LNDT: @309. Comment guérir les blessures de son enfance ?

Un podcast de Radio France de 53′

Notre enfance construit notre vie, l’éducation, les voyages mais aussi les blessures voire les traumas. Comment vivre avec ces blessures de l’enfance ? Comment nous construisent-elles et comme les soigner si elles nous sont trop pesantes ? Le tout de manière optimiste car oui, des méthodes existent.

Que se cache-t-il derrière nos anxiétés, nos addictions, nos dépressions, nos peurs ? Pourquoi sommes-nous parfois violents ? Incapables de maîtriser des émotions ? Une partie des réponses à ces questions se trouve dans notre enfance. Des blessures physiques, psychiques et émotionnelles que nous avons vécues, et qui ont des conséquences sur nos vies d’adultes. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des moyens pour guérir de ces blessures de l’enfance. Mais comment y parvenir ? C’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre avec nos invités Moussa Nabati, psychologue clinicien, et Yasmine Liénard, psychiatre.

LNDT: @308. L’amour maternel et la création littéraire : un lien indissociable

Un podcast de Radio France de 18′

Léa Salamé reçoit le psychiatre Robert Neuburger, auteur de « Ecrire sa mère » aux éditions Payot, un court essai original où il se demande pourquoi presque tous les écrivains ont un problème avec leur mère.

Avec

  • Robert Neuburger Psychiatre et Psychanalyste

Il est l’un des grands noms de la médecine psychiatrique, plus de 50 ans de carrière, spécialiste des thérapies de couple et des thérapies de famille, il est l’auteur d’une quinzaine d’essais à succès et a aussi décidé à l’âge de quatorze ans, qu’il serai psychiatre en sortant de la guerre où il a été un enfant caché, seul survivant de sa famille avec son père et sa mère.

Il publie « Écrire sa mère, à la recherche de l’amour perdu », un court essai original où il se demande pourquoi presque tous les écrivain.e.s ont un problème avec leur mère. C’est un livre sur l’amour maternel où il raconte à travers les figures des écrivains comment le manque de mère ou au contraire le trop plein de mère a marqué intensément leur œuvre. Comment Romain Gary, Annie Ernaux, Nancy Huston, Delphine de Vigan, Marguerite Duras, Georges Simenon, Albert Cohen, Amélie Nothomb, Eric-Emmanuel Schmitt, Michel Del Castillo, tous ces écrivains ont ce point commun d’avoir été mal aimés par leur mère, soit qu’ils ont été trop aimés et donc écrasés, soit qu’ils nous ont été non aimés ou pas aimés par leur mère, et surtout les femmes. C’était parfois incroyablement violent.

Ces nombreuses femmes écrivaines éprouvées par l’absence de tendresse parentale

Les mal-aimé.e.s sont souvent des femmes, rejetées par leur mère. Il raconte comment Marguerite Duras était qualifiée de « petite misère » et frappée par sa mère, qui lui préférait son grand-frère ; comment la mère de Delphine de Vigan la considérait plus comme une rivale que comme sa fille ; comment Nancy Huston a été abandonnée par sa mère à l’âge de six ans, comment la mère de Gisèle Halimi avait salué son entrée dans le monde par : « c’est une catastrophe. Ma mère ne m’aimait pas« , disait-elle, « elle refusait toute étreinte, tout baiser, tout contact« .

Le manque de consolation ou le manque de prendre dans ses bras marque profondément ces femmes, l’abandon aussi comme Nancy Huston ou Michel Del Castillo. Et puis Annie Ernaux qui était persuadée d’être enfant unique, d’être aimée par sa mère et qui, à l’âge de neuf ans, apprend qu’elle avait eu une sœur qui est morte et que sa mère lui préférait, ce qui devait la marquer durablement : « C’est ce qu’on appelle une chute mythique, une chute de croyance en la mère. Quand un enfant est vraiment petit, il ne peut pas imaginer que sa mère ne l’aime pas. Pour rendre consciente cette réalité, il faut un événement, et chez chacun de ces auteurs, j’ai pu repérer un moment qui leur est arrivé et leur a permis de réaliser qu’ils n’étaient pas aimés par leur mère. »

