LNDT: @603. Pour quelles raisons tout le monde se croit TDAH ou intolérant au gluten ?

Un podcast de Radio France (2′)

Certaines maladies deviennent soudain « tendance » sous l’effet d’Internet, des réseaux sociaux et d’un besoin d’explication face à des symptômes flous. Attention car les autodiagnostics peuvent détourner de la véritable cause des troubles et retarder une prise en charge médicale adaptée.

Certaines maladies semblent devenir soudain « à la mode ». Il y a quelques mois, beaucoup s’autodiagnostiquaient une intolérance au glutenOuverture dans un nouvel onglet. Aujourd’hui, en ce mois de février, le TDAH — le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivitéOuverture dans un nouvel onglet — qui occupe le devant de la scène. Ce phénomène n’est pas anodin et s’explique par plusieurs mécanismes bien connus.

D’abord, lorsque l’on rencontre un problème de santé sans obtenir de réponse claire, le besoin d’explication devient pressant. Difficultés de concentration, maux de ventre persistants, fatigue inexpliquée : face à ces symptômes flous, Internet offre un accès immédiat à des listes de troubles et de maladies dans lesquelles il est facile de se reconnaître. Les réseaux sociaux amplifient encore ce mouvement, en donnant une large visibilité à des témoignages et à des contenus consacrés à ces troubles « tendance ».

Des troubles mieux connus, aux symptômes communs

Ensuite, il s’agit souvent de pathologies dont les connaissances médicales ont récemment progressé. On en parle davantage, on les identifie mieux, ce qui favorise leur médiatisation. Leurs symptômes présentent une autre particularité : ils sont fréquents, parfois peu spécifiques, et peuvent toucher un grand nombre de personnes sans cause évidente. Recevoir un diagnostic « clé en main » peut alors procurer un certain soulagement, voire le sentiment d’appartenir à une communauté qui partage les mêmes difficultés.

Ce phénomène est également entretenu par des acteurs qui y trouvent un intérêt économique : régimes sans gluten, méthodes pour « mieux vivre avec » un trouble de l’attention, accompagnements divers… autant d’offres qui prospèrent sur cette quête d’explications.

Reste une question essentielle : est-ce problématique de se diagnostiquer soi-même ? Une liste de symptômes, surtout lorsqu’ils sont généraux, ne constitue pas un diagnostic médical. Le risque d’erreur est réel. Et cette erreur n’est pas sans conséquences. En se persuadant d’être atteint d’un trouble que l’on n’a pas, on peut passer à côté de la véritable cause de ses difficultés, et surtout, de la possibilité de la traiter efficacement.

LNDT: @602. Comment mieux dépister le TDAH ?

Un podcast de Radio France (26′)

Désorganisation, impulsivité, troubles de l’attention : même après un diagnostic, le TDAH continue de peser sur le travail, les relations et l’estime de soi des adultes qui en souffrent. Alors, peut-on vraiment s’épanouir avec ce trouble du neurodéveloppement ?

Longtemps associé à l’enfance, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est aujourd’hui de mieux en mieux identifié chez les adultes. Désorganisation, procrastination, agitation mentale, difficultés relationnelles ou professionnelles : les manifestations peuvent lourdement peser sur le quotidien. Invités de l’émission, le pédopsychiatre Gabriel Wahl, la psychologue Caroline Chiron et l’illustrateur Olivier Laude rappellent que ce trouble du neurodéveloppement ne se résume ni à un manque de volonté ni à une simple distraction. Tous trois insistent aussi sur un point : malgré les difficultés, il est possible d’apprendre à vivre avec un TDAH et d’améliorer nettement sa qualité de vie.

Comment se manifeste le TDAH à l’âge adulte ?

Le TDAH repose sur trois grands symptômes : l’inattention, l’hyperactivité et l’impulsivité. « La définition consensuelle internationale, c’est trois dimensions : l’inattention, l’agitation, l’impulsivité », rappelle le Dr Gabriel Wahl. Chez l’adulte, l’hyperactivité physique visible dans l’enfance tend toutefois à s’atténuer, même si demeure souvent une agitation intérieure permanente. « Il peut y avoir une hyperactivité mentale avec un flot de pensées qui ne s’arrête jamais », explique Caroline Chiron.

