LNDT: @292. Santé, sexualité, accouchement : une connaissance trop bien gardée

Un podcast de Radio France de 59′

Toute cette semaine, Les Nouvelles Vagues parlent du corps des femmes. Avec des membres de la Revue Z et du collectif Les Filles de Simone, on commence aujourd’hui par parler de territoires encore trop souvent inconnus : qu’est-ce que racontent les non-dits sociétaux autour du corps féminin ?

Avec Naïké Desquesnes et Sharmila Naudou, membres de la Revue Z, revue itinérante d’enquête et de critique sociale. Le n°10, Bonnes femmes mauvais genre, en librairie depuis le 14 septembre, mène l’enquête à Marseille, « au prisme de questionnements féministes » ; Claire FretelTiphaine Gentilleau et Chloé Olivères, du collectif Les Filles de Simone, auteurs du spectacle C’est (un peu) compliqué d’être l’origine du monde (en tournée jusqu’en mai 2017). Avec elles cinq, nous questionnons les enjeux de la transmission et du partage des connaissances liées au corps féminin.

LNDT: @291. Accepter son corps

Un podcast de Radio France de 28′

Olga a longtemps été obsédée par son corps qu’elle juge monstrueux. Après un long et fastidieux parcours, elle finit par l’accepter et porte sur lui un regard nouveau. Diane, elle, est une femme transgenre. Un jour, elle ose devenir ce qu’elle a toujours été et cesse de se déguiser en garçon.

Diane est une femme trans qui a longtemps vécu dans la contradiction. À l’âge de quatre ans, elle sait que son sexe masculin ne lui convient pas. 

En étant enfant, je me suis dit que je voulais recommencer ma vie. Je ne voulais pas ça.

Recommencer, car elle ne peut changer le cours des choses. Le climat familial, entre autres, ne lui permet pas d’exprimer son mal-être. Commence alors une « vie parallèle ».

À l’époque, la dysphorie de genre qu’elle éprouve est encore classée comme maladie mentale par les organisations mondiales. Diane refoule donc. Elle tombe amoureuse d’une femme, en étant homme. Si elle apprécie sa vie, elle sent qu’il manque tout de même quelque chose. Reviennent les mêmes sensations : la dissimulation, le mensonge à soi, l’aveuglement.

J’avais un désir d’enfant, donc j’ai fait semblant. […] Pendant presque trente ans, j’ai forcé.

Vient un moment où les faux-semblants sont trop importants. Tout explose. Diane commence alors un parcours de la parole. C’est en 2013 qu’elle annonce à sa femme la vérité de sa vie, à travers une lettre. Ses enfants avaient bien compris ce secret de polichinelle : « Je ne suis pas surprise », a même dit sa filleule. 

C’est passé comme une lettre à la poste.

Diane commence alors à emprunter le chemin de l’acceptation de soi. Un jour, pour aller voir une amie, elle s’affiche dans les transports en commun en étant ce qu’elle est vraiment. L’angoisse est importante, mais la réalité la désamorce rapidement :

Quand on est une personne trans et qu’on « sort » pour la première fois, on se dit : « je peux tomber sur n’importe qui et me faire détruire ».

Lorsqu’elle rejoint son amie, tout se passe bien. « Enfin », se voit-elle dire. C’est ainsi que sa nouvelle vie a commencé, et que l’acceptation est devenue libération. 

Il a fallu que j’attende 40 ans pour découvrir ce que c’est qu’un orgasme.

LNDT: @290. Le corps des femmes avec Camille Froidevaux-Metterie et Inès Orchani

Un podcast de Radio France de 52′

Camille Froidevaux-Metterie avec « Un corps à soi » (Seuil) et Inès Orchani avec « Gazelle théorie » (Fayard) explorent deux approches du féminisme contemporain.

