LNDT: @432. Alcool, nous avons un problème

Une création deDelphine Saltel

| Un podcast à soi (32′) – ARTE Radio Podcast

« Moins boire, j’avais déjà essayé »

Faut-il attendre de planquer des mignonnettes de vodka dans le placard de sa salle de bains pour considérer qu’on a un problème avec l’alcool ? Tout le monde lève le coude, mais personne ne tombe jamais vraiment d’accord sur la définition de l’alcoolisme. Est-ce boire tous les jours ? Boire seul ? Avant 18h ? Chacun y va de sa petite frontière personnelle entre le bon vivant et le pochtron qui doit partir en désintoxication. En se focalisant comme ça sur la déviance des normes sociales, on évite de réfléchir à ce qui se passe avant l’enfer de l’addiction, dans la zone grise de nos consommations ordinaires : cette alcoolisation ambiante et totalement banalisée dans laquelle on trempouille quotidiennement avec notre religion bien franchouillarde de l’apéro, du pot de départ ou du dîner bien arrosé. On vit tellement immergés là-dedans, partout, tout le temps, qu’on ne réfléchit plus à ce que ça nous fait à tous, collectivement.

Sans attendre le Dry January pour s’atteler à la réflexion, Delphine Saltel a lu Jour Zéro, le journal de bord que l’autrice Stéphanie Braquehais s’est mise à tenir quand elle a décidé d’arrêter de boire. Au fil des jours de sobriété, elle arrive à s’extirper peu à peu des automatismes de consommation et de la convivialité éthylique pour regarder notre apérocratie en face.

Ressources :
– « Jour Zéro », Stéphanie Braquehais, Editions L’iconoclaste, 2021.

LNDT: @431. Comment parler de l’effondrement avec ses enfants

Une création deDelphine Saltel

| Un podcast à soi (32′) – ARTE Radio Podcast

« Est-ce que je leur dis la vérité ? »

Comment parler à nos enfants de la crise écologique sans leur refiler une angoisse trop lourde à porter ? Le réchauffement planétaire sera vraisemblablement un processus long auquel nos enfants et les enfants de nos enfants devront s’habituer. Qui les forcera à vivre dans les décombres de nos rêves de croissance et de technologie. Comment le leur dire ? Comment leur donner des ressources pour faire face à cette situation ? C’est une question d’éducation, mais aussi de récit, de fiction. Car les histoires qu’on se raconte et que l’on raconte aux autres participent à la prise de conscience écologique et nous poussent à l’action. Pour défricher quelques pistes, Delphine Saltel rencontre l’autrice jeunesse Marie Pavlenko. Elle écrit des albums jeunesse et des romans pour adolescents (science-fiction, fantasy, vie quotidienne). Il y est toujours question de la nature, des animaux, du monde vivant qui nous entoure, mais jamais de manière didactique ou culpabilisante. Elle nous donne ainsi des clés précieuses pour sortir de l’hébétude qui nous saisit face au dernier rapport du GIEC. Le but de cette démarche ? Comprendre ce qui se joue dans l’expérience de la nature, apprécier la capacité des livres à nous reconnecter au monde vivant, et déjouer l’amnésie environnementale et générationnelle qui nous menace. 

Quelques livres de Marie Pavlenko à lire et à offrir aux adolescents :
– « Et le désert disparaîtra », Flammarion
– « Un si petit oiseau », Flammarion
– « Je suis ton soleil », Flammarion
– « Un été avec Albert », Flammarion

LNDT: @430. Comment renoncer à être un parent parfait (2/2)

Une création deDelphine Saltel

| Un podcast à soi (41′) – ARTE Radio Podcast

L’éducation positive passée au crible, « Les enfants ça ne peut pas grandir sans nourriture affective »

