LNDT: @25. La Médiation Audio-Visuelle (Part-1), des images et des sons pour mieux se parler.

Écrit par MICHEL AKRICH le 2021-03-13.

Quand utiliser la Médiation Audio et Visuelle dans l’accompagnement d’équipe ?

En tant qu’accompagnateur d’équipe, je suis souvent confronté à la problématique des relations humaines dans le contexte du travail et de leurs conséquences sur le bon fonctionnement de la structure. J’interviens alors avec des moyens habituels et classiques. Mais certains participants peuvent se sentir moins à l’aise pour parler en groupe. Ils peuvent avoir des difficultés à mettre des mots sur leurs ressentis. Une forte timidité, peu de vocabulaire, des capacités cognitives insuffisantes, un manque de recul face à leur vécu professionnel, sont autant de raisons pour que certains collaborateurs optent pour le silence.

Dans ce genre d’impasse, la Médiation Audio et Visuelle (MAV) facilite l’ouverture du dialogue car le son et l’image animée sont généralement, et depuis longtemps, fortement intégrés dans le quotidien des participants. Avec l’omniprésence de la télévision, cinéma, Internet, radio, le groupe baigne quotidiennement dans un environnement sérieusement auditif et visuel. C’est en cela, que cette technique se révèle être un support de facilitation intéressant.

Après une diffusion de film ou de podcast, les participants peuvent s’identifier aux personnages, reconnaître des situations vécues. Le phénomène d’identification est pour moi l’occasion d’aborder autrement la gestion du groupe, d’ouvrir des perspectives qui permettent des projets d’accompagnement personnalisés pour chaque équipe et ainsi contribuer à leur développement en les aidant à repérer leur potentiel et à avancer malgré les obstacles. La méthode fournit alors, un accompagnement en douceur où les messages importants peuvent se transmettre naturellement, efficacement et parfois même dans la bonne humeur.

Comment utiliser la MAV dans l’accompagnement d’équipe ?

Être à l’écoute: Je disais précédemment que « le groupe baigne tout naturellement dans une ambiance fortement auditive et visuelle ». C’est donc, en toute logique, que celui-ci échange dans des moments informels, sur un film qu’il a vu, un podcast entendu, une émission télé.

À leur écoute, je suis informé sur ce qui unit ou éloigne les membres du groupe.

C’est une première occasion pour moi de découvrir les valeurs, les principes, les préoccupations des individus présents. C’est l’expression d’une première modélisation de leur paradigme. Cela semble peu, et pourtant ces informations sont importantes car le processus de médiation s’élabore à partir d’un lien étroit entre les thèmes du film à voir et ce que l’on peut observer dans le groupe pour alimenter les réflexions et les dialogues internes et inter-participants. C’est un premier regard sur la manière propre à chacun de voir les choses et leur fonctionnement.

Les supports ont été choisis et diffusés :  Après la diffusion du film ou des podcasts choisis, la première facilitation est de faire parler le groupe sur leurs ressentis. Les participants parlent du film, de leurs réactions et pour celui qui sait écouter, ils parlent d’eux-mêmes. 

Cette façon de faire est un bon outil pour créer du lien. Les échanges sur le film et entre participants sont des occasions pour attirer l’attention sur les ressources mobilisées par les uns et les autres pour s’intégrer dans l’équipe. En complément des autres modes de communication, ce procédé se révèle être un langage tantôt âpre, parfois équivoque, supportant les affirmations des uns et les doutes des autres, et cela pour rendre la relation plus plaisante.

Elle est l’occasion dans un groupe, d’une découverte mutuelle des différents points de vues dans une approche libre de leur vérité. La diffusion d’images et de sons favorise et invite à l’observation, à l’échange, à la confrontation des points de vue. La parole à cet instant circule dans les règles pré-établies, de respect et d’écoute. Elle est également écrite pour garder une mémoire avec laquelle nous travaillerons ensuite.

Cette technique est révélatrice des relations dans le groupe: Toute la finesse pour moi, sera de ramener à l’actualité relationnelle du groupe, tout ce qui a été observé et exprimé par les participants. Constater ensemble que si le groupe est dysfonctionnel, c’est qu’il est certainement arrivé aux limites de son actuel paradigme.

Cette pratique révèle au groupe, les points communs et aussi les points divergents. Ces derniers sont des freins aux changements et des obstacles à l’introduction à de nouvelles formes de pensées.