Dans le prolongement de Seins. En quête d’une libération (Anamosa), Camille Froidevaux-Metterie poursuit son entreprise philosophique avec Un corps à soi (Seuil).  Son travail vient corriger une curieuse disparition des études féministes : celle du sujet féminin dans sa dimension incarnée. C’est dans la voie d’une phénoménologie féministe que Camille Froidevaux-Metterie envisage le corps des ­femmes, un instrument privilégié de la domination masculine, ­vecteur possible d’un affranchissement et d’une nouvelle émancipation selon elle. Puisque, l’intimité demeure un lieu hautement politique pour la philosophe, dans son nouvel ouvrage, Un corps à soi, elle retrace, à la première personne, les différentes étapes de la vie d’une femme, de la première échographie à la ménopause. 

Inès Orchani avec Gazelle théorie (Pauvert) éclaire aussi un pan du féminisme longtemps resté impensé : existe-t-il plusieurs féminismes? C’est-à-dire, l’émancipation des femmes en Occident ou dans le monde arabe comprend-elle les mêmes enjeux? S’inspirant librement de King Kong théorie de Virginie Despentes elle nous propose sa propre lecture, singulière et nourrie d’une double culture: “Certaines ont lu ou entendu parler de Beauvoir et de Despentes; d’autres, de l’autre côté de la Méditerranée, se réfèrent à Khansâ ou à Khadîja. Mais toutes, quelles que soient leurs références culturelles, aspirent à une même dignité” écrit ainsi l’auteure.

LNDT: @289. Le corps féminin enferme-t-il ou libère-t-il ?

Un podcast de Radio France de 32′

La philosophe Camille Froidevaux-Metterie propose de passer du corps comme lieu d’aliénation au corps comme vecteur d’émancipation dans son dernier essai : « Un Corps à soi » (Seuil, 2021).

Avec

Camille Froidevaux-Metterie est philosophe et professeure de sciences politiques à l’université de Reims Champagne Ardennes. Après des essais comme La Révolution du féminin (Réédition Folio Essais, 2020), Le Corps des femmes (Philosophie Magazine Editeur, 2018), Seins : en quête d’une libération (Anamosa, 2020), elle publie Un corps à soi (Seuil, 2021). Un essai qui propose de repenser un angle mort de la lutte féministe : le corps féminin. A qui appartient-il ? Comment se le réapproprier ? 

Cette corporéité féminine – longtemps évincée du débat parce que « consubstantiellement liée » à la domination masculine – retrouve sa légitimité sous la plume de l’essayiste, qui invite à une révolution positive du regard : passer du corps comme lieu d’aliénation au corps comme vecteur d’émancipation.

LNDT: @236. Doit-on apprendre à faire l’amour ?

Un podcast de Arté Radio de 37′

« La manière dont on fait l’amour est socialement codifiée »

Comment continuer à faire l’amour sans se poser de questions quand on est hétéro, mais aussi fan de Virginie Despentes ? Intellectuellement, on peut tout à fait adhérer aux idées féministes qui démontent les pratiques érotiques standard, à base de pénétration et de domination masculine. Mais en pratique, il n’est pas forcément évident de rebooter son répertoire à fantasmes. Peut-on vraiment dégommer les scénarios sexuels incrustés dans notre psyché ? Qu’en faire ? Comment les assumer sans s’aliéner à ce fichu patriarcat ?

En proie à ces grandes questions et à un vague sentiment de culpabilité, Delphine Saltel rencontre le philosophe Alexandre Lacroix, homme, cis, hétéro, marié, père de 5 enfants, et philosophe. Dans son dernier livre « Apprendre à faire l’amour » paru aux éditions Allary, il essaie d’interroger la sexualité hétéro standard, à sa manière. En puisant dans sa discipline quelques outils sexologiques originaux, Alexandre Lacroix nous incite à passer au rayon X les scripts sexuels dominants dont nous avons hérité. Car pour revisiter nos automatismes et notre imaginaire érotique, il faut déjà prendre conscience des règles et des conventions sociales auxquels on obéit souvent inconsciemment quand on fait l’amour. Analyser le cocktail freudo-porno-sexo qui nous abreuve, et changer nos habitudes pour espérer modifier le scénario. 