Avant, quand ça chauffait à la maison, les parents nous envoyaient parfois réfléchir dans notre chambre. On claquait la porte bien fort et eux, dans leur sagesse ancestrale, levaient les yeux au ciel en disant  : « De toute façon, quoi qu’on fasse, ça sera raté… » Aujourd’hui on vise plus haut. On veut faire mieux qu’être juste le parent “suffisamment bon” loué par le pédiatre américain Donald Winnicot dans les années 60. Quand on fait des enfants, c’est qu’on l’a désiré : comme un projet personnel, une promesse de bonheur et de réussite. C’est normal, c’est l’idéal qui flotte dans l’air du temps. Celui que véhiculent notamment les manuels d’éducation positive au rayon « développement personnel » de la FNAC :  une relation fondée sur le respect des besoins et des émotions de l’enfant , la bienveillance, la démocratie familiale. Alors on fait tout pour être les parents qu’on aurait rêvé d’avoir : zen, souriant, à l’écoute, 100% formidables. On achète plein de livres, on consulte “mamanbienveillante.com” , on essaye plein d’astuces et de méthodes. Et évidemment… ça ne marche pas, ou pas toujours, loin de là. Pourquoi ?
Dans cet épisode, le second consacré aux mirages de la parentalité, on passe l’éducation positive à la loupe : pourquoi on aspire tous plus ou moins à cet idéal alors qu’il est si difficile à mettre en pratique, en vrai, dans la vie de tous les jours? Est-ce que c’est juste une mode, une arnaque marketing ? Qui sont les experts qui nous abreuvent de discours scientifiques sur le cerveau des bébés et la manière dont on doit leur parler ? Est-ce qu’il faut faire des stages, lire des livres, se « mettre en respiration ventrale » pour devenir ce parent parfait qui ne crie jamais ? Est-ce un horizon ou un mirage destiné à nous culpabiliser sans fin, et à pourrir tous les moments imparfaits qu’on passe avec nos enfants ?

Avec :
– Isabelle Roskam, psychologue clinicienne
– Béatrice Kammerer, journaliste spécialiste d’éducation
– Claude Martin, sociologue
– Clara H. et Emilie S.
Merci à Mathilde Bernos et Karine Le Loët

LNDT: @429. Comment la parentalité intensive nous bouffe la vie (1/2)

Une création deDelphine Saltel

| Un podcast à soi (44′) – ARTE Radio Podcast

Etre un bon parent, une injonction impossible, « Le modèle du bon parent est une norme, une construction culturelle »

Vous connaissez les soirées 4D après le travail : devoirs, douche, dîner, dodo ? Rien de tel pour se faire un petit burn-out, et se demander ce qui nous a pris de faire des enfants. Pourquoi personne ne nous prévient du niveau d’épuisement que l’on va atteindre en se reproduisant ? Personnellement, je n’ai rien vu venir. Peut-être que je ne voulais pas entendre… Tellement rivée à mon envie de jouer au papa et à la maman, de rentrer dans le grand cycle de la vie. On est censés s’épanouir dans son rôle de mère ou de père, le jouer à fond, mais on ne questionne pas vraiment la pression que cela nous met. Ce qui se cache derrière l’idéal de l’enfant choisi, désiré, et de son parent hyper-investi, sur-informé, bienveillant, toujours à l’écoute… Ce que cela réclame de chacun de nous et que la société toute entière nous demande.
Pour ce premier épisode consacré à la parentalité, je suis allée voir une psychologue clinicienne spécialiste du burn-out, des mères et des pères plus ou moins surmenés. J’ai discuté avec mes filles, enregistré nos disputes, glané deux ou trois concepts éclairants chez des sociologues. Je n’ai pas trouvé la formule pour shampouiner de la lotion anti-poux dans la joie mais j’ai mieux compris les modes de parentalités auxquels je m’accroche :  d’où ils viennent, quels groupes sociaux les diffusent. Pourquoi ils ne nous font pas tant de bien que ça. Une manière de débusquer l’hypocrisie du modèle que l’on s’impose collectivement, et de déblayer quelques pistes pour re-politiser nos vies de parents.

Avec :
– Isabelle Roskam, psychologue clinicienne
– Claude Martin, sociologue
– Charlotte Debest, sociologue
– Samuel Bonvoisin, L’oasis de Serendip
– Emilie S.

LNDT: @428. Cadavre sexy

Une création de Caroline Ruffault

| Un podcast à soi (3′) – ARTE Radio Podcast

Des filles se lachent: « J’étais déjà une sacrée coquine »

Un magnétophone, un dîner entre copines, un montage aiguisé pour un cadavre exquis de diverses premières fois (baiser, amour, fellation, sodomie, fiasco…) racontées par des jeunes femmes d’aujourd’hui.

