, comme le rappelle Jean-Jacques Guinchard dans son éclairante préface, Simmel se montre plus attentif à la manière dont « les formes sociales se maintiennent », titre de sa contribution au premier numéro de L’Année sociologique, la revue de Durkheim.

« Lorsqu’un jour les femmes non mariées en viendront à exercer une activité professionnelle, alors un changement de leur vie sentimentale, impliquant des conséquences parfaitement imprévisibles, en découlera », annonce-t-il sans plus détails. C’est que les femmes, qu’il voit comme un ensemble indistinct, beaucoup moins différencié que les hommes, sont gouvernées par leurs sentiments, comme on peut le voir, selon lui, dans la littérature. D’où, à la fois, leur manque d’objectivité et leur fameuse « intuition », la rapidité et la sûreté de leur jugement « dans les affaires embrouillées », mais aussi leur conformisme. Ici, Simmel s’accorde avec Goethe pour penser que si l’homme aspire à la liberté, la femme reste attachée aux convenances. Pourtant, il admet que certaines « peuvent montrer dans le naturel de leurs mouvements, dans l’absence de préjugés de leurs opinions, dans la liberté avec laquelle elles s’expriment, de nombreux charmes »…

Son analyse de la « coquetterie » est un bel exemple de la sociologie des interactions qu’il pratiquait avant la lettre, et là, force est de reconnaître avec lui une remarquable permanence dans les formes sociales, en l’occurrence celles de la gestion de la distance entre les sexes dans les jeux de la séduction. Pour lui, elle consiste dans un subtil « mélange de consentir et de non-consentir (symbolique) ». Le charme de cette attitude tiendrait « moins au fait qu’elle est la promesse d’un plaisir qu’au fait qu’elle est la promesse d’un plaisir » – et là, l’accent est mis sur la promesse, le mot est souligné dans le texte. Car – je cite encore « l’espoir du plaisir contient toujours déjà le plaisir de l’espoir ».

Jacques Munier