LNDT: @651. Grandir en foyer : une enfance sur le fil – Épisode 4/5 · L’orage éclate

Un podcast de Radio France (6′)

Grandir en foyer : une enfance sur le fil

Par Ouafia Kheniche et Aurélie Kieffer. Reportage en immersion dans une MECS (une maison d’enfants à caractère social de Lannemezan), où des équipes éducatives accompagnent des enfants et jeunes majeurs placés par la justice, en assurant leur sécurité affective, matérielle et leur protection au quotidien.

Le foyer Saint-Joseph, dans les Hautes-Pyrénées, accueille 13 enfants placés là par l’Aide sociale à l’Enfance. Ils sont encadrés par 7 éducateurs. C’est peu, compte tenu de l’ampleur de la tâche.

Par Ouafia Kheniche

LNDT: @650. Grandir en foyer : une enfance sur le fil – Épisode 3/5 · Contenir la violence

Un podcast de Radio France (6′)

Grandir en foyer : une enfance sur le fil

Par Ouafia Kheniche et Aurélie Kieffer. Reportage en immersion dans une MECS (une maison d’enfants à caractère social de Lannemezan), où des équipes éducatives accompagnent des enfants et jeunes majeurs placés par la justice, en assurant leur sécurité affective, matérielle et leur protection au quotidien.

Violences éducatives ordinaires, violences conjugales… On ne sait pas quantifier toutes les violences dont les enfants sont les victimes directes ou indirectes au sein de leur famille.

Par Ouafia Kheniche

LNDT: @649. Grandir en foyer : une enfance sur le fil – Épisode 2/5 · Vivre sans ses parents

Un podcast de Radio France (6′)

Grandir en foyer : une enfance sur le fil

Par Ouafia Kheniche et Aurélie Kieffer. Reportage en immersion dans une MECS (une maison d’enfants à caractère social de Lannemezan), où des équipes éducatives accompagnent des enfants et jeunes majeurs placés par la justice, en assurant leur sécurité affective, matérielle et leur protection au quotidien.

Le placement en foyer est souvent un traumatisme en soi, une rupture supplémentaire dans un parcours déjà chaotique. Mais le cas de Paloma est différent : elle a été prise en charge dès sa naissance et reconnue pupille de la Nation.

Par Ouafia Kheniche

LNDT: @648. Grandir en foyer : une enfance sur le fil – Épisode 1/5 · Comprendre le placement

Un podcast de Radio France (6′)

Grandir en foyer : une enfance sur le fil

Par Ouafia Kheniche et Aurélie Kieffer. Reportage en immersion dans une MECS (une maison d’enfants à caractère social de Lannemezan), où des équipes éducatives accompagnent des enfants et jeunes majeurs placés par la justice, en assurant leur sécurité affective, matérielle et leur protection au quotidien.

C’est en partie grâce au travail avec l’équipe éducative que Laura, 16 ans est parvenue à comprendre et à accepter pour quelles raisons elle a été placée. La jeune fille vit au foyer saint joseph depuis plus de 7 ans. Elle explique ce qu’il représente pour elle.

Par Ouafia Kheniche

LNDT: @647. La gênance… Pourquoi les ados ont-ils honte de leurs parents ?

Un podcast de Radio France (52′)

Tous les parents ont connu ou connaissent ce moment où soudain, leur enfant les regarde comme la personne la plus embarrassante du monde. Avant nous étions leurs héros, mais soudain rien ne va plus. Pourquoi ce regard ? Comment l’aborder ?

« Maman, arrête, tu me fous la honte. » « Papa, pourquoi tu as raconté cette anecdote devant mes copains ? » Les enfants ont grandi et on ne peut plus danser devant eux, rire trop fort à côté d’eux, c’est tout juste si on ne respire pas trop bruyamment à leur goût. Pour eux c’est la « gênance », voire on leurs parents sont « cringe ». Bref les perits sont devenus des ados.

Alors pourquoi nos adolescents ont-ils parfois honte d’eux, ou de nous ? Est-ce vraiment de la honte ? Est-ce du rejet ? Ou tout simplement sont-ils en train de grandir ?

Qu’est-ce la honte ?

Serge Tisseorn est psychiatre et psychologue, auteur de La honte : psychanalyse d’un lien social. Il commence par un fait : quand on pense à la honte, on sous-entend souvent la nôtre, moins celle qu’on peut aussi procurer. La honte est une émotion qui peut être ressentie sur le plan individuel, également sur le plan collectif. Le psychiatre explique qu’une image très populaire de la honte tient à celle d’être nu, comme Adam et Eve au paradis.

