LNDT: @436. Qu’est-ce que l’andropause, qu’on appelle à tort la « ménopause masculine »

| Un podcast Radio France (32′)

L’andropause est un sujet encore trop tabou dans notre société qui mérite d’être davantage exploré et discuté. Le Dr Hovsep Echo, chirurgien urologue à l’hôpital privé Drôme Ardèche de Guilherand-Granges nous permet de mieux comprendre ce phénomène biologique.

L’andropause est un terme utilisé pour décrire le déclin de la testostérone chez les hommes, mais contrairement à la ménopause, la production d’androgènes ne cesse jamais chez l’homme. Pour autant, cette baisse peut entraîner divers symptômes tels que fatigue, troubles du sommeil, troubles érectiles, diminution de la libido, décalcification … . Ce phénomène biologique ne se produit pas nécessairement à un âge précis et ses symptômes peuvent varier d’un individu à l’autre l’autre. Comprendre les symptômes peut aider à mieux appréhender les changements physiologiques et à rechercher un soutien adapté. N’hésitez pas à en parler avec un professionnel de santé pour explorer les options qui s’offrent à vous et améliorer votre qualité de vie.

LNDT: @435. Andropause et ménopause : la fin des tabous ?

| Un podcast Radio France (4′)

Alors que France 2 donne la parole à des hommes souffrant d’andropause, Arte a choisi de recueillir les témoignages de femmes en pleine ménopause. Deux maux et deux tabous !

Rémy Burkel a 61 ans, il est réalisateur de documentaire et depuis quelques temps, ça ne va pas fort. Il dort mal, se réveille en sueur, ressent de la fatigue et sexuellement, ce n’est pas génial non plus. Le médecin qu’il consulte lui apprend alors l’existence d’un mot : andropause. Un mal qui se manifeste notamment par une diminution de la production de la testostérone qui peut provoquer quelques autres symptômes… : « une taille qui va s’épaissir, vous allez prendre un peu de poitrine, une perte de poils, une humeur un peu triste, une baisse de la qualité des érections, diminution de la libido… L’andropause, ça peut donc vous faire vieillir prématurément ».

Ces mots, vous les entendrez sur France 2 en deuxième partie de soirée. Au même moment sur Arte, autres désagréments physiques où il est question de « vertiges, insomnies, réveil difficile, crise d’angoisse, déprime, grande fatigue, mal aux articulations, à l’estomac, aérophagie, prise de poids et poils au menton ! ». Bienvenu dans le monde merveilleux de la ménopause !

Vie sexuelle à l’arrêt…

Andropause et ménopause, c’est avant tout une histoire de tabou. Longtemps, on a ignoré les conséquences dues à ces profonds changements de nos corps. Parce que cela renvoie à la vieillesse. Parce qu’il s’agit souvent de questions liées à l’intime, à la sexualité en particulier.

Dans le documentaire consacré à l’andropause, des hommes ont accepté de raconter cette période douloureuse de leur vie. L’un d’entre eux évoque son cancer de la prostate, son andropause, et une vie sexuelle à l’arrêt : « Je ressens beaucoup de tristesse. Il me manque quelque chose, ça s’est arrêté. Souvent je dis, ça fait partie de ma vie. J’aime manger, j’aimais le sexe… Et voilà… ».

Si les troubles sexuels sont plus fréquents chez les hommes que chez les femmes, il est nécessaire de préciser que nous sommes, toutes et tous, inégaux face à l’andropause et la ménopause.

Certains et certaines ne ressentiront aucun symptôme, d’autres y seront confrontés pendant quelques mois. Quelques années pour les plus malchanceux et malchanceuses.

Reste que les troubles sexuels perturbent effectivement la vie psychique et physique des hommes. Le documentaire de Rémy Burkel a pour sous-titre « la grande débandade ». Tout est dit. Aux troubles érectiles sont liés alors une perte de confiance en soi et un rapport compliqué à la séduction…

Du côté des femmes – qui ont un peu plus d’humour que la gent masculine, en tout cas dans le documentaire très délicat de Julie Talon – la sexualité aussi peut devenir un problème… L’une d’entre elle, médecin de métier, évoque « une sensation vaginale moins forte. C’est un des premiers signes. L’insatisfaction sexuelle ». Et surtout « on n’a pas le droit de le dire. C’est juste la honte » dit-elle, tout en précisant « même à mon mari ! ».

A travers les mots de ces hommes et de ces femmes, il est question d