LNDT: @440. Comment le théâtre peut nous aider à surmonter l’anxiété et la timidité ?

| Un podcast Radio France (46′)

On s’intéresse aux nombreuses vertus du théâtre sur la réduction de l’anxiété et du stress. Comment faire du théâtre aide à sortir de sa coquille ? Comment soigner ses blessures intérieures grâce à la pratique ou à l’écriture théâtrales ?

Comment la pratique théâtrale apaise l’anxiété sociale ? Comment la pratique théâtrale peut aider les timides à rencontrer des inconnus ou à s’exprimer en public, l’une des terreurs les plus communément admises. Voyons par quel mécanisme monter sur une scène sous le regard des autres permet paradoxalement d’apaiser son anxiété. C’est également l’occasion ici de s’intéresser aux mécanismes d’exposition à sa phobie dans les thérapies comportementales et cognitives, et de faire le point sur ce qu’est l’anxiété sociale.

L’anxiété sociale, quand l’imaginaire surjoue

La grands timides, anxieux ou phobiques sociaux ressentent un sentiment de honte à se présenter en public, le médecin psychiatre Antoine Pellissolo rappelle que la moitié sinon les deux-tiers de la population déclarent ressentir de la timidité, le fait d’être impressionné par les situations nouvelles. Le professeur explique l’anxiété sociale, cette peur du jugement de l’autre, un regard porteur de jugement négatif qui peut aller du trac à la personnalité évitante, où beaucoup de situations de la vie deviennent un problème. L’anxiété, la phobie sociale, c’est « l’impression d’être transparente, l’impression qu’on peut ne pas cacher les choses parce que tout de suite les émotions sont visibles, les arrière-pensées sont visibles, un jeu de miroir, intéressant pour le théâtre, entre ce qu’on ressent sur soi-même et ce qu’on pense sentir sur le regard de l’autre« , quelque chose dans l’imaginaire venant justement de l’image qu’on a de soi-même.

LNDT: @439. Le plaisir de transmettre derrière les fourneaux

| Un podcast Radio France (52′)

À travers la cuisine, ce sont bien plus que des recettes de familles qui se transmettent de génération en génération. Autour d’une marmite, les grands-mères livrent leurs astuces, mais souvent beaucoup plus que cela.

Dans le Grandmas Project, le réalisateur et producteur Jonas Parienté montre comment une recette de cuisine est avant tout un vecteur de transmission entre générations, qui raconte bien plus que de simples ingrédients. Dans chacun des petits films de cette collection, disponibles gratuitement sur la plateforme Grandmas Project, un ou une cinéaste et sa grand-mère se retrouvent dans une cuisine, le temps de réaliser un plat qui révèle quelque chose de leur histoire, de la culture de leur famille.

Jonas Parienté est parti de sa propre expérience avec ses grand-mères. « Je me suis rendu compte que la cuisine était le lieu et la pratique qui me permettait de les interviewer. Au-dessus de la marmite, ça devenait tout naturel. Et de cette expérience personnelle, j’ai fait un projet plus collectif. »

« Son plaisir, c’est de donner »

Lui-même a filmé sa grand-mère égyptienne, Nano, en train de préparer la molokheya, qu’il décrit comme « un ragoût, l’équivalent d’un bourguignon, mais égyptien »« La cuisine, c’est vraiment toute sa vie. Mais il y a aussi une notion de devoir. Je ne sais pas si elle adore y être par plaisir personnel, c’est juste que son plaisir, c’est de donner. Et donc, parce que c’est de là qu’elle donne, on va dire que c’est son territoire. »

C’est grâce au Grandmas Project que l’illustratrice et motion designeuse Mélody Da Fonseca décide de faire un film sur sa grand-mère espagnole, Juana. « Depuis toujours, je la dessine, je l’enregistre, je fais des photos d’elle. Là, c’était l’excuse pour garder un moment de mémoire, d’histoire, de cette dame incroyable. Ça l’a mise en lumière, ça lui a permis de raconter des choses qu’elle ne nous avait jamais dites. » Au détour de la préparation d’une tortilla de patatas, surgit ainsi ce souvenir d’enfance, quand Juana était envoyée au ruisseau, où l’on faisait les lessives, pour récupérer avec une petite cuillère, pour la cuisine, les restes d’huile flottant à la surface…

Une recette ratée peut en dire long

« Ce que j’ai adoré à travers ce projet, c’est de découvrir qu’en fonction des personnes, des familles, ce n’est pas tout le temps la même réponse », explique Jonas Parienté. Dans certains cas, « la recette est vraiment un personnage », tandis que d’autres grands-mères ne cuisinent pas beaucoup, ou pas très bien, et c’est cela qui devient le cœur du sujet. L’histoire d’une recette ratée permet de transmettre d’autres choses, « mais malgré tout, on ne perd jamais la dimension culturelle, la racine ».