Lire et écrire pour se sentir aimé : la littérature cathartique

Le psychiatre raconte comment ces auteurs et ces autrices trouvent un refuge dans la lecture. Enfants, tous lisent énormément pour essayer de se sauver par la lecture avant que l’écriture ne devienne pour eux et pour elles une manière de se consoler, de se venger et de se libérer de ce manque de mère. Il écrit : « Écrire pour eux, pour elles, c’est s’embrasser, c’est se raconter des histoires comme si c’était la mère qui les racontait. L’écriture est le substitut d’un manque de mère. Elle est leur confidente. Elle est l’interlocutrice qui sait écouter, consoler. Elle prend la place d’une mère qui n’a pas entendu, qui n’a pas voulu ou pu entendre. Elle est la mère qu’ils n’ont pas eue. Une mère rêvée. » Au micro de Léa Salamé, il ajoute : « Tous ces auteurs ont un trajet commun, quand ils découvrent leur situation d’enfant mal-aimé, ils se réfugient dans leur tête, ils vont fantasmer énormément, se raconter des histoires, se faire exister par l’écriture et la lecture. Ce qui veut dire que l’être humain est capable de création, d’inventer des solutions. Si on n’a pas l’échappatoire de l’écriture, tous les arts sont cathartiques et émergents, sinon résilients. »

Éprouvés parce que trop aimés

D’autres avaient été mal aimés d’une autre façon, puisqu’ils avaient été trop aimés et c’était plus souvent des hommes : « Le trop-plein d’amour, lui, écrase, c’est le cas de Romain Gary qui écrit : « Avec l’amour maternel, la vie vous fait une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. » Amélie Nothomb raconte qu’elle était complètement obsédée : « Ma mère, quand j’étais petite, c’était mon trip, c’était mon obsession, c’était mon Dieu. » Et puis Albert Cohen qui, chez Bernard Pivot, parlait de sa mère : « Les fils ne savent pas que leurs mères sont mortelles et moi le premier, je ne l’ai pas su. Ce qu’elle avait de particulier, ma mère, c’est qu’elle n’avait pas de moi, son moi, c’était son fils. »

La suite à écouter…

LNDT: @307. La beauté, c’est ce qui nous arrête

Un podcast de Radio France de 4′

« La beauté sera comestible ou ne sera pas. » Mais qui a bien pu dire ça ?

C’est un grand sujet, la beauté et le beau. Et comme tous les grands sujets, il suscite parfois quelques déclarations pompeuses. Par exemple celle-ci, de l’académique Paul Valéry « La définition du beau est facile : il est ce qui désespère. » Ou cele-la, du surréaliste André Breton : « La beauté sera convulsive ou ne sera pas. » Ce à quoi Salvador Dali, autre surréaliste, mais plus drôle, répondait en pastiche : « La beauté sera comestible ou ne sera pas. »

Tout de même, c’est une question importante pour nos vies, et pas seulement en théorie : qu’est-ce qui est beau ?

Au début, c’est simple, lorsque nous sommes enfants, nous trouvons beau ce qu’on nous montre comme tel (« regarde, comme c’est beau ! ») et ce que nous aimons (« ma maman, c’est la plus belle »). Un peu plus tard, lorsque nous sommes ados, nous commençons à trouver beau ce qui nous attire, et suscite en nous du désir…

« Un jour, mon père me dit : Fiston, j’te vois sortir le soir 
A ton âge, il y a des choses qu’un garçon doit savoir 
Les filles, tu sais, méfie-toi 
C’est pas c’que tu crois. Elles sont toutes 
Belles, belles, belles comme le jour 
Belles, belles, belles comme l’amour… »

Puis on grandit… Alors tout ça nous reste, bien sûr, on continue de trouver beau ce qu’on nous montre comme tel, ce qu’on aime, ce qui nous attire… Mais peu à peu, une autre quête du beau s’empare de nous.

D’ailleurs, revenons à Paul Valéry, vous savez, celui qui nous disait tout à l’heure « le beau, c’est ce qui désespère ». Car le plus intéressant, c’est peut-être ce qu’il écrivait ensuite : « Mais il faut bénir ce genre de désespoir, qui vous détrompe, vous éclaire et qui vous secourt. »

Pas mal, ça : le beau c’est ce qui nous détrompe, nous éclaire et nous secourt.