LNDT: @235. Comment parler d’amour

Un podcast de Arté Radio de 28′

« Le langage peut nous sauver du langage »

“On était faits pour se rencontrer”, “Tu es la femme de ma vie”, “Je t’aimerai toujours”, “Il faut qu’on parle”…  Dans une histoire de couple, à chaque étape, de la rencontre à la rupture, on a besoin de mots. Pour comprendre ce qui nous arrive, déclarer nos sentiments, se raconter une histoire. Mais si chaque relation amoureuse est unique, le langage, lui, nous est commun. Et il est rempli de figures de styles, de métaphores romantiques, d’expressions figées dont on hérite sans toujours savoir d’où elles viennent ou ce qu’elles signifient exactement. Un peu comme si notre langue maternelle était une maison, dans laquelle on a grandi et qu’on connaît par cœur. Pas besoin de se demander quel placard ouvrir pour trouver le café ou les chaussettes. C’est confortable, familier, mais c’est ce qui fait que la plupart du temps, on ne pense pas entièrement à ce qu’on est en train de dire. Les phrases nous sortent de la bouche de manière automatique. Or, ce qu’on dit influence directement nos histoires d’amour, notre manière de les vivre et ce qui se passe au sein du couple. Il est donc essentiel de réfléchir à ce que les mots d’amour charrient comme signification, leurs sous-entendus, et les malentendus qu’ils produisent. C’est le travail des linguistes.

Vivons heureux avant la fin du monde (17) : Comment parler d’amour
Un podcast de Delphine Saltel

Avec Julie Neveux, maîtresse de conférences en linguistique à Sorbonne université, qui a écrit un essai formidable, « Le Langage de l’amour – De la rencontre à la rupture, comment les mots révèlent nos sentiments » (Grasset, 2022). Elle nous aide à prendre conscience de ce que nous disons vraiment quand nous parlons. À débusquer les pièges cachés dans les plus jolies déclarations, les résidus d’éternité, de monogamie et de romantisme échevelé qui ne correspondent pas forcément à nos besoins, à nos envies et à nos façons d’aimer.

LNDT: @234. Comment la parentalité intensive nous bouffe la vie.

Un podcast de Arté Radio de 44′

« Le modèle du bon parent est une norme, une construction culturelle »

Vous connaissez les soirées 4D après le travail : devoirs, douche, dîner, dodo ? Rien de tel pour se faire un petit burn-out, et se demander ce qui nous a pris de faire des enfants. Pourquoi personne ne nous prévient du niveau d’épuisement que l’on va atteindre en se reproduisant ? Personnellement, je n’ai rien vu venir. Peut-être que je ne voulais pas entendre… Tellement rivée à mon envie de jouer au papa et à la maman, de rentrer dans le grand cycle de la vie. On est censés s’épanouir dans son rôle de mère ou de père, le jouer à fond, mais on ne questionne pas vraiment la pression que cela nous met. Ce qui se cache derrière l’idéal de l’enfant choisi, désiré, et de son parent hyper-investi, sur-informé, bienveillant, toujours à l’écoute… Ce que cela réclame de chacun de nous et que la société toute entière nous demande.
Pour ce premier épisode consacré à la parentalité, je suis allée voir une psychologue clinicienne spécialiste du burn-out, des mères et des pères plus ou moins surmenés. J’ai discuté avec mes filles, enregistré nos disputes, glané deux ou trois concepts éclairants chez des sociologues. Je n’ai pas trouvé la formule pour shampouiner de la lotion anti-poux dans la joie mais j’ai mieux compris les modes de parentalités auxquels je m’accroche :  d’où ils viennent, quels groupes sociaux les diffusent. Pourquoi ils ne nous font pas tant de bien que ça. Une manière de débusquer l’hypocrisie du modèle que l’on s’impose collectivement, et de déblayer quelques pistes pour re-politiser nos vies de parents.