« Et être nu, c’est quoi, au-delà de l’histoire de la Bible, c’est se sentir vulnérable, se sentir soumis aux attaques possibles des autres sans pouvoir se défendre. Alors là on comprend les deux réactions dont on va parler par rapport aux ados, soit le repli sur soi, on se sporule pour se protéger, on fait la boule, ou alors on agresse autrui. Et parmi ces agressions, il y a le fait de faire honte à autrui pour se protéger de la honte qu’on peut éprouver soi-même.« 

La honte, une patate chaude

Ainsi les ados agressent leurs parents en réponse à la honte que les parents ou des camarades peuvent leur procurer, chacun se refile la patate chaude en somme, « c’est un grand mélange de honte« . Savoir cela est une chose importante pour avancer, explique le psychiatre, car « quand on comprend mieux que nos enfants peuvent nous faire honte parce qu’ils ont honte de certaines choses que d’autres leur font, que des camarades d’enfants, ou qu’on leur fait soi-même, on est plus tolérants à ce qu’on peut éprouver avec eux.« 

De l’admiration à la gênance

Pourquoi nos bouts de choux deviennent-ils ces créatures qui n’ont plus envie de passer du temps dans nos bras ou même à côté de nous ? Solveig Foucher est enseignante, autrice de Pourquoi votre ado vous déteste parfois ?. Elle explique que l’enfant qui grandit et devient ado va avoir besoin, non plus de fusion, mais, au contraire, de différenciation avec « une volonté de se construire en dehors de son parent« . Face à cela, les parents ne doivent pas réagir en miroir, plus simple à dire qu’à faire, mais il faut bien comprendre que tout cela n’a rien de personnel. « C’est-à-dire que face à ce qu’on va prendre pour une attaque personnelle, on ne va surtout pas devoir répondre par l’attaque, mais par un cadre très stable, ancré, et même par de la bienveillance.« 

La suite sur la psychologie des ados, incluant des conseils pour l’appréhender, à l’écoute de cette émission…

LNDT: @646. « C’est bien dommage » : ces parents déçus par la censure de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

Un podcast de Radio France (1′)

Après la censure par le Conseil constitutionnel de l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, certains parents qui comptaient sur cette loi pour essayer de faire lâcher les smartphones à leurs ados se retrouvent démunis.

Par Lou Bourdy • 

« Je suis déçue », confie une mère de famille qui comptait presque les jours en se disant qu’il ne restait à son fils de 13 ans que deux semaines pour profiter des réseaux sociaux avant l’interdiction à la rentrée. « C’est bien dommage, les réseaux sociaux, c’est un fléau pour les enfants, pour les parents », selon elle, pour qui limiter, seule, l’accès aux réseaux sociaux à son adolescent est un combat du quotidien.

« J’aimerais qu’ils n’aient pas les réseaux sociaux, mais on ne peut pas les empêcher de les avoir à leur âge parce que tous les copains et copines les ont et c’est devenu le moyen de communication entre eux« , constate, un peu démunie, une autre mère qui souhaitait l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. « On va croiser les doigts«  », glisse-t-elle. Son adolescente de 14 ans a des comptes sur Snapchat, Instagram et TikTok.

Le gouvernement assure poursuivre le travail pour que le texte soit adopté « d’ici au printemps 2027″.

LNDT: @645. Fabrice Luchini : « Je suis un dépressif qui s’emballe »

Un podcast de Radio France (45′)

Sacha Guitry, Céline et Guesh Patti…Voici quelques-uns des remèdes de notre invité, à écouter sans plus attendre !

Avec

Fabrice Luchini nous livre ses remèdes contre le spleen ! Révélé au grand public grâce à son rôle d’écrivain séducteur dans La Discrète de Christian Vincent, le comédien se dit « structuré par le langage » et se décrit comme un travailleur acharné… Retrouvez-le au Théâtre des Déchargeurs pour son prochain spectacle Des écrivains parlent d’argent jusqu’au 27 avril !

LNDT: @644. « La dépression, ce n’est pas juste de la tristesse ! »

Un podcast de Radio France (3′)

« Soyons attentifs les uns aux autres », c’est l’un des messages que souhaite faire passer Baptiste Beaulieu aujourd’hui

J’ai ce patient, un ancien passionné de musique, mais aujourd’hui il travaille de nuit, il peint des avions ou un truc comme ça, pour augmenter la cadence de production, il y a des équipes de jour et des équipes de nuit, il embauche à 20h jusqu’au lendemain, puis rebelote, comme ça depuis des années, il ne se souvient même pas de ce que c’est, le travail de jour, de toute façon la journée il dort, mais il a pris le temps de venir pour se confier : il me décrit des symptômes typiques d’une dépression.

Et cela n’a rien à voir avec « simplement » de la tristesse.