Cette manière de procéder  amène alors à réfléchir sur l’avenir et pour cela, à capitaliser sur les points forts du groupe. Elle révèle à celui-ci, le besoin de trouver de nouveaux points de cohésion pour une future transformation. La nécessité de co-créer un autre paradigme différent du précédent. Muer pour continuer d’être vivant !

Et après ?: Après cette étape importante d’observations des résistances aux changements, j’invite le groupe à créer ses propres “champs des possibles” pour l’avenir de ses relations au travail: comme une sorte d’ébauche de scénario commun auquel chacun participe.

Puis, je stimule et invite à co-développer des pistes de réflexions. Ainsi, le groupe évolue sur sa propre histoire en mettant en perspective ce qu’il a vu avec ce qu’il vit. Il élabore et visualise ce que son avenir pourrait être en discutant de leurs intentions dans un cadre sécurisé qu’ils ont su au préalable définir.

La communication dans le respect de l’autre est essentielle et permettra au groupe de grandir. L’objectif de cette séance est de trouver les ressources pour transformer les obstacles par l’échange de mots, de symboles, par leur choix de posture.

Ces ateliers aident à transcender les obstacles qui empêchent une bonne cohésion dans son propre groupe. Ils illustrent un propos théorique, ils font découvrir de nouvelles notions, ils permettent d’intégrer l’idée d’une transformation propice et nécessaire pour l’avenir du groupe.

Consignes pour l’utilisation de la MAV.

Co-établir le cadre: Ces règles aident à construire la confiance nécessaire à chaque travail de groupe. Elles sont réfléchies et élaborées en collaboration avec tous.

Généralement, il ressort:

  • En premier lieu, la règle de confidentialité.
  • Puis, celle du choix libre des sujets à aborder. Contredire l’idée que le choix dépendrait d’une seule personne.
  • Que tout peut se dire et se faire dans le strict respect de l’autre.
  • Qu’il est recommandé de parler à partir de son « Je ».
  • Que la moquerie et le jugement ne sont pas admis dans ce travail en équipe.

Les supports proposés: Tout d’abord, aider le groupe à trouver sa ou ses problématique(s): qu’il définisse en quoi je peux les aider. Ce travail de mise en lumière des résistances de l’équipe et la recherche de documents visuels et/ou sonores à trouver, donnent déjà une idée du niveau de cohésion et des besoins de l’équipe.

Je fais réfléchir l’équipe sur le film, le documentaire, le reportage, ou le podcast qui illustrent le mieux leur(s) problématique(s) et le cas échéant leurs besoins. L’équipe participe à trouver les supports et avec mes connaissances cinématographiques et l’aide d’internet, cette étape est réalisable facilement.

Les images, les podcasts, une fois trouvés sont diffusés au groupe entier. J’ai aussi pris l’habitude d’envoyer sur les boîtes mail des participants, les supports trouvés. L’intérêt de cette pratique est de permettre à l’équipe de réécouter ou de revoir les extraits utilisés pour laisser une trace, pour raviver la mémoire de ce qui a été dit et, le cas échéant, revenir dessus lors du prochain rendez-vous.

Dans le même objectif, il est important d’écrire sur le paperboard, le sujet traité de l’atelier pour que chaque participant puisse avoir un point d’appui durant la séance. Le contenu du paperboard est également collecté pour être envoyé aux participants sur leurs boîtes mails.

Une fois diffusé, comment travailler à partir du support ? Même si l’équipe peut choisir les supports sur lesquels travailler, rien ne présage du contenu des réactions du groupe. Les choses sont parfois surprenantes et le résultat inattendu.

Mon travail est de faire jaillir et de recueillir la parole en notant sur le paperboard les avis, les impressions, les mots à chaud de l’équipe. Puis, lorsque la parole se tarit, je pose des questions pour les aider à pousser plus loin leurs réflexions. Je peux alors demander:

  • Selon vous, que raconte cet extrait ?
  • Qu’avez vous compris de l’enjeu de cette séquence ?
  • Est-ce une situation que vous avez déjà vécue dans votre vie professionnelle ?
  • De quel personnage seriez-vous le plus proche, et pourquoi ?
  • En quoi cet extrait illustre-t-il la question d’aujourd’hui ?
  • Quelles solutions pourriez-vous trouver à leur problématique ?
  • Quel serait le premier pas pour que vous engagiez, dans votre travail, le mouvement nécessaire à une amélioration ?