Les adultes concernés souffrent fréquemment d’oublis, de difficultés d’organisation, de procrastination chronique, d’étourderies ou encore d’une incapacité à se détendre. Certains coupent régulièrement la parole ou peinent à attendre leur tour, signe d’une impulsivité persistante. Olivier Laude, diagnostiqué tardivement, décrit quant à lui « une peur du vide » et un besoin constant de stimulation. « Quand on a un TDAH, on vit tout plus intensément », résume-t-il. Si tout le monde peut être distrait ou anxieux ponctuellement, les spécialistes rappellent que le trouble se caractérise surtout par son intensité et son retentissement sur la vie quotidienne, professionnelle, sociale et affective.

L’importance du diagnostic, des solutions pour mieux vivre avec son TDAH

Les intervenants soulignent l’intérêt d’un diagnostic, même tardif. Beaucoup d’adultes passent des années à se croire paresseux, désorganisés ou anxieux sans comprendre l’origine de leurs difficultés. « On ne soigne parfois que les conséquences du TDAH, comme l’anxiété ou la dépression, sans traiter la cause », regrette Gabriel Wahl. Pour certains patients, le diagnostic agit comme une véritable libération. Après son diagnostic, Olivier Laude explique avoir enfin compris « le fil » de sa vie et les raisons de sa procrastination ou de ses difficultés d’organisation. François Audoin raconte lui aussi avoir pris conscience de son TDAH après un épisode d’épuisement professionnel, provoqué par l’accumulation des contraintes personnelles et professionnelles qu’il ne parvenait plus à compenser.

Plusieurs approches peuvent alors être proposées. Le traitement médicamenteux à base de méthylphénidate, utilisé notamment dans la Ritaline, peut améliorer rapidement la concentration et réduire les symptômes. Gabriel Wahl avance trois arguments en faveur de ce traitement : « ça fait 60 ans qu’on le prescrit », « il faut une semaine pour savoir ce qu’il en est » et « il ne s’agit pas d’un médicament pour guérir, mais pour agir ». En parallèle, les thérapies cognitivo-comportementales aident à développer des stratégies concrètes d’organisation. Caroline Chiron insiste quant à elle sur la psychoéducation : une démarche qui consiste à mieux comprendre son trouble pour apprendre à le gérer au quotidien ainsi que sur une bonne hygiène de vie : sommeil, activité physique et environnement structurant. Tous s’accordent enfin sur un point inattendu : « Le meilleur remède du TDAH, ce n’est pas le médicament, c’est la passion ». Trouver une activité qui stimule profondément permet souvent de mobiliser pleinement ses capacités.

La suite est à écouter…

LNDT: @601. Comment bien vivre avec son TDAH ?

Un podcast de Radio France (53′)

Désorganisation, impulsivité, troubles de l’attention : même après un diagnostic, le TDAH continue de peser sur le travail, les relations et l’estime de soi des adultes qui en souffrent. Alors, peut-on vraiment s’épanouir avec ce trouble du neurodéveloppement ?

Longtemps associé à l’enfance, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est aujourd’hui de mieux en mieux identifié chez les adultes. Désorganisation, procrastination, agitation mentale, difficultés relationnelles ou professionnelles : les manifestations peuvent lourdement peser sur le quotidien. Invités de l’émission, le pédopsychiatre Gabriel Wahl, la psychologue Caroline Chiron et l’illustrateur Olivier Laude rappellent que ce trouble du neurodéveloppement ne se résume ni à un manque de volonté ni à une simple distraction. Tous trois insistent aussi sur un point : malgré les difficultés, il est possible d’apprendre à vivre avec un TDAH et d’améliorer nettement sa qualité de vie.

Comment se manifeste le TDAH à l’âge adulte ?

Le TDAH repose sur trois grands symptômes : l’inattention, l’hyperactivité et l’impulsivité. « La définition consensuelle internationale, c’est trois dimensions : l’inattention, l’agitation, l’impulsivité », rappelle le Dr Gabriel Wahl. Chez l’adulte, l’hyperactivité physique visible dans l’enfance tend toutefois à s’atténuer, même si demeure souvent une agitation intérieure permanente. « Il peut y avoir une hyperactivité mentale avec un flot de pensées qui ne s’arrête jamais », explique Caroline Chiron.

Les adultes concernés souffrent fréquemment d’oublis, de difficultés d’organisation, de procrastination chronique, d’étourderies ou encore d’une incapacité à se détendre. Certains coupent régulièrement la parole ou peinent à attendre leur tour, signe d’une impulsivité persistante. Olivier Laude, diagnostiqué tardivement, décrit quant à lui « une peur du vide » et un besoin constant de stimulation. « Quand on a un TDAH, on vit tout plus intensément », résume-t-il. Si tout le monde peut être distrait ou anxieux ponctuellement, les spécialistes rappellent que le trouble se caractérise surtout par son intensité et son retentissement sur la vie quotidienne, professionnelle, sociale et affective.