La dépression c’est de la fatigue, un brouillard mental, des difficultés à se lever et en même temps des difficultés à dormir, une perte d’élan vital, ce qu’on aimait faire avant nous parait sans intérêt, on est rongé par des pensées négatives, de la colère aussi, et un désespoir sans fond. Bref, la dépression non non et non, ce n’est pas juste de la tristesse.

Le patient ne se souvient pas vraiment comment c’est arrivé. Petit à petit, même si, comme il le dit, « cela ne m’empêche pas de sourire et de faire comme si » et il a raison : des tas de gens dépressifs arrivent à faire « comme si », et sont, j’ouvre les guillemets « insoupçonnables ». Et c’est un argument pour être -en général- particulièrement attentif aux gens : on peut rire, sourire, faire son taf, paraître débonnaire et plein d’entrain, avoir même à cœur le bonheur des autres, se le tenir pour seule boussole, et pourtant souffrir de dépression sévère.

C’est pourquoi, dans le doute, soyons attentifs les uns aux autres. Ça mange pas de pain et ça fait pas de miettes.
Soyons vigilants avec tout le monde, parce qu’on ne sait jamais.

LNDT: @643. Dépression : une maladie encore taboue ?

Un podcast de Radio France (58′)

Qu’est-ce que la dépression ? Comment fonctionne le cerveau d’une personne atteinte de dépression ? Pourquoi a-t-on a encore du mal à la diagnostiquer et à la traiter alors que c’est une maladie très répandue ? Quels sont les traitement novateurs qui voient le jour ?

« Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,

Et que de l’horizon embrassant tout le cercle

Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits. »

Ce Spleen immortalisé aussi bien par Emma Bovary que par ce sonnet de Baudelaire était considéré, au XIXème, comme le Mal du Siècle. Nous sommes au XXIème, et selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le nombre de dépressions a augmenté de près de 20% en 10 ans, entre 2005 et 2015. En 2017, la dépression est encore une maladie sous-diagnostiquée, sous-traitée et dont il est difficile de parler.

Dépression : une maladie encore taboue ? C’est le problème que La Méthode scientifique va tenter de résoudre dans l’heure qui vient.

Et pour résoudre ce problème, nous avons le plaisir de recevoir Laurence Lanfumey, directrice de recherche à l’INSERM, responsable de l’équipe « Physiopathologie des troubles de l’humeur » au centre de psychiatrie et de neurosciences Sainte Anne et en duplex depuis les locaux de France Bleu Touraine, à Tours, avec Catherine Belzung, professeur de neurosciences à l’Université de Tours, responsable de l’Equipe 4 de l’Unité INSERM « Imagerie et Cerveau », et Membre de l’Institut Universitaire de France.

LNDT: @642. Traitement de la dépression : au revoir tristesse

Un podcast de Radio France (58′)

La dépression est un trouble mental courant, qui peut être lié à des facteurs aussi bien psychologiques que biologiques ou environnementaux. Toutefois, certaines dépressions sévères sont résistantes aux traitements pharmacologiques, et incitent au développement de nouvelles thérapies.

Chaque année, cette maladie affecte 2,5 millions de Français. Elle concerne 5 % des adultes, touche aussi les enfants, et les traitements présentent des limites : faut-il repenser notre approche thérapeutique de la dépression ? C’est l’un des plus grands problèmes médicaux auxquels nos sociétés sont confrontées. Une personne sur cinq a souffert – ou souffrira – d’une dépression au cours de sa vie. Et selon l’Organisation Mondiale de la Santé, elle sera au deuxième rang des maladies les plus fréquentes d’ici 2030. 35 % des patients traités présentent une résistance aux traitements. La dépression est-elle forcément causée par un déséquilibre chimique dans le cerveau, à savoir un déficit de sérotonine ? Et quelles sont les autres pistes thérapeutiques ?

La Science CQFD a le plaisir de recevoir Raphaël Gaillard, directeur du pôle hospitalo-universitaire de psychiatrie de l’hôpital Sainte Anne, professeur de psychiatrie à l’université Paris-Cité et Bruno Aouizerate, PU-PH, Directeur adjoint du laboratoire Nutrineuro à l’Université de Bordeaux, chef de service, au Centre Hospitalier Charles Perrens, responsable du Centre de référence des pathologies anxieuses et de la dépression sur Bordeaux.

Le reportage du jour

Rencontre avec Philippe Domenech, psychiatre, co-directeur de l’Institut de neuromodulation à l’Hôpital Sainte Anne de Paris et Lucie Berkovitch, psychiatre, chercheuse en neuroscience cognitive et post-doctorante à l’Université de Yale. De la stimulation du nerf vague aux études sur les molécules psychédéliques, quelles approches combinées pourraient être envisagées pour soigner la dépression résistante ? Par Antoine Beauchamp :