Bibliographie:

  • Gary Solomon, Reel Therapy, Lebhar-Friedman Books, 2001
  • Gary Solomon, The Motion Picture Prescription, Aslan Publishing, 1995
  • Edwige Antier, Pourquoi votre enfant rêve avec Disney ?, Robert Laffont, 1976
  • Virginie Lemaire de Bressy, Cinémathérapie par les dessins animés, Ed Dangles, 2019
  • Patrice Gilly, Le cinéma, une douce thérapie, Chronique sociale, 2015
  • Gérard Bléandonu, La vidéo en thérapie : le choc de l’image de soi dans les soins psychologiques, ESF, 1986
  • Yves Bouron, L’image de soi par la vidéo : pratique de l’autoscopie, Top Ed, 1998
  • Robert Dilts, Être coach, De la recherche de la performance à l’éveil, Ed Dunod, 2018

Crédit photo : Image par Gerd Altmann de Pixabay

FIN DE LA PART-1

Parution de la suite: « La Médiation Audio-Visuelle (Part-2): À l’épreuve de cas concrets. »

LNDT: @24. Violence conjugale

La violence conjugale, est une violence faite dans le couple, par un conjoint sur l’autre conjoint. Elle s’inscrit dans la volonté de domination d’un partenaire sur un autre. Elle se manifeste par des comportements violents qui causent de graves dommages chez la victime et parfois même la mort.

La violence peut-être, verbale, physique, sexuelle et psychologique. Ces violences, bien sûr, se passent dans le domaine familiale et donc privée. C’est pourquoi, elles ne sont pas facilement repérables. Sauf lorsque d’autres victimes collatérales, comme les enfants notamment, s’en plaignent et ont le courage de la « crier » vers l’extérieur du huis clos familiale.

Vous trouverez ci-après des ressources pour vous documenter sur le thème de la violence conjugale ainsi que des adresses d’associations en charge de s’occuper des victimes. Aussi il est très utile, comme première ressource, de pouvoir en parler auprès d’un thérapeute qui saura vous écouter. Alors n’hésitez pas à prendre contact avec le cabinet.

LNDT: @23. Partir en vacances avec la SEP

Partir en vacances ça s’organise: Le mois de juin annonce le départ en vacances. Et pour des millions de français cela rime avec détente, plaisirs, visites et baignades. Lorsque l’on est porteur de la SEP, partir en vacances ça s’organise pour éviter les surprises et mieux profiter sur place. Une préparation précise permet de faciliter les choses, que cela soit par rapport à la maladie, aux éventuels handicaps, à la médication ou à la thérapie. Alors voici des articles, complets et bien faits, qui vous permettront de diminuer vos angoisses d’avant départ. (lire l’article-1 c’est ici)-(lire l’article-2 c’est ici)

Partir en vacances, oui mais où ?: Le site info sep de l’APF a recueilli puis édité plusieurs destinations pour des vacances tranquilles.(liste-1, liste-2) Vous trouverez entre autres, une carte de France des lieux de baignades qui vous permettra de partir en vacances, seul, en groupe ou en famille. Et pour ceux qui souhaiterait partir dans un pays chaud, voici les conseils du Dr Marie D’hooghe.

Partir en vacances, mes droits et mes aides: En cliquant ici vous trouverez des sites, des guides, la liste des aides et vos droits pour partir en vacances à moindres frais.

LNDT: @22. Porteurs de la sclérose en plaques, quelles recettes pour prévenir la dépression ?

Faisons de ce dossier un concentré de solutions, justement pour éviter la dépression !

Aujourd’hui plus de 40% des porteurs de la SEP souffrent de la dépression. C’est le cercle infernal d’évènements que chaque Sépiens connait: une grande fatigue morale et physique, peut s’installer, notamment suite aux poussées, une diminution de l’endurance peut alors s’en trouver amplifiée. Ou bien encore une vision d’avenir qui s’assombrit suite à des participations à des activités en chute libre. Enfin, une tendance à l’isolement s’installe parce que le moindre mouvement prend des proportions considérables. C’est ici, l’illustration noire d’un enchainement classique qui mène tout droit vers un état dépressif si rien n’est fait.

Quand l’épisode dépressif se prolonge ou est trop intense, un traitement médicamenteux est bien souvent proposé. Comme c’est la pratique la plus connue, j’aimerai vous proposer de parler des autres. De ces pratiques que chacun d’entre vous possède et souhaite partager. Alors, soyons généreux et faisons de ce dossier un concentré de solutions pour éviter la dépression.