Avec :
– Isabelle Roskam, psychologue clinicienne
– Claude Martin, sociologue
– Charlotte Debest, sociologue
– Samuel Bonvoisin, L’oasis de Serendip
– Emilie S.

LNDT: @233. Comment (bien) se séparer

Un podcast de Arté Radio de 41′

« Le couple, c’est un art de la conversation »

Parmi les dégâts collatéraux de la crise sanitaire, il faut compter l’explosion du nombre de séparations. Certains cabinets d’avocats spécialisés dans les divorces ont vu leur activité augmenter de 120%. Visiblement, les confinements successifs sont venus accélérer une tendance déjà bien en place : depuis le milieu des années 60, l’espérance de vie moyenne des couples n’a cessé de chuter. Les couples stables qui blanchissent ensemble sont en voie d’extinction, et nos trajectoires affectives de plus en plus précaires. Cela, hélas, on le sait. Alors, au moment de tomber amoureux, d’habiter ensemble et de faire des enfants, pas la peine de lire des livres de psycho ou de développement personnel dans l’espoir d’entretenir la flamme pour faire perdurer son couple. On ferait mieux de prendre acte des statistiques et de se préparer à l’éventualité d’une séparation, au cas où. D’anticiper ce qui arrive quand on passe par la case rupture, garde alternée et ou famille recomposée. Des étapes devenues banales dans nos jeux de l’oie amoureux mais qui, à l’échelle individuelle, chamboulent toujours tout comme un tremblement de terre.

Pourquoi on se sépare autant, si vite et si mal, et comment encaisser cette épreuve sans y laisser toutes ses plumes ? Pour démarrer cette deuxième saison de Vivons heureux avant la fin du monde, Delphine Saltel entreprend de constituer un petit guide de survie en cas de séparation, en trois épisodes. Elle enregistre des couples qui cherchent à communiquer dans un centre de médiation familiale – interroge des divorcés plus ou moins traumatisés – rencontre des chercheuses en sciences sociales et des historiens qui décryptent ce qui se cache derrière cette forte augmentation des séparations conjugales.

Séparation, mode d’emploi (1/3) : Les nouvelles règles du jeu 
Dans ce premier volet, la célèbre  sociologue Irène Théry, qui travaille sur la séparation depuis des années, déblaie le terrain autour de nos idéaux collectifs : le couple stable, l’amour toujours, ce qu’on en attend, ce qu’on y projette. Car c’est loin d’être bien clair dans nos têtes, surtout quand on se situe dans le ventre mou du modèle hétéro-monogame-avec enfants. L’égalité des sexes a totalement rebattu les cartes, et reconfiguré l’idée même du couple. Pour comprendre ce qui nous arrive, il faut commencer par expliciter les règles du jeu qui organisent désormais nos vies amoureuses et familiales  : duo-conversation, art de la dispute, CDD amoureux, liens de filiation indissolubles. Irène Théry nous invite à faire un détour par les comédies de l’âge d’or de Hollywood (Hawks, Lubitsch, McCarey) en compagnie du philosophe américain Stanley Cavell. Nous comprenons que quand Katharine Hepburn tient tête à Cary Grant, c’est le couple moderne qui est en jeu. Ainsi, l’autrice du Démariage nous livre quelques clés pour déverrouiller nos dilemmes et nos injonctions contradictoires. De quoi limiter la casse si on doit finir un jour, hélas, par se partager les meubles ou la garde des enfants.

Avec :
– Irène Théry, sociologue, autrice de « Le démariage »
– Le témoignage de Sophie D.
– Un reportage dans un centre de médiation familiale de l’association Olga Spitzer

LNDT: @232. À quelle heure tu prends les enfants?