« La base de la cuisine, c’est la transmission, confirme le chef Grégory Cohen. Moi, ma grand-mère était une très mauvaise cuisinière. Et elle trouvait toujours une excuse exceptionnelle. C’était toujours beaucoup trop salé, mais elle disait que c’était parce qu’elle était amoureuse. Ou quand elle brûlait les plats, et elle disait : ‘C’est que je pensais à toi mon chéri, et d’un seul coup, j’ai oublié’. Ça fait des souvenirs exceptionnels. Que le plat soit bon ou moins réussi, en réalité, ce qui compte, c’est cet amour qu’elle nous a transmis. »

En 2024, le projet Grandmas Project est devenu un livre de recettes du monde entier, dans lequel une certaine… Eva Roque partage, photos à l’appui, les secrets de la pissaladière de la grand-mère.

  • Jonas Parienté, Grandmas Project. Transmettre en cuisine le plus délicieux patrimoine de l’humanité, Hachette Cuisine, octobre 2024

Invités

Melody Da Fonseca Fernandez, motion designeuse et illustratrice. Réalisatrice de l’épisode « La tortillas de patatas » dans la saison 2 de « Grandmas project »

Jonas Pariente, réalisateur et producteur, fondateur de l’agence Chaï Chaï. Créateur de la websérie « Grandmas Project » et auteur du livre « Grandmas Project. Transmettre en cuisine » (Hachette pratique, 2024).

LNDT: @438. Comment surmonter une fausse couche ?

| Un podcast Radio France (46′)

On estime qu’environ une grossesse sur quatre se solde par une fausse couche, 200 000 en France chaque année. Malgré l’ampleur des chiffres, l’arrêt de grossesse est bien souvent vécu dans la solitude ou l’intimité du couple et avoir de lourdes conséquences psychologiques.

Avec

Aujourd’hui, on s’intéresse aux fausses couches ou avortement spontané. Un événement traumatique, un drame intime qui touche environ 200 000 femmes par an.

Comment expliquer les non-dits, les tabous qui entourent les fausses couches ? Quelles sont les principales causes des fausses couches ? Quels sont les symptômes ? Comment faire le deuil ? Comment surmonter ce trauma psychologique  Comment l’entourage peut-il accompagner les femmes qui ont fait une fausse couche ?

Nous abordons également comment se forme un embryon et quelles sont les raisons de sa viabilité jusqu’au terme de la grossesse.

La fausse couche : un arrêt de la grossesse lié à une erreur

Danielle Hassoun, gynécologue-obstétricienne au Centre de santé du Square de la mutualité explique ce qu’il se passe en cas de fausse couche : « Les malformations, souvent d’origine chromosomique, sont la cause première des fausses couches précoces, celle d’avant le troisième mois. Les autres causes sont beaucoup plus rares et peuvent être des causes infectieuses, des malformations de l’utérus. » Ensuite, « l’utérus réagit, il y a des saignements, et dans la majorité des cas, l’embryon est expulsé. » Mais parfois, il n’y a pas d’expulsion spontanée. « Le corps va garder l’embryon. Une intervention médicale, soit médicamenteuse, soit chirurgicale avec un curetage, ou une aspiration, sera nécessaire pour que cette expulsion puisse avoir lieu… Et n’est pas la même chose par rapport au corps. », ajoute la psychologue clinicienne spécialisée en psychopathologie.

Questionner l’expression « faire une fausse couche »

Pour Mathilde Bouychou, il faudrait questionner les mots fausse couche : « Il n’y a rien de faux dans une fausse couche. Tout est vrai. Ce qui est perdu est réel, même si c’est difficilement définissable. » Et la dessinatrice Mathilde Lemiesle, autrice de la bande dessinée Fausse couche vraie question, ajoute : « On parle de faire une fausse couche, mais ne devrait-on pas parler de subir une fausse couche ? »