LNDT: @21. SEP et sexualité font-ils bon ménage ?

Dans certains cas, la SEP perturbe la relation au sein du couple et ne permet plus de faire l’amour aussi souvent qu’avant. L’anxiété, la fatigue, la douleur et la dépression sont autant de symptômes qui peuvent être à l’origine d’une baisse de la libido et du désir sexuel. La présence de troubles physiques, comme une difficulté à avoir ou à maintenir une érection chez l’homme, ou une sécheresse vaginale chez la femme, peuvent rendre douloureuse les rapports sexuels entre partenaires. Certains patients peuvent perdre confiance en eux et être gênés par leur corps vis-à-vis de leur partenaire. Ces difficultés peuvent être atténuées pour permettre malgré tout une vie sexuelle satisfaisante grâce à des traitements médicamenteux ou non. Cette situation particulière invite chacun des partenaires à nouer avant tout un dialogue intime de qualité.

SEP ET TROUBLES SEXUELS
CHEZ LES FEMMES

Le point sur ces troubles avec le Dr Alexia Even, médecin de Médecine Physique et Réadaptation du service de Neuro-urologie-sexologie de l’Hôpital Raymond-Poincaré à Garches. (lire la suite ici).

SEP ET TROUBLES SEXUELS
CHEZ LES HOMMES

Les troubles sexuels chez les patients hommes sont rarement « parlés » avec les professionnels de la SEP lors des consultations. Ce qui fait que les troubles sexuels chez l’homme sont peu pris en charge ou bien, totalement ignorés. Ils sont ainsi la cause d’instabilités fréquentes pour l’homme, alors qu’il existe des solutions. (lire la suite ici)

SEP ET TROUBLES SEXUELS
DANS LE COUPLE

Un dossier complet de la Société Canadienne de la Sclérose en Plaques sur la sexualité chez les personnes atteintes de SP.(lire la suite ici)

LNDT: @20. Un très joli témoignage de Marie au sujet de son désir d’enfant.

« Un enfant n’a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve ». Boris Cyrulnik « Un merveilleux malheur »

PARENTALITÉ & SCLÉROSE EN PLAQUES

de Marie Delenne, Patiente Experte. ©M.D-Mai 2021

Il y a quelques mois, ma fille et moi revisitions un pan de notre passé commun. Alors que je suis atteinte d’une SEP depuis 22 ans, elle m’a avoué que la petite fille qu’elle avait été avait eu peur, peur de me perdre, peur que je meure en raison de ma maladie. Puis, adolescente, elle avait eu à cœur de m’éviter quelques inquiétudes et tourments. En réalité, ma maladie avait parfois influé sur son comportement, nourrissant de l’anxiété et l’avait conduite certainement à refouler certaines envies. Je m’en doutais, cela avait été la réalité.

D’autre part, en rééducation, j’ai rencontré une jeune femme qui venait d’avoir un bébé et paraissait relativement isolée. Elle exprimait sa crainte : qu’un tiers aidant s’approprie son rôle de mère. Elle était en contact avec les AS de la MDPH et du centre de rééducation ainsi que de la psychologue du centre. Qui allait la soutenir à son retour à domicile ? Je l’ai orientée vers une AS de la CAF. Le chemin lui paraissait complexe. Occasion pour moi de constater ce qui manquait : une personne assurant le repérage des difficultés et en mesure de gérer le volet administratif des droits, les dossiers assurance maladie, MDPH, allocations familiales, de saisir les services sociaux de sa collectivité locale, d’examiner la question des transports, du logement… Je n’ignorais pas qu’en matière de prestations, la parentalité – et le surcoût qu’elle peut engendrer – n’était pas financée, même si certaines aides extra-légales pouvaient être accordées (Ex. pour certains matériels qui sont très onéreux : lit à ouverture latérale…). Il n’était donc pas encore prévu que les personnes en situation de handicap aient des enfants !

Voilà le point de départ de ma réflexion et de mon questionnement : les enfants ayant des parents handicapés ou malades sont-ils plus vulnérables ? La société soutient-elle ces parents et ces enfants ?

PEUT-ON ÊTRE PARENT AVEC UNE MALADIE CHRONIQUE OU UN HANDICAP ?