L’importance du diagnostic, des solutions pour mieux vivre avec son TDAH

Les intervenants soulignent l’intérêt d’un diagnostic, même tardif. Beaucoup d’adultes passent des années à se croire paresseux, désorganisés ou anxieux sans comprendre l’origine de leurs difficultés. « On ne soigne parfois que les conséquences du TDAH, comme l’anxiété ou la dépression, sans traiter la cause », regrette Gabriel Wahl. Pour certains patients, le diagnostic agit comme une véritable libération. Après son diagnostic, Olivier Laude explique avoir enfin compris « le fil » de sa vie et les raisons de sa procrastination ou de ses difficultés d’organisation. François Audoin raconte lui aussi avoir pris conscience de son TDAH après un épisode d’épuisement professionnel, provoqué par l’accumulation des contraintes personnelles et professionnelles qu’il ne parvenait plus à compenser.

Plusieurs approches peuvent alors être proposées. Le traitement médicamenteux à base de méthylphénidate, utilisé notamment dans la Ritaline, peut améliorer rapidement la concentration et réduire les symptômes. Gabriel Wahl avance trois arguments en faveur de ce traitement : « ça fait 60 ans qu’on le prescrit », « il faut une semaine pour savoir ce qu’il en est » et « il ne s’agit pas d’un médicament pour guérir, mais pour agir ». En parallèle, les thérapies cognitivo-comportementales aident à développer des stratégies concrètes d’organisation. Caroline Chiron insiste quant à elle sur la psychoéducation : une démarche qui consiste à mieux comprendre son trouble pour apprendre à le gérer au quotidien ainsi que sur une bonne hygiène de vie : sommeil, activité physique et environnement structurant. Tous s’accordent enfin sur un point inattendu : « Le meilleur remède du TDAH, ce n’est pas le médicament, c’est la passion ». Trouver une activité qui stimule profondément permet souvent de mobiliser pleinement ses capacités.

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LNDT: @600. Izia, 8 ans : « Même si on a un TDAH, on est toujours comme les autres »

Un podcast de Radio France (3′)

C’est un handicap dit « invisible ». Le TDAH, trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité. Il concerne 5% des enfants français et 2,5% des adultes. Ce jeudi est la journée internationale consacrée à ce syndrome. Rencontre à Amiens avec Izia, 8 ans, et sa maman Nora, toutes les deux atteintes.

« Le TDAH, c’est une maladie qui peut nous rendre stressé, en colère et triste ». Izya, 8 ans, a écrit un petit texte pour définir ce qu’est le trouble de l’attention avec hyperactivité. Chez elle, ce TDAH, qui concerne 5% des enfants français et 2,5% des adultes, soit 2 millions de personnes, se manifeste notamment par des « impatiences » : « Je voulais aller à la piscine, mais mon père m’a dit non, alors j’ai fait une petite crise », raconte par exemple la jeune fille. Mais, « même si on a un TDAH, on est toujours comme les autres ! »

« On est parents, un peu éducateurs, mais pas médecins »

C’est toute la famille amiénoise qui est concernée par le TDAH. Les deux frères d’Izya, 17 et 12 ans, sont eux aussi atteints, comme leur maman, Nora : « C’est la TDAH family ! », sourit la mère de famille âgée de 49 ans. « Une maison TDAH, ce n’est pas souvent très bien rangé. C’est rangé une heure ! ». La maman doit continuellement se battre pour la prise en charge médicale : « Ça fait deux ans que j’envoie des mails et que je me présente en neuro-pédiatrie au CHU d’Amiens. Nous, on est parents, un peu éducateurs, mais pas médecins. » Une prise en charge qui a un coût financier important pour la famille.

Nora aimerait que l’État consacre plus de moyens pour la prise en charge médicale et éducative des TDAH. Mais aussi que le regard change sur la maladie : « Il faut ouvrir son esprit, essayer de ne pas juger sans connaître la situation de l’autre et s’ouvrir à tous ces handicaps invisibles. »

LNDT: @599. Dissociation : « Je vais vous expliquer simplement ce qu’est la Dissociation »

Une vidéo simple de compréhension

Qu’est-ce que la dissociation ?