Les fausses couches bien que fréquentes, demeurent un sujet tabou

Danielle Hassoun : « Sur 100 grossesses qui commencent, 25 qui arrivent à terme. » Des chiffres qui exercent une pression sociale sur les femmes qui gardent le secret sur leur grossesse avant qu’elle ne soit confirmée. Pour Mathilde Bouychou,« On peut dire que la fausse couche est banale au sens de fréquente, mais pas au sens de ce qui vous arrive. Rien n’est jamais banal et même si ce n’est pas toujours un drame, l’arrêt involontaire d’une grossesse reste comme une cicatrice. » Mathilde Lemiesle, qui a subi quatre fausses couche, explique : « Comme souvent, on n’a pas dit qu’on était enceinte, quand l’arrêt involontaire de la grossesse survient, c’est le double silence. » Conséquence : le tabou qui entoure la fausse couche conduit à l’ignorance. Mathilde Lemiesle : « Je ne savais rien et quand ça m’est arrivé, je suis tombé des nues. Et médicalement aussi, j’ignorais ce qui allait se passer. Tout a été une découverte. »

Accompagnement médical et soutien de l’entourage : des clés pour la guérison

Pour Mathilde Lemiesle, la fausse couche est « une épreuve va marquer profondément à la fois émotionnellement, psychiquement les femmes dans leur corps. » Même si tout le monde ne vit pas la fausse de façon dramatique, l’accompagnement, tant médical que psychologique, est essentiel pour les femmes qui y sont confrontées. La docteure Hassoun rappelle l’importance d’un suivi approprié, à la fois pour apaiser la douleur physique et pour accompagner la guérison émotionnelle. Le soutien de l’entourage joue également un rôle crucial. Mais il doit être bienveillant, sans minimiser la douleur, il ne doit pas offrir de conseils non sollicités. Les proches doivent apprendre à écouter, à compatir et à reconnaître l’ampleur du traumatisme vécu par la femme concernée.

LNDT: @437. Comment surmonter psychologiquement la crise internationale que nous traversons ?

| Un podcast Radio France (46′)

À l’occasion de la journée spéciale de France Inter consacrée au nouveau désordre mondial, Grand bien vous fasse donne des clés pour surmonter le stress et l’anxiété qui nous accaparent face à une actualité anxiogène et l’incertitude du monde. Sans pour autant se voiler la face.

Avec

Comment surmonter psychologiquement l’impact de la crise internationale que nous traversons ? Peur de la guerre, peur de lendemains qui déchantent, peur que nos démocraties européennes ne résistent pas aux coups de boutoir de l’impérialisme trumpien et de l’autocratie poutinienne ? Comment faire face, alors que nous sommes de plus en plus nombreux à avoir l’impression de vivre dans une dystopie, cette représentation pessimiste du futur ?

« Le jeune public, que ce soit dans le cinéma ou la littérature, a toujours lu de la dystopie, a toujours aimé cette forme de science-fiction, observe la journaliste de Télérama, Guillemette Odicino. Avant, c’était peut-être une manière de ne pas y croire. La sidération vient du fait que des choses qu’on estimait absolument impossibles, que nos parents nous ont appris comme le pire du pire, qui ne reviendrait pas, et bien, ça revient… »

La confusion entre le bien et le mal

La philosophe Laurence Devillairs dénonce un « confusionnisme »  anxiogène : « La confusion du vrai et du faux a mené à la confusion du bien et du mal. Pour lutter contre ce confusionnisme, il est très important de nommer très précisément les choses pour les dénoncer et pour agir ». Mais aussi, ajoute-t-elle, de ne pas être dans la caricature ni dans la réaction permanente aux positions que l’on prête au « camp adverse ». « Le confusionnisme naît quand on ne pense plus, mais qu’on dresse des barricades. Quand il n’y a que de la croyance, il n’y a plus d’intelligence. »

Elle souligne néanmoins un bénéfice de la situation actuelle : « Le fossé des générations est moins important. Il y a quelque chose qui nous rapproche, c’est l’envie de surmonter la peur, d’agir et de comprendre. Je trouve qu’on n’a jamais été aussi proches les uns des autres, quel que soit l’âge qu’on a. »

Conseils pratiques face à l’anxiété

Cette confusion produit de l’anxiété car elle génère de l’insécurité, explique la psychiatre Aurélia Schneider. Pour la surmonter, elle avance trois recommandations : « Premier point : l’information, il faut la choisir et choisir le moment où on la reçoit. Le deuxième point, c’est qu’il faut continuer d’agir dans son quotidien. L’action que chacun peut avoir dans son métier, dans ses relations sociales, est fondamentale. » Troisième conseil : « Le soir, demandez-vous ce qui vous a fait plaisir trois fois dans la journée ».

