Un podcast de Radio France (4′)
On a vraiment l’impression qu’on est dirigé par des enfants TDAH, troubles du déficit d’attention avec hyperactivité.
Un podcast de Radio France (4′)
On a vraiment l’impression qu’on est dirigé par des enfants TDAH, troubles du déficit d’attention avec hyperactivité.
Un podcast de Radio France (54′)
On parle désormais de TDAH : trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. On estime que 5% environ des enfants sont concernés.
Comme son nom ne l’indique pas, l’hyperactivité (ou TDA/H) ne désigne pas seulement un excès ou un désordre de l’activité, mais l’association de trois types de troubles : l’hyperactivité elle-même, l’inattention et l’impulsivité. Bien qu’il soit tentant de décrire un profil type de l’enfant hyperactif, force est de constater que ce syndrome se décline en plusieurs registres et qu’il concerne aussi les adolescents et les adultes.
L’hyperactivité peut perturber différentes composantes de l’existence notamment scolaire, affective et sociale.
Gabriel Wahl présente l’hyperactivité de l’enfant, décrit ses symptômes, et interroge ses causes. De la thérapie comportementale au traitement pharmacologique, il souligne l’importance d’une stratégie thérapeutique plurielle.
Un podcast de Radio France (59′)
Le trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité, surnommé TDAH, est un trouble neurodéveloppemental qui fait l’objet d’un certain nombre de préjugés, mais qui reste encore mal connu.
Si le TDAH concerne en premier lieu les enfants, les adultes aussi sont touchés par ce trouble auquel s’attèlent les chercheurs en quête d’explications sur les causes du syndrome, mais aussi de nouveaux modes de traitement.
Pour bien comprendre ce syndrome il semble aujourd’hui nécessaire de déconstruire plusieurs idées reçues qui selon un document de la Fédération mondiale du TDAHOuverture dans un nouvel onglet : « stigmatisent les personnes touchées (…) et retardent le traitement. »
« TDAH : demain, tous hyperactifs ?« , c’est la question épineuse qui est la nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans « La Méthode scientifique” !
Et pour parler de ces TDAH nous avons le plaisir de recevoir, Charlotte Van Den Driessche, psychiatre et doctorante au Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistiques au département d’études cognitives de l’Ecole Normale Supérieure, et Diane Purper-Ouakil, professeure des Universités, chercheuse INSERM, cheffe du Service de médecine psychologique de l’enfant et de l’adolescent à l’Hôpital Saint-Eloi au CHU de Montpellier.
Certains biais peuvent exister dans le diagnostic précoce de TDAH, comme l’âge de rentrée à l’école. Selon le mois de naissance, quelle est la probabilité de persistance d’un TDAH chez un individu ? Reportage au sein de l’unité PsyCo de l’université Paris Nanterre, avec Charlotte Pinabiaux, maîtresse de Conférences en Neuropsychologie et co-auteur d’une étude prospective pour tenter de répondre à cette questionOuverture dans un nouvel onglet. Par Céline Loozen :
Retrouvez le threadOuverture dans un nouvel onglet de l’émission du jour sur le fil twitter de La Méthode Scientifique !
Un podcast de Radio France (6′)
C’est un trouble assez méconnu encore : le TDAH, trouble du déficit de l’attention hyperactivité. La professeure Diane Purper-Ouakil est présidente de la société française TDAH. De passage à Pau, elle a donné plusieurs conférences pour sensibiliser les médecins au diagnostic de ce trouble. Elle était l’invitée de ICI Béarn Bigorre ce jeudi matin.
« Les premiers signes sont présents avant l’âge de 12 ans, explique Diane Purper-Ouakil, il s’agit de niveaux d’inattention ou d’hyperactivité et d’impulsivité qui sont plus importants que ne le voudrait l’âge de développement. » Les conséquences, sans diagnostic et sans suivi sont nombreuses : « des difficultés scolaires, chez l’adulte des difficultés concernant l’insertion sociale et professionnelle, des problèmes aussi dans les rapports affectifs », énumère la professeure.
Le TDAH est difficile à diagnostiquer, « il y a probablement un certain sous-diagnostic, bien qu’on n’ait pas de chiffres en France. Mais on sait qu’il y a beaucoup de familles qui s’inquiètent et qui sont éventuellement concernées, le TDAH est souvent associé à plein d’autres difficultés« .
Une étude récente pointe la relation entre TDAH et exposition aux écrans et réseaux sociaux, mais pour la professeure, ce lien de cause à effet est trompeur. « Les jeunes concernés par le TDAH peuvent avoir une certaine appétence pour le gaming par exemple, parfois les réseaux sociaux aussi, mais ça ne veut pas dire pour autant que les réseaux sociaux ou l’usage d’Internet causent le TDAH. Les premières descriptions remontent au XVIIIe siècle.«
Un podcast de Radio France (29′)
Et si les troubles de l’attention et de l’hyperactivité étaient une force ? Le témoignage de la chanteuse Louane, en janvier dernier, sur le plateau de nos confrères de France 5, a eu le mérite de porter sur la place publique une vérité peu connue, et souvent peu audible.