    Une vidéo simple sur la dissociation. Les troubles dissociatifs impliquent les éléments suivants : Une sensation de détachement de soi et/ou de son environnement (trouble de la dépersonnalisation/déréalisation) Une incapacité à se souvenir d’informations personnelles importantes, souvent associée à un traumatisme ou un stress (amnésie dissociative)

    LNDT: @598. TDAH : « Je vais vous expliquer simplement ce qu’est le TDAH »

    Une vidéo simple de compréhension

    Qu’est-ce que le TDAH ?

    Le TDAH, qu’est-ce que c’est ?

      Le TDAH expliqué simplement avec deux tournevis… Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est défini par des symptômes d’inattention associés ou non à des symptômes d’hyperactivité motrice et d’impulsivité. Il apparaît pendant l’enfance. Ses causes restent, à ce jour, inconnues.(Source: Ameli.fr)

      Le TDAH, un trouble du neurodéveloppement

      Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble du neurodéveloppement, caractérisé par l’association de trois symptômes dont l’intensité et la manifestation varient selon chaque personne :

      • un déficit de l’attention (incapacité à maintenir son attention, à terminer une tâche, oublis fréquents…) ;
      • une hyperactivité motrice (agitation incessante, incapacité à rester en place) ;
      • une impulsivité (difficulté à attendre, tendance à interrompre les activités des autres).

      Selon les enfants, l’un ou deux symptômes peuvent prédominer, mais le plus souvent, les trois symptômes sont associés.

      On ne peut parler de TDAH que si les symptômes :

      • surviennent au cours de l’enfance, avant l’âge de 12 ans ;
      • présentent un caractère persistant (plus de 6 mois) ;
      • retentissent sur les apprentissages scolaires, les relations sociales et la qualité de vie et constituent un véritable handicap pour l’enfant.

      Le TDAH est-il fréquent ?

      Le TDAH concerne 5 % des moins de 18 ans et 3 % des adultes. Le TDAH présent chez l’enfant persiste à l’adolescence et à l’âge adulte.

      Il semble deux fois plus fréquent chez les garçons.Toutefois, le trouble est probablement sous-estimé chez les filles, pour lesquelles les symptômes sont moins visibles. En effet, les filles, moins hyperactives, ont plutôt des troubles de l’attention, plus difficiles à repérer.

      Qu’est-ce qu’un trouble du neurodéveloppement ?

      Le développement de l’enfant recouvre l’ensemble des performances qu’il développe au fur et à mesure qu’il grandit grâce à son activité cérébrale et en interaction avec son environnement (famille, crèche, école…).

      Pour apprécier le développement neurologique d’un enfant, on évalue ses acquisitions (langage oral, motricité, mémoire, raisonnement…) et ses apprentissages scolaires (langage écrit, calcul, dessin…). On évalue également son intelligence qui est l’ensemble de ses capacités à s’adapter à son environnement.

      Pour parler de trouble du neurodéveloppement, il faut observer :

      • un retard du développement (retard des acquisitions et des apprentissages scolaires) ;
      • des répercussions de ce retard dans les milieux de vie (école, famille) ;
      • un début dans l’enfance ;
      • l’impossibilité d’expliquer ce trouble par une autre cause comme un déficit de l’audition, un milieu familial peu stimulant.

      Les troubles du neurodéveloppement comportent :

      • les troubles du développement intellectuel avec limitation plus ou moins importante de la capacité à comprendre une information nouvelle ou complexe et à apprendre de nouvelles compétences ;
      • les troubles du langage oral comme la dysphasie : ils peuvent concerner la compréhension et/ou l’expression orale ;
      • les troubles de la coordination motrice (dyspraxie) avec des difficultés visibles dans l’acquisition et l’exécution des actions motrices entraînant lenteur, imprécision et maladresse. Peut également être associé à un trouble du graphisme (dysgraphie) ;
      • les troubles des apprentissages concernant la lecture et l’orthographe (dyslexie, dysorthographie) ou les mathématiques (dyscalculie) ;
      • le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) avec difficultés de concentration, impulsivité et agitation ;
      • les troubles du spectre de l’autisme : ils entraînent des difficultés dans les interactions sociales, la communication et des comportements répétitifs ou des intérêts restreints ou envahissants ;
      • les tics (contractions convulsives, involontaires et répétitives de certains muscles, particulièrement du visage) et le syndrome de Gilles de la Tourette : maladie à composante génétique se traduisant par la survenue de tics brefs, intermittents se traduisant par des mouvements (tics moteurs) ou des vocalisations (tics sonores).

      Ces troubles peuvent être associés entre eux chez un même enfant.

      Pour en savoir plus sur le repérage précoce des troubles du neurodéveloppement, rendez-vous sur le site Agir tôt : huit courts films d’animation illustrent chacun un signe d’alerte simple. 