Guillemette Odicino, elle, conseille de voir ou de revoir certains films qui font étonnamment écho à l’actualité, et peuvent aider à mieux l’affronter. Comme Bienvenue à Gattaca, d’Andrew Niccol, dans lequel « la résistance humaine l’emporte contre un système de perfection totalitaire ». Ou Harvey Milk, de Gus Van Sant, l’histoire du premier élu ouvertement gay de l’histoire américaine, qui va commencer à militer seul avant d’attirer autour de lui une véritable révolution. « Un leader qui prouve à quel point le courage individuel peut devenir un courage collectif. Ça fait un bien, je ne vous dis pas ! »

Invités

  • Laurence Devillairs, docteure et agrégée de philosophie, habilitée à diriger des recherches à Sorbonne Université. Dernier livre : La Splendeur du monde (Stock 2024)
  • Aurélie Huz, maîtresse de conférence en littérature française à l’université Paris-Nanterre, spécialiste de la science-fiction et des cultures médiatiques
  • Aurélia Schneider, psychiatre spécialisée dans les thérapies comportementales et cognitives, ancienne interne des hôpitaux de Paris. Auteure de La charge mentale des femmes… et celle des hommes (Larousse, 2018)
  • Guillemette Odicino, journaliste et cheffe de rubrique cinéma à Télérama, chroniqueuse sur France Inter

La chronique « Les Français, mode d’emploi » de Jean-Laurent Cassely

HST.16: Un site complet pour répondre à toutes vos questions sur la sexualité

« Vous avez des interrogations par rapport à votre sexualité, à la contraception, à l’IVG, au dépistage ? »

un article de étudiant.gouv.fr

Sommaire

Vous vous interrogez sur votre sexualité ?

Le site On s’exprime

Comme il n’est pas toujours facile d’en parler, On s’exprime est là pour répondre aux questions que vous pouvez vous poser. Des infections sexuellement transmissibles (IST), jusqu’au plaisir et aux sentiments, On s’exprime fait le tour de la question, vidéos, dicos, et quiz à l’appui. Et pour aller plus loin, vous y trouverez également des adresses d’autres sites et des numéros de téléphone.

Le site questionsexualite.fr

Édité par Santé publique France, questionsexualite.fr explore en détail toutes les questions liées à la sexualité : orientation sexuelle, consentement, contraception, infections sexuellement transmissibles… Une partie du site est par ailleurs dédiée aux discriminations liées à la sexualité ainsi qu’aux violences sexistes et sexuelles.

Le site Sexualités info santé

Site d’information sur la santé sexuelle, les sexualités, la prévention et la contraception, Sexualites-info-sante.fr a pour objectif de soutenir, d’orienter les personnes vers les services adaptés à leurs besoins. Le site offre un numéro gratuit (0800 840 800) où une équipe formée aux spécificités de la santé sexuelle propose une écoute adaptée et bienveillante qui prend en compte votre vécu, votre vie sociale et relationnelle, votre santé et votre bien-être. Le site Sexualités info santé dispose également d’un « LiveChat » et d’un mail pour poser ses questions. Il répertorie et localise sur une carte les dispositifs de proximité : associations, professionnels de santé, réseaux, services administratifs, soins, etc. 

Quelle contraception pour vous ?

Votre contraception est personnelle et doit s’adapter à vos besoins. Il est important de vous renseigner sur chacune d’entre elle (avantages, inconvénients, effets secondaires, fonctionnement…).

Il existe différents moyens de contraception : préservatif externe ou interne, pilule contraceptive, stérilet (DIU) cuivre ou hormonal, implant contraceptif, patch contraceptif, diaphragme contraceptif, progestatif injectable…

Quels sont les avantages et contraintes des différents moyens de contraception ? Que faire en cas d’oubli de pilule, de préservatif ou de rupture de préservatif ? Que faire en cas de grossesse ? Voici le genre de sujets abordés par 2 sites indépendants de l’industrie pharmaceutique

LNDT: @436. Qu’est-ce que l’andropause, qu’on appelle à tort la « ménopause masculine »

| Un podcast Radio France (32′)

L’andropause est un sujet encore trop tabou dans notre société qui mérite d’être davantage exploré et discuté. Le Dr Hovsep Echo, chirurgien urologue à l’hôpital privé Drôme Ardèche de Guilherand-Granges nous permet de mieux comprendre ce phénomène biologique.