Quel parent est-on lorsqu’on est confronté à une maladie chronique évolutive, à un handicap ? Comment conserver cette place de parent lorsque les troubles moteurs, la fatigue intense viennent bouleverser la vie ? Comment parler de sa différence avec son enfant ? Comment donner à celui-ci si nécessaire les ressources appropriées pour affronter le regard des autres ? A noter que la loi du 11 février 2005 affirme la participation sociale et la citoyenneté des personnes en situation de handicap mais aucune aide à la parentalité n’y figure, ceci alors que la question du respect du projet de vie y est expressément inscrite.

La parentalité, terme du vocabulaire médico psycho social désigne la fonction d’être parent en y incluant des responsabilités juridiques (telle que la loi les a définies), des responsabilités morales, des responsabilités éducatives. Ce sont des manières de dire et de faire de la part des parents. Elle concerne les émotions, les affects, les pensées, les relations, l’accompagnement de l’enfant jusqu’à la sortie du réaménagement de l’adolescence. « Être parent, c’est une construction dont la dimension psychique est la plaque tournante ». Être parent, quel que soit son état de santé, c’est un désir, un choix, un engagement et pour tout le monde, c’est aussi un chemin jalonné d’obstacles, d’imprévus. Pour les parents en situation de handicap, c’est souvent  un  peu  plus  difficile  à  gérer  au  quotidien  et  ceci  pour  des  raisons  d’abord  pratiques.         En outre, le regard de la société n’est fréquemment pas dénué de préjugés. Question sous-jacente parfois entendue : « déjà pas simple de s’occuper de soi, alors comment vont-ils faire avec un enfant » ? Si ces remarques tendent à régresser, les clichés, représentations, préjugés qui pèsent sur les parents handicapés restent à vaincre.

Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @19. « J’ai peur de te perdre ! ». Quand le handicap d’un des parents fait peur à l’enfant.

La SEP peut mettre à l’épreuve le couple, les proches mais aussi les enfants. Ces derniers sont sensibles à l’ambiance de la famille et sont très vite en capacités de ressentir quand quelque chose ne va pas. Alors que l’ambiance familiale se pense protectrice en ne parlant pas des problèmes de santé de l’un de ses membres, il semble qu’elle provoque tout le contraire à cause de ce silence imposé. Car dès lors qu’ils sont tenus à l’écart et qu’ils ressentent que les parents font tout pour leur cacher quelque chose, les enfants développent une anxiété forte et inconfortable pour eux mais aussi pour toute la famille. Alors faut-il leur en parler ? Si oui, quand et comment et avec quels mots ?

Un article sur le site de la société Suisse de la SEP: « Il n’est pas facile de parler de la SEP et des sentiments qui y sont associés avec les enfants… Une attitude ouverte aide les enfants à gérer la maladie. » (lire la suite)

Un article sur le site de « Mieux vivre avec la SEP »: « L’enfant est conscient qu’un événement est survenu dans la famille et cela va l’inquiéter. Il faut dédramatiser dès que possible, sinon le risque est de perdre sa confiance ou qu’il développe de fausses interprétations. Mais il est important de réfléchir au préalable aux mots que l’on va employer et se préparer à leurs questions. (lire la suite)

Un article sur le site du magazine La Croix: « (…), Pour l’enfant, avoir un parent handicapé n’est pas toujours facile à vivre. «Il va avoir tendance à protéger son parent et, à force, il peut avoir le sentiment qu’on ne s’occupe pas vraiment de lui», explique Régine Scelles, psychologue, enseignante à l’université de Tours et auteur de plusieurs livres sur les personnes handicapées. Il va devoir répondre aux questions qu’on lui pose : «Qu’est-ce qu’il a ton papa ?» et aux questions qu’il se pose : «Comment est-ce arrivé ? Est-ce qu’on peut aussi être atteint ?» Et surtout : «Est-ce que j’ai le droit d’être normal, quand mon papa est handicapé ?» «Et ces questions, souligne la psychologue, il va falloir qu’on lui laisse le droit de les poser.». » (lire la suite)

La bibliothérapie pour aider son enfant à aborder ses peurs: La bibliothérapie, vous connaissez? C’est l’art d’utiliser les livres comme outils thérapeutiques. On peut parler de bibliothérapie lorsqu’on se sert des livres d’histoires pour aider un enfant à surmonter ses peurs, ses angoisses, lors d’une période difficile, à améliorer un comportement problématique (ex. : timidité, trouble du sommeil…), à comprendre une réalité à laquelle il doit faire face. Vous pouvez utiliser le livre comme :un outil pour discuter avec votre enfant et aborder ses peurs et aussi comme un outil d’apprentissage pour lui enseigner des valeurs ou des comportements.(lire la suite)

Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @18. La SEP et le désir d’enfant(s)

Un dossier complet pour casser les idées reçues et s’ouvrir à la parentalité.