      Pour en savoir plus sur le handicap intellectuel, consulter la fiche Qu’est-ce qu’un trouble du développement intellectuel ? sur le site CléPsy

      LNDT: @596. Bruce Springsteen : « Nebraska », l’album minimaliste né d’une dépression qui révolutionna sa carrière

      Un podcast de Radio France (4′)

      Alors qu’il fait son grand retour en France pour quelques concerts et qu’un biopic est en préparation autour de son album devenu culte, « Nebraska », coup de projecteur sur ce disque à part dans sa carrière.

      1981, exténué par une tournée gargantuesque, celle du River Tour et un succès mondial dont il fut le premier décontenancé, Bruce Springsteen entame une période charnière dans sa carrière et prend tout le monde à contre-courant. En plein épisode dépressif, il laisse de côté son groupe, le mythique E Street Band et s’enferme dans sa chambre dans le New Jersey avec seulement un magnétophone 4 pistes, une guitare et un harmonica et accouche d’un album fantomatique, minimaliste, mais fondamental : Nebraska.

      LNDT: @595. Pourquoi les troubles dépressifs sont-ils en hausse ?

      Un podcast de Radio France (10′)

      Vendredi 10 octobre 2025 est « la Journée Mondiale de la Santé Mentale », dépression, obsession, hallucination on fait le point dans cette émission

      Les troubles dépressifs sont une préoccupation majeure de santé publique à l’échelle mondiale. Plusieurs facteurs contribuent à son augmentation :

      • La crise sanitaire de 2020 avec la pandémie de COVID-19 a eu pour conséquence plusieurs effets : un stress sans précédent, un isolement social et des restrictions, des deuils et des difficultés économiques.
      • Les facteurs psychosociaux souvent déclenchés par des évènements de vie stressants surtout chez les personnes jeunes ou âgées : perte et deuil, conflit familiaux …
      • Les facteurs Socio-économiques avec la précarité et les inégalités sociales, les conditions de travail, la pression sur les jeunes avec des hausses importantes dans les consultations psychiatriques.

      Il existe aussi des facteurs liés aux déséquilibres neurobiologiques, à la prédisposition génétique, aux maladies chroniques, à la dépendances de l’alcool, tabac ou autres substances.

      Avec Pascal Delamilieure Professeur de psychiatre au CHU de Caen

      LNDT: @594. Folie, bipolarité, dépression : six livres pour changer de regard

      Un podcast de Radio France (10′)

      Dépression, bipolarité, angoisses… La santé mentale s’impose enfin dans le débat public. Et dans les librairies aussi, où les récits se multiplient. Témoignages ou analyses engagées, ces livres nous aident à comprendre les troubles psychiques, et parfois, à mieux les traverser.

      Une personne sur huit dans le monde souffre d’un trouble mental d’après un rapport de l’OMS publié en 2022. Dans une émission Grand bien vous fasse centrée sur la santé mentale des jeunes, on apprend qu’en France, un jeune sur cinq présente une détresse psychologique élevée, des troubles anxieux, des épisodes dépressifs. Alors que la santé mentale devient un sujet central dans les médias, l’édition s’en empare à son tour. Témoignages intimes ou réflexions politiques, les textes sur la santé mentale se multiplient.

      LNDT: @593. Le “black dog” de Churchill : dépression chronique d’un molosse politique

      Un podcast de Radio France (4′)

      Atteint d’une invasive mélancolie, Churchill est pourtant devenu l’un des principaux hommes forts de la Seconde Guerre mondiale. Son secret pour raviver son monde ? La peinture.

      Il a marqué les deux guerres mondiales, et surtout la seconde en sa qualité de Premier ministre britannique. Difficile d’imaginer Winston Churchill, parangon de force et de courage belliqueux, victime d’un trouble dépressif. Et pourtant, sur le ring des combats de chiens, le bulldog au caractère colérique affrontait chaque jour son tenace adversaire, sans jamais cacher son existence : son “black dog”, “chien noir” en français, était le nuage gris qui assombrissait ses jours.

      Échos folkloriques

      En 1911, Churchill écrit à sa femme Clementine, à propos d’un docteur allemand : “Je pense que cet homme pourrait m’être utile, si mon chien noir revient. Il semble être assez éloigné de moi, en ce moment, c’est un tel soulagement. Les couleurs reviennent à l’image.” S’il vivait des périodes d’activité intense, l’homme souffrait aussi d’une fatigue chronique qui l’empêchait régulièrement de sortir de son lit, de manger et de se concentrer.