L’andropause est un terme utilisé pour décrire le déclin de la testostérone chez les hommes, mais contrairement à la ménopause, la production d’androgènes ne cesse jamais chez l’homme. Pour autant, cette baisse peut entraîner divers symptômes tels que fatigue, troubles du sommeil, troubles érectiles, diminution de la libido, décalcification … . Ce phénomène biologique ne se produit pas nécessairement à un âge précis et ses symptômes peuvent varier d’un individu à l’autre l’autre. Comprendre les symptômes peut aider à mieux appréhender les changements physiologiques et à rechercher un soutien adapté. N’hésitez pas à en parler avec un professionnel de santé pour explorer les options qui s’offrent à vous et améliorer votre qualité de vie.

LNDT: @435. Andropause et ménopause : la fin des tabous ?

| Un podcast Radio France (4′)

Alors que France 2 donne la parole à des hommes souffrant d’andropause, Arte a choisi de recueillir les témoignages de femmes en pleine ménopause. Deux maux et deux tabous !

Rémy Burkel a 61 ans, il est réalisateur de documentaire et depuis quelques temps, ça ne va pas fort. Il dort mal, se réveille en sueur, ressent de la fatigue et sexuellement, ce n’est pas génial non plus. Le médecin qu’il consulte lui apprend alors l’existence d’un mot : andropause. Un mal qui se manifeste notamment par une diminution de la production de la testostérone qui peut provoquer quelques autres symptômes… : « une taille qui va s’épaissir, vous allez prendre un peu de poitrine, une perte de poils, une humeur un peu triste, une baisse de la qualité des érections, diminution de la libido… L’andropause, ça peut donc vous faire vieillir prématurément ».

Ces mots, vous les entendrez sur France 2 en deuxième partie de soirée. Au même moment sur Arte, autres désagréments physiques où il est question de « vertiges, insomnies, réveil difficile, crise d’angoisse, déprime, grande fatigue, mal aux articulations, à l’estomac, aérophagie, prise de poids et poils au menton ! ». Bienvenu dans le monde merveilleux de la ménopause !

Vie sexuelle à l’arrêt…

Andropause et ménopause, c’est avant tout une histoire de tabou. Longtemps, on a ignoré les conséquences dues à ces profonds changements de nos corps. Parce que cela renvoie à la vieillesse. Parce qu’il s’agit souvent de questions liées à l’intime, à la sexualité en particulier.

Dans le documentaire consacré à l’andropause, des hommes ont accepté de raconter cette période douloureuse de leur vie. L’un d’entre eux évoque son cancer de la prostate, son andropause, et une vie sexuelle à l’arrêt : « Je ressens beaucoup de tristesse. Il me manque quelque chose, ça s’est arrêté. Souvent je dis, ça fait partie de ma vie. J’aime manger, j’aimais le sexe… Et voilà… ».

Si les troubles sexuels sont plus fréquents chez les hommes que chez les femmes, il est nécessaire de préciser que nous sommes, toutes et tous, inégaux face à l’andropause et la ménopause.

Certains et certaines ne ressentiront aucun symptôme, d’autres y seront confrontés pendant quelques mois. Quelques années pour les plus malchanceux et malchanceuses.

Reste que les troubles sexuels perturbent effectivement la vie psychique et physique des hommes. Le documentaire de Rémy Burkel a pour sous-titre « la grande débandade ». Tout est dit. Aux troubles érectiles sont liés alors une perte de confiance en soi et un rapport compliqué à la séduction…

Du côté des femmes – qui ont un peu plus d’humour que la gent masculine, en tout cas dans le documentaire très délicat de Julie Talon – la sexualité aussi peut devenir un problème… L’une d’entre elle, médecin de métier, évoque « une sensation vaginale moins forte. C’est un des premiers signes. L’insatisfaction sexuelle ». Et surtout « on n’a pas le droit de le dire. C’est juste la honte » dit-elle, tout en précisant « même à mon mari ! ».

A travers les mots de ces hommes et de ces femmes, il est question d’invisibilité post 50 ans. De cette crainte de ne plus exister dans le regard de l’autre. Vous ne trouverez pas dans ces deux films des remèdes ou des réponses précises à vos interrogations. Mais vous comprendrez que vous n’êtes pas seul.e et que « andro et méno pause » ne sont plus des tabous.

LNDT: @434. Comment savoir si vous souffrez d’andropause ?