Tout et n’importe quoi circule sur la possibilité (ou non) d’avoir un enfant lorsque nous sommes porteur d’un handicap. Le champ de la Sclérose En Plaque (SEP) est également victime de ces croyances. Alors, voici des références d’articles qui leur font la peau.

Sur le site Doctissimo, un article d’Annabelle Iglesias (temps de lecture, 5′): « La sclérose en plaques n’est pas un obstacle à la maternité, contrairement à ce que l’on disait aux jeunes femmes il y a encore vingt ans. Il est toutefois conseillé d’anticiper la grossesse avec son neurologue. Suivez les conseils du Pr Sandra Vukusic, neurologue ». (lire la suite)

Sur le site de Top Santé, un article de Coralie Hancock (temps de lecture, 5′): « En France, plus de 75 000 femmes souffrent de sclérose en plaques, une maladie neurodégénérative qui surgit souvent avant qu’elles aient eu un enfant. Pour certaines, la maladie apparaît comme un obstacle à la maternité. D’autres, au contraire, se sont lancées dans l’aventure. Elles témoignent. » (Lire la suite)

Sur le site de Merck-Group, une très belle et sensible campagne de 11 vidéos (Il manque le mois de juin) intitulée « la parole libérée »: 11 témoignages de femmes où tout est dit.

Le teaser
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juillet
Aout
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre

Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @17. La Médiation Audio-Visuelle (Part-1): des images pour mieux se parler.

©- Michel AKRICH – 13 mars 2021

video médiation
La M.A.V, des images pour mieux se parler

Quand utiliser la Médiation Audio et Visuelle dans l’accompagnement d’équipe ?

En tant qu’accompagnateur d’équipe, je suis souvent confronté à la problématique de la qualité des relations humaines dans le contexte du travail et de leurs conséquences sur le bon fonctionnement de la structure. J’interviens alors avec des moyens habituels et classiques. Mais certains participants peuvent se sentir moins à l’aise pour parler en groupe. Ils peuvent avoir des difficultés à mettre des mots sur leurs ressentis. Une forte timidité, peu de vocabulaire, des capacités cognitives insuffisantes, un manque de recul face à leur vécu professionnel, sont autant de raisons pour que certains collaborateurs optent pour le silence.

Dans ce genre d’impasse, la Médiation Audio et Visuelle (MAV) facilite l’ouverture du dialogue car le son et l’image animée sont généralement, et depuis longtemps, fortement intégrés dans le quotidien des participants. Avec l’omniprésence de la télévision, cinéma, Internet, radio, le groupe baigne quotidiennement dans un environnement sérieusement auditif et visuel. C’est en cela, que cette technique se révèle être un support de facilitation intéressant.

Après une diffusion de film ou de podcast, les participants peuvent s’identifier aux personnages, reconnaître des situations vécues. Le phénomène d’identification est pour moi l’occasion d’aborder autrement la gestion du groupe, d’ouvrir des perspectives qui permettent des projets d’accompagnement personnalisés pour chaque équipe et ainsi contribuer à leur développement en les aidant à repérer leur potentiel et à avancer malgré les obstacles. La méthode fournit alors, un accompagnement en douceur où les messages importants peuvent se transmettre naturellement, efficacement et parfois même dans la bonne humeur.

Comment utiliser la MAV dans l’accompagnement d’équipe ?

Être à l’écoute: Je disais précédemment que « le groupe baigne tout naturellement dans une ambiance fortement auditive et visuelle ». C’est donc, en toute logique, que celui-ci échange dans des moments informels, sur un film qu’il a vu, un podcast entendu, une émission télé.

À leur écoute, je suis informé sur ce qui unit ou éloigne les membres du groupe.

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Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @16. Blessure d’abandon: c’est quoi et comment en guérir ?

Internet est riche en articles psy et en voici encore un qui au détour de ma recherche d’informations m’a interpellé par sa clarté sur le thème de la blessure d’abandon. Pour le lire cliquez ici.