A la veille de la 3e journée nationale de sensibilisation au TDAH, le 12 juin prochain, que peut la prise de parole d’une artiste sur ces handicaps invisibles ?
Diagnostic, accompagnement médical, scolaire et financier des familles, lutte contre l’isolement, voire le harcèlement des enfants, reconnaissance institutionnelle…
La France accuse toujours un net retard dans ce qui s’apparente à une question de santé publique, et d’inclusion.
Souvent interprété comme une mauvaise éducation, le déficit de prise en charge laisse des enfants en souffrance et des parents épuisés et démunis, face au silence, au déni, ou au stigmate.
Si l’on estime que 2 millions d’enfants et adultes sont atteints de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) en France, que sait-on de leurs difficultés au quotidien ? De leur réalité familiale, sociale, ou professionnelle ?
Pourquoi un si grand silence sur ce trouble qui engendre de si grandes conséquences sur la santé mentale de ceux qui en sont atteints ?
Faut-il y voir une conséquence des controverses qui agitent le milieu médical autour d’un possible surdiagnostic, nourri par des conflits d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique ?
Problèmes de concentration, hyperactivité, énervement… Votre enfant souffre-t-il de TDAH ?Ouverture dans un nouvel onglet Article publié dans le Figaro
Trouble du déficit de l’attention chez l’adulte, le grand oublié des troubles du neurodéveloppementOuverture dans un nouvel onglet, article publié dans Le Monde
Consommation de psychotropes chez les 6-17 ans : un nouveau rapport jugé « trop alarmiste »Ouverture dans un nouvel onglet, article publié dans Le Monde
TDAH : symptômes, diagnostic et évolutionOuverture dans un nouvel onglet, sur le site de l’Assurance maladie
Le site de l’association Hyper Supers TDAH FranceOuverture dans un nouvel onglet
Un podcast de Radio France (3′)
Je ne souhaite pas remettre ici en question l’existence de ce trouble face à certains rares enfants ayant par exemple subi des atteintes pré-frontales après des vécus de prématurité, d’alcoolisme fœtal, de manque d’oxygénation à la naissance ou autres anomalies biologiques précoces. Mais ces cas très particuliers ne concernent pas les 11% d’enfants américains (oui, plus d’un sur dix !) actuellement diagnostiqués TDAH et avalant tous les matins leur petit comprimé avant d’aller à l’école.
Ce chiffre est énorme. Et la France suit ce chemin. La Cour des Comptes a récemment révélé une explosion de la prescription des médicaments pour troubles psy chez les enfants et adolescents français.
Oui. Parce que poser ce diagnostic est très compliqué et qu’il n’y a pas de trace claire et indiscutable du TDAH dans le cerveau. Ce diagnostic peut donc faire l’objet d’erreurs, et en l’occurrence, de sur-diagnostic. Or, la littérature neuroscientifique s’accorde à dire, par ailleurs, que ce trouble ne se soigne pas, qu’il est incurable. Il ne peut qu’aspirer à trouver une voie d’apaisement, et celle-ci est médicamenteuse. Le risque de surdiagnostic entraîne donc, en toute logique, un risque de « surprescription« .
La molécule qui traite le TDAH est un psychostimulant dérivé d’amphétamines (vous le connaissez sans doute sous l’un de ses noms commercialisés, la @Ritaline). Et hors contexte de soin, cette molécule appartient à la famille des stupéfiants, ce qui lui vaut d’être parfois surnommée « drogue des enfants » ou « opium de la population scolaire ». Son action n’est pas anodine et peut avoir de lourds effets secondaires sur l’alimentation, le sommeil ou la croissance.
Dans un contexte où la pédopsychiatrie est très affaiblie par le manque de moyens et les suppressions de postes, on imagine sans mal combien il est facile, là encore, de glisser dans la « catégorie fourre-tout » du TDAH et de son remède médicamenteux rapide qui soulage de façon spectaculaire l’enfant en le délestant de ses symptômes, et, bien sûr, sa famille avec lui. Mais sans prendre le temps de comprendre quelle souffrance intime ces symptômes cachaient.
La suite à écouter …
Un podcast de Radio France (52′)
Nous verrons quels sont les symptômes repérables ? Comment ce trouble neurologique est diagnostiqué, car il ne s’agit pas d’un trouble psychiatrique… Quels sont les traitements ? À quoi ressemble la vie quotidienne d’un adulte hyperactif et de son entourage ?