Un podcast de Arté Radio de 41′

« Ca fait du bien de rentrer chez soi ! »

Le dernier volet de notre trilogie sur la séparation est consacré aux enfants, à ce qui leur arrive quand le duo parental splitte pour de bon et qu’il faut inventer la vie d’après. On n’a pas forcément tous la fantaisie ni les moyens de se construire un « sépartement », un appartement commun mais séparé, comme le font Romane Bohringer et Philippe Rebbot dans leur joli film “L’amour flou” (2018), et dans la série qui a suivi.

Alors, Delphine Saltel préfère centrer cet épisode sur le mode de garde encouragé par la loi française depuis 2002 : la “résidence alternée”. La vie découpée en semaines paires ou impaires, les usines à gaz logistiques, les dilemmes éducatifs, et autres tribulations familiales en tous genres que cela entraine. Avant, lors d’une rupture conjugale, les juges aux affaires familiales confiaient la garde à l’un ou l’autre des parents. Dans la très grande majorité des cas, c’était la mère : le père, lui, avait juste un week-end sur deux. Aujourd’hui, on valorise le système plus égalitaire du « une semaine sur deux et la moitié des vacances scolaires », notamment parce qu’il permet aux enfants de garder un lien fort et régulier avec les deux parents. Ça semble mieux pour tout le monde, en tout cas sur le papier. Mais surprise, malgré ce consensus apparent, la résidence alternée n’est pas si répandue que ça. Elle est même minoritaire : d’après les chiffres du dernier recensement de 2020, 12 % seulement des enfants de couples séparés vivent en alternance chez leurs parents. Pourquoi un tel fossé entre le modèle conforme à nos idéaux et nos pratiques réelles ? Et que révèle-t-il ? Il faut aller voir ça de plus près, débusquer ce qui se cache dans les angles morts pour mieux comprendre les défis, les galères et les questions que nous pose cette nouvelle manière de faire famille…

Avec :
– Emilie Biland, sociologue
– Claude Martin, sociologue
– Benoit Hachet, sociologue 
– Irène Théry, sociologue
– Reportage dans un centre de médiation familial
– Témoignages de Stéphanie D. , mère divorcée et Mathilde G,  qui a vécu en résidence alternée dans son enfance. 

LNDT: @231. Qu’est-ce qui pourrait sauver le couple ?

Un podcast de Arté Radio de 42′

« On est malheureux parce qu’il y a une norme qui dit que pour être heureux il faut être en couple »

Avant, c’était simple : on se mariait une bonne fois pour toutes, et si on était malheureux, on attendait que l’autre meure. Au moins, c’était clair, transactionnel et bien fichu. Aujourd’hui, on se met en couple par libre choix. L’unique condition préalable, c’est l’amour. Rien que ça. Une entité sociale avec l’amour pour unique condition ? Sans rire ? Qui a eu cette idée folle ? Et comment s’est-on retrouvé à reproduire massivement le même modèle : stable, monogame, cohabitant ? On est beaucoup, en tout cas chez les hétéros, à courir après un idéal en kit et prêt à l’emploi : toi, moi, l’amour, une maison, éventuellement du cake au chocolat pour les enfants. Souvent, de plus en plus, on n’y arrive pas, alors on se quitte. Et puis on recommence. Au lieu d’amener notre vieux modèle de couple au garage, de lui ouvrir le capot et d’en dévisser les normes : les notions d’exclusivité, de fidélité, de liberté par exemple. Heureusement, il existe des gens très intelligents qui réfléchissent à tout ça. Je suis allée les voir. Dans cet épisode, une historienne, une grande sociologue, une juriste, et même un philosophe nous aident à réinventer l’amour, la vie commune, et le sexe aussi.


Avec :
– 
Bibia Pavard, historienne, maîtresse de conférences à l’université Paris II Panthéon Assas
– Eva Illouz, sociologue, directrice d’études à l’EHESS
– Marcela Iacub, juriste et essayiste
– Pierre Zaoui, philosophe
– Lisa