Oui, le beau nous détrompe : il nous montre nos erreurs de perspective, nous fait prendre de la hauteur, nous arrache à nos petites ambitions, nos petites déceptions, nous dit « ne perds pas de temps avec ça ! »

Puis, le beau nous éclaire : il déchire la lumière noire des passions tristes et nous fait voir que la vie est à la fois dure et belle, et que sa violence ne doit pas faire oublier sa beauté.

Enfin, le beau nous secourt : il nous console de nos chagrins. Quand nous sommes dans la souffrance ou l’adversité, contempler la beauté ne règle rien, mais nous rappelle que vivre vaut quand même la peine.

Et je rajouterai : le beau, c’est ce qui nous arrête.

Parfois, le beau est si puissant qu’il nous arrête net : chacun de nous quittera cette vie porté par des images de couchers de soleil somptueux, de montagnes magnifiques, d’océans majestueux ; c’est le beau grandiose, éblouissant.

Et parfois le beau est discret, caché ; pour l’accueillir, il faut s’arrêter, regarder, respirer, écouter. Quand je mourrai, je sûr que je me souviendrai aussi de la beauté d’une chanson de petite fille en train de jouer toute seule, entendue un jour dans un jardin au fin fond de l’Inde. C’est le beau intime, le beau bouleversant.

La poétesse Emily Dickinson écrit : « La beauté n’a pas de cause. Elle est. / Qu’on la pourchasse, elle s’efface. / Qu’on s’arrête – elle demeure. »

S’arrêter plus souvent, contempler la beauté. Quel beau programme ce sera pour notre été…

LNDT: @306. L’épigénétique et la transmission des traumatismes ancestraux

Un podcast de Radio France de 55′

La transmission intergénérationnelle de certains traumatismes vécus par nos ancêtres se fait, non pas seulement par la connaissance ou l’intuition que nous en avons, mais aussi par l’intermédiaire d’une empreinte, une sorte de cicatrice biologique qui se perpétue au cœur même de nos cellules.

Avec

Cette découverte fondamentale qui met à jour le lien entre ADN et mémoire ancestrale doit tout à une science encore nouvelle, l’épigénétique. En grec, épi veut dire « en plus », « au dessus ». L’épigénétique, c’est donc la science de ce qui complète la génétique. Il nous faut remonter le temps, pour un voyage au fil des générations, sur les traces des traumatismes de nos pères et de nos mères, et de leurs ascendants. Dans cette traversée, il sera question de l’ADN, de la réconciliation d’Alice et de Léa, mère et fille, toutes deux victimes d’une tragédie familiale, mais aussi de l’odeur du café et du pain grillé. L’écrivain William Faulkner nous rappelait déjà, dans son livre « De bruit et de fureur », que  » Le passé n’est jamais mort, il n’est même pas passé », réflexion qui peut faire penser à Nietzsche et son « concept » de l’éternel retour. Cette épisode montre comment ces blessures anciennes et ces secrets de famille influencent la façon dont s’expriment, ou au contraire se taisent, certaines régions de notre propre ADN, un peu comme si elles demeuraient inscrites dans une sorte de livret de famille cellulaire car l’épigénétique nous révèle que nos ancêtres, bien au-delà de leurs portraits sépia, laissent une empreinte indélébile dans la façon dont nos gènes s’expriment ou se taisent.

LNDT: @305. Neuroatypiques : TSA, TDAH, HPI et HPE – Défis et Prise en Charge

Un podcast de Radio France de 53′

TSA, TDAH, HPI ou encore HPE, les personnes neuroatypiques, ce sont ces personnes atteintes d’un trouble dont le fonctionnement neurologique diffère de la norme. Le diagnostic est souvent difficile à poser par les médecins.

Avec

  • Séverine Leduc Psychologue spécialisée dans la prise en charge des troubles du spectre autistique.

Les neuroatypiques, ces dernières années, sont sur le devant de la scène, notamment en raison du phénomène de mode autour des HPI. Séverine Leduc, psychologue spécialisée dans la prise en charge des troubles du spectre autistique, déplore que l’on mette toute la lumière sur les HPI quand on parle de neurodiversité, au détriment d’autres profils neurodivergents comme les Troubles du Spectre Autistique (TSA), Trouble déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDA/H) ou troubles DYS. Cette dernière explique que lorsque l’on parle de neuroatypie, cela revêt en général un caractère de handicap derrière. Elle le constate avec ses patients qui souffrent de troubles spécifiques, qui les invalident au quotidien. Cette dernière trouve d’ailleurs que l’on ne devrait pas inclure dans les neuroatypiques, les HPI. Celle-ci cite une étude de Franck Ramus, chercheur au CNRS qui met en évidence que le haut QI ne provoque pas de trouble, il s’agit même de personnes qui ont moins de difficultés, voient moins les psys et sont mieux anxieux que les autres.lement, grandit quant à elle au son d**’Aznavour, d’Agnès Obel,** et de Pierre Desproges. Elle fait ses premières armes sur un ukulélé et passe il y a deux ans au français pour mieux chanter ses fragilités notamment le titre Petit corps l’an dernier ou dans l’EP Monstrueuse en janvier 2024. Un projet remarquablement bien écrit. Sawsan Abes est actrice, native de Montfermeil, elle étudie d’abord à Paris l’architecture pour finalement rejoindre le cours Florent, façonnant non plus des espaces mais des personnages. Sa carrière débute en 2023 avec la série Ourika coproduite par Booba pour Prime Vidéo. Cette année, elle incarne une influenceuse, puis une journaliste dans un premier long métrage, puis elle sera dans la série Amours Solitaires. Usky, est un rappeur. Repéré en 2013 grâce à un freestyle dans Planète Rap, il sort son premier album, Mojo, en 2016, et bon nombre de projets plus tard (dont un rôle lui aussi dans la série Ourika), est de retour (et en tournée à travers toute la France) avec un nouvel album, Anhédonie.

LNDT: @304. Trouver du sens avec Ehla, Solann, Sawsan Abes et Usky : un podcast inspirant

Un podcast de Radio France de 1h56′

Est-ce normal que les humains ne donnent pas tous le même sens à votre vie ? Doit-on se détourner de l’essentiel ou au contraire, se concentrer dessus pour donner du sens ? Comment est-ce que l’on sort des longues périodes sans sens ?

Avec

Pour répondre à ces questions, sont présents : Ehla, chanteuse, native du Sud, élevée dans les sonorités de Stevie Wonder, d’Aaliyah, ou encore de Lauryn Hill, elle fait ses premiers pas musicaux grâce au synthétiseur reçu à l’occasion de ses 15 ans. En 2019, son single Pas d’ici, sur Paris, ville dans laquelle elle vit comme tant d’artistes et personnalités contre leur gré, connaît un grand succès et des écoutes par millions. Tourbillon de pop qui nous emporte, elle sort Pause en 2023. Solann, chanteuse également, grandit quant à elle au son d**’Aznavour, d’Agnès Obel,** et de Pierre Desproges. Elle fait ses premières armes sur un ukulélé et passe il y a deux ans au français pour mieux chanter ses fragilités notamment le titre Petit corps l’an dernier ou dans l’EP Monstrueuse en janvier 2024. Un projet remarquablement bien écrit. Sawsan Abes est actrice, native de Montfermeil, elle étudie d’abord à Paris l’architecture pour finalement rejoindre le cours Florent, façonnant non plus des espaces mais des personnages. Sa carrière débute en 2023 avec la série Ourika coproduite par Booba pour Prime Vidéo. Cette année, elle incarne une influenceuse, puis une journaliste dans un premier long métrage, puis elle sera dans la série Amours Solitaires. Usky, est un rappeur. Repéré en 2013 grâce à un freestyle dans Planète Rap, il sort son premier album, Mojo, en 2016, et bon nombre de projets plus tard (dont un rôle lui aussi dans la série Ourika), est de retour (et en tournée à travers toute la France) avec un nouvel album, Anhédonie.

LNDT: @303. Faire face au deuil : perte, reconstruction et évolution personnelle

Un podcast de Radio France de 2h04′

Comment on gère l’après-deuil ? Est-ce ça change une personne de vivre un deuil très jeune ? Existe-t-il d’autres deuils que celui de la perte d’un être cher ? Comment on fait le deuil de quelque chose que l’on n’a pas réussi ?

Avec

Pour le dernier Tunnel de la saison, Anna Toumazoff et ses invités abordent une thématique qui traverse inévitablement nos vies : le deuil. Le deuil, dans son sens littéral, peut prendre la forme de la perte d’un être proche ou d’une rupture amoureuse. Dans sa forme métaphorique, on parle de deuil d’un idéal, d’un projet.