Quelles sont les idées reçues sur le TDAH ?
Nous attendons vos questions et vos témoignages au 01 45 24 7000, sur l’appli France Inter en utilisant le bouton Réagir et sur la page Facebook de l’émission.
Un podcast de Radio France (7′)
Le TDAH se manifeste principalement par une difficulté à se concentrer, une impulsivité et une hyperactivité. Les personnes atteintes de ce trouble sont constamment envahies par des pensées, ce qui empêche de se poser ou de se concentrer sur une seule tâche. Ce flot d’idées incessant peut entraîner une grande fatigue mentale, parfois compensée par des comportements à risque comme la consommation de substances.
Chez les enfants, le psychologue Emmanuel Deun conseille une consultation avec un professionnel de santé (psychologue ou psychiatre) pour analyser le comportement en famille. Cette démarche permettra de distinguer un véritable trouble d’une simple difficulté d’éducation. Pour les adultes, un bilan psychologique avec un neuropsychologue est recommandé. Si le diagnostic de TDAH est confirmé, des traitements comme la Ritaline, un médicament stimulant, peuvent être envisagés, bien qu’il comporte des risques, notamment pour les enfants.
En plus des traitements médicamenteux, il existe des solutions pour gérer le TDAH. Emmanuel Deun particulièrement la méditation, qui permet de poser l’esprit et d’améliorer la concentration. De plus, un mode de vie plus calme, loin de la surcharge d’informations des réseaux sociaux et des écrans, peut aider à mieux vivre avec ce trouble.
Un podcast de Radio France (25′)
Annaïg Lejeune est référente de l’association HyperSupers TDAH, dans le Morbihan. Ce handicap, c’est son quotidien. Son fils en souffre, le papa également, elle aussi, sa fille peut-être. « C’est cette situation personnelle qui m’a amenée à devenir bénévole de l’association. Je suis aussi orthophoniste et souvent confrontée à ce trouble du neuro-développement, encore méconnu, qui pourtant entraîne une grande souffrance au quotidien ». Informer, accompagner les familles, favoriser l’accès aux soins, l’inclusion scolaire et professionnelle, voilà les principales missions de l’association HyperSupers.
Wilfried, auditeur en Ille-et-Vilaine, a été diagnostiqué récemment « Je me suis aperçu que beaucoup de personnes en souffraient » raconte-t-il. « Mon problème, c’étaient les oublis. J’oubliais assez rapidement ce qui venait de se dire ». Laurent pour sa part est atteint de ce trouble depuis l’enfance : « C’est compliqué professionnellement, socialement et sur le plan personnel ».
Annaïg Lejeune poursuit : « Le TDAH a de nombreux troubles associés comme le trouble d’opposition avec provocation, les troubles anxieux, les troubles dépressifs, les abus de substance, ou encore l’autisme. Le TDAH, c’est un problème de la circulation de la dopamine dans le cerveau. Les personnes qui en souffrent vont aller la chercher ailleurs, comme dans les drogues, les jeux d’argent. Quand on est TDAH, on est très sensible aux addictions ».
IciOuverture dans un nouvel onglet, le site internet de l’association HyperSupers.
Un podcast de Radio France (25′)
Annaïg Lejeune est référente de l’association HyperSupers TDAH, dans le Morbihan. Ce handicap, c’est son quotidien. Son fils en souffre, le papa également, elle aussi, sa fille peut-être. « C’est cette situation personnelle qui m’a amenée à devenir bénévole de l’association. Je suis aussi orthophoniste et souvent confrontée à ce trouble du neuro-développement, encore méconnu, qui pourtant entraîne une grande souffrance au quotidien ». Informer, accompagner les familles, favoriser l’accès aux soins, l’inclusion scolaire et professionnelle, voilà les principales missions de l’association HyperSupers.
Wilfried, auditeur en Ille-et-Vilaine, a été diagnostiqué récemment « Je me suis aperçu que beaucoup de personnes en souffraient » raconte-t-il. « Mon problème, c’étaient les oublis. J’oubliais assez rapidement ce qui venait de se dire ». Laurent pour sa part est atteint de ce trouble depuis l’enfance : « C’est compliqué professionnellement, socialement et sur le plan personnel ».
Annaïg Lejeune poursuit : « Le TDAH a de nombreux troubles associés comme le trouble d’opposition avec provocation, les troubles anxieux, les troubles dépressifs, les abus de substance, ou encore l’autisme. Le TDAH, c’est un problème de la circulation de la dopamine dans le cerveau. Les personnes qui en souffrent vont aller la chercher ailleurs, comme dans les drogues, les jeux d’argent. Quand on est TDAH, on est très sensible aux addictions ».
IciOuverture dans un nouvel onglet, le site internet de l’association HyperSupers.