LNDT: @427. Vieillir ensemble

Une création deSarah Maquet

Ils s’aiment, ils s’engueulent et ça fait 60 ans que ça dure

| Un podcast à soi (17′) – ARTE Radio Podcast

« Et après, ils ont empoisonné les huîtres »

Claudette et Francis ont plus de 80 ans, dont 60 ans de mariage. Dans la campagne charentaise mamie prépare la soupe, papy prend sa tension. Devant « Thalassa », dans la cuisine ou encore au cimetière, ils discutent avec leur petite-fille. D’enterrement, de laque pour les cheveux, du temps qui passe, des potins du village… Le tout ponctué de chansons et d’éclats de rire.

LNDT: @426. Suçothérapie

Une création de Mehdi Ahoudig

Comment la fellation a sauvé mon couple

| Un podcast à soi (7′) – ARTE Radio Podcast

« Te sucer tous les deux jours »

Pour sauver son couple menacé par la routine et l’absence de communication, Elise, 30 ans, a inventé la suçothérapie. Une fellation tous les 2 jours pendant 2 mois. Une histoire vraie. Une belle histoire ? A vous de voir.

LNDT: @425. SMS Amor

Une création deMathilde Guermonprez

Les textos racontent nos histoires d’amour

| Un podcast à soi (5′) – ARTE Radio Podcast

« T ou ? »

Après C’est maman (les messages des mamans sur nos boîtes vocales), Mathilde Guermonprez s’attache aux couples. Comme les histoires d’amour se racontent aujourd’hui par SMS, elle a recueilli une douzaine d’échanges de textos authentiques.
Ils sont lus par Sarah-Jane Sauvegrain & Slimane Yefsah pour qu’ils racontent une seule histoire, de la première nuit au premier enfant, de la rencontre à…
Bonne fête les amoureux ! 

LNDT: @424. Les filles du village

Une création de Charlotte Bienaimé

| Un podcast à soi (42) – ARTE Radio Podcast

Grandir loin des villes. « Ici, il y a toujours un col à passer »

Sarah, Aurore, Inès et Érine ont entre 16 et 18 ans. Elles ont grandi au cœur des montagnes vosgiennes, dans des villages ou des toutes petites villes. La semaine, elles vivent en internat, pour suivre les cours en alternance à la Maison Familiale et Rurale de Saint Dié. Toutes se destinent à travailler dans les métiers du soin à la personne. Elles racontent ce que ça veut dire, de grandir et de vivre en milieu rural. Quel rapport au territoire, à la famille, aux ami.e.s, aux loisirs ? Quelles difficultés rencontrent-elles ? Quels rêves poursuivent-elles ?

Avec :
– Les élèves de 1er et de Terminale du Bac SAPAT ( Service à la personne et aux territoires), de la maison familiale et rurale de Saint Dié des Vosges.
– Yaëlle Amsellem-Mainguy, sociologue

LNDT: @423. Comment élever les garçons

Une création de Charlotte Bienaimé

| Un podcast à soi (60′) – ARTE Radio Podcast

« Ils se bastonnent tout le temps »

Au cœur d’un festival féministe consacré à l’âgisme et à la transmission entre générations, un atelier s’organise pour partager des expériences autour de l’accompagnement des garçons dans un monde patriarcal. Y participent des mères, surtout, et quelques papas. Des personnes célibataires ou en couple hétérosexuel ou homosexuel. Des grands-mères et des taties, des femmes sans enfants, des habitantes de lieux collectifs, et beaucoup de personnes qui tentent de faire famille autrement.
L’une constate que ses fils se bagarrent sans cesse alors qu’avant l’entrée à l’école, ils étaient doux comme des agneaux. L’autre tente de transmettre à son garçon le goût du travail domestique et l’empathie. Une troisième est éprouvée à la vue de son petit dernier, revenu de l’école en pleurs : il voulait porter une jupe, ses copains se sont moqués de lui. Des animatrices de colonies tentent de lutter contre les comportements violents des garçons, tout en s’interrogeant sur leur pouvoir en tant qu’adultes…

Comment élever des garçons dans un monde sexiste ? Comment empêcher qu’ils ne deviennent des agresseurs ? Et si c’est le cas, que faire ? Est-ce que le patriarcat s’effondrera grâce à l’éducation ? Ce mot même est remis en cause par celles et ceux qui luttent aussi contre la domination adulte. 

Avec : 
– Les participantes à un groupe de parole lors du festival Kozh, organisé par le collectif Very Bad Mother
– Gabrielle Richard, sociologue 
– Vanina Mozziconacci, philosophe
– Adrien Brossard, psychologue