Une création d’Andréa Etondè | Un podcast Radio France (2′)

L’andropause, ou « ménopause masculine », concerne de nombreux hommes avec l’âge. Ce phénomène provoque une baisse progressive de la testostérone, impactant le corps et l’esprit. Le Dr Kierzek nous explique les symptômes, le diagnostic et les solutions possibles.

Souvent comparée à la ménopause féminine, l’andropause est un phénomène naturel qui survient chez les hommes avec l’âge. Le déclin progressif de la testostérone peut entraîner des symptômes, impactant ainsi la qualité de vie des hommes concernés.

Qu’est-ce que l’andropause ?

Également appelée Déficience Androgénique Liée à l’Âge (DALA), l’andropause, est un phénomène biologique qui se traduit par une diminution progressive du taux de testostérone chez les hommes. Contrairement à la ménopause féminine, l’andropause ne se caractérise pas par un arrêt complet de la production hormonale, mais plutôt par un déclin graduel, qui peut survenir à partir de 50 ans et toucher de plus en plus d’hommes avec l’âge. Parmi les symptômes physiques on retrouve :

  • La fatigue,
  • La perte de masse muscuulaire,
  • La prise de poids,
  • Les bouffées de chaleur,
  • Une baisse de libido,
  • Des difficultés érectiles,
  • La déprime,
  • Les troubles de l’humeur.

Comment diagnostiquer et traiter l’andropause ?

Le diagnostic de l’andropause repose principalement sur un dosage sanguin du taux de testostérone. Si le diagnostic est confirmé, des solutions de traitement peuvent être envisagées. La thérapie de remplacement par testostérone, sous forme de patchs ou d’injections, permet de soulager les symptômes, bien qu’elle comporte certains risques, notamment pour les hommes ayant des antécédents de cancer de la prostate. En parallèle, des changements de mode de vie, incluant une alimentation saine, une activité physique régulière et la gestion du stress, peuvent aider à atténuer les effets de l’andropause.

HST.15: Lyrics explicites

Une création d’Andréa Etondè

Comment le rap a influencé ma sexualité

| Un podcast à soi (23′) – ARTE Radio Podcast

« Le rap aujourd’hui est totalement dans les codes homo »

Quand elle était jeune, Andréa écoutait tellement de rap qu’elle avait peur de la fellation, toujours présentée comme un truc sale. Elle réunit ses copains et une collégienne pour discuter de ces questions : jusqu’où le rap influence-t-il la sexualité ? les rappers sont-ils tous des bonhommes ? et les rappeuses alors ? Entre story perso et punchlines, un débat mi-sérieux mi-détendu pour tenter de cerner l’influence du hip-hop sur les codes d’une société sexualisée. Un podcast frais sur un sujet chaud. 
Avec Kim Chapiron, réalisateur, 6rano, rapper libertin, Maonghe, photographe féministe, et Coralie, collégienne. 

LNDT: @433. Tu t’es vu quand t’as pas bu ?

Une création deDelphine Saltel

| Un podcast à soi (38′) – ARTE Radio Podcast

« J’invente mes propres règles, mes propres codes »

Peut-on survivre sans éthanol ? Quand on hérite d’une culture latine qui érige depuis des siècles le vin en boisson totem, symbole de culture et de convivialité, comment arriver à se détendre, à fraterniser, à s’enjailler sans s’imbiber ?
Depuis quelques années, le Dry January nous invite à prendre un temps de pause dans nos consommations ordinaires. Un défi collectif qui oblige à reconsidérer nos rituels alcoolisés et à décaper les représentations qui entourent une substance psychotrope, addictogène et cancérigène.

Delphine Saltel chronique les hauts et les bas de son mois de janvier sobre, accompagnée du sociologue Nicolas Palierne qui replace nos pratiques dans le grand mouvement de « dénormalisation » de l’alcool. En 50 ans, la consommation annuelle individuelle moyenne est passée de 26 litres d’alcool pur par an à 12 litres. Quelles prises de conscience, quels éclairages historiques peuvent nous aider à renouveler les codes et les imaginaires sociaux qui nous poussent à boire ?
Anis Rhali, youtubeur et scénariste, a grandi dans un milieu où l’alcool ne va pas de soi. Il partage joyeusement quelques clés pour mettre en pratique la sobriété sans désespérer.

Avec :
– Nicolas Palierne, docteur en sociologie, enseignant à l’université de Poitiers
– Anis Rhali, scénariste, comédien, youtubeur
Merci à Ludovic Gaussot, maître de conférence à l’université de Poitiers et à la cave sans alcool « Le Paon qui boit »