Pour discuter du deuil dans sa vastitude, Anna Toumazoff est accompagnée de Karine Dusfour, réalisatrice de documentaires et autrice. En 2021, elle publiait avec Elizabeth Both, Grandir avec l’absence un livre dans lequel 13 personnalités publiques se livrent sur la disparition précoce d’un de leurs parents. Karine Dusfour, est elle-même touchée par le sujet, elle a perdu son père à l’âge de 12 ans.

LNDT: @302. Françoise Dolto : La Médecin qui a Révolutionné la Psychanalyse Infantile

Un podcast de Radio France de 45′

Françoise Dolto se sentait en sécurité avec les enfants qui nourrissaient sa théorie de concepts nouveaux, comme l’image inconsciente du corps, les stades du développement infantile, etc. Elle avait de l’intuition, du savoir-faire et de la clairvoyance. De l’assurance aussi.

Née en 1908, issue d’un milieu bourgeois, Françoise sera la quatrième d’une tribu qui comptera six enfants. Le père donne à ses enfants une éducation catholique et progressiste, la mère, traditionaliste, enseigne très vite à ses filles qu’elles sont destinées à être épouses puis mères et à demeurer au foyer, seul territoire qui leur soit autorisé. Françoise ne s’y laissera pas contraindre.

Françoise, très jeune, veut aider les autres. Ses frères se moquent d’elle. Elle est non seulement imaginative mais aussi créative : elle se souvient de ses rêves et en fait des scénarios, elle fabrique un poste à galène toute seule, et apprend à toute vitesse. Pour faire des études de médecine, sa mère lui met des bâtons dans les roues. Cette dernière ne cessera de la rejeter. Mais Françoise Dolto va tout de même y parvenir. Elle choisit pour son externat de s’occuper d’enfants parce que cela la passionne. Elle veut faire de la médecine pour tous les enfants sans se restreindre aux cas officiellement psychiatriques. Appréciée de ses collègues – qui ne comprennent pas toujours pourquoi elle parle aux enfants comme à des adultes –, elle passe brillamment sa thèse.

LNDT: @301. Réconciliez-vous avec votre corps : L’expérience du corps féminin

Un podcast de Radio France de 48′

Avec nos invitées, nous parlons du corps, qu’il soit contraint, célébré, ou encore adoré. Ne serait-il pas nécessaire de se réconcilier avec lui ?

Le corps peut être ridé, enrobé, svelte. Il peut être nourri, sublimé, aimé, désiré. Il est surtout la cartographie de nos histoires intimes mais aussi le reflet des problématiques de notre société.

Et vous, êtes-vous bien dans votre corps ? Votre corps et votre esprit vivent-ils en symbiose ?

Le corps féminin, entre injonctions et réconciliation

Aurélie Doré, créatrice du podcast « Ceci est ton corps », explique que l’expérience du corps féminin, c’est aussi l’expérience de l’anxiété constante à propos de nos corps, à quoi ils ressemblent. Elle explique : « Elle [Ovidie] parle de cette charge esthétique qui nous incombe, dans le cadre d’une relation sentimentale. Ça condense toute l’expérience de ce que c’est d’être dans un corps de femme, un corps qui, finalement, doit être regardé, doit correspondre à des normes et doit être comme ci et pas comme ça.« 

LNDT: @300. Engagement amoureux : diversité des perceptions à différentes étapes de la vie

Un podcast de radio france de 53′

L’appréhension de l’engagement n’est-elle pas mouvante, changeante, au gré des épreuves, des désamours et des rencontres ? Et vous, que représente ce mot engagement quand nous parlons d’amour ? A quel moment avez-vous eu l’impression de vous engager ?

Avec

La conversation a débuté au café. Elle dit : « je ne pense pas à un appart ou à un enfant. Je crois que le plus important, c’est le temps que tu consacres à l’autre. Ta disponibilité. Ta façon d’être là, entièrement, pour l’autre ». Elle a 25 ans et sa définition de l’engagement en amour m’a séduite. Il y avait dans ces mots, une sincérité, une authenticité, une réflexion sur soi et les relations à autrui. Mais que dira t-elle dans 15 ou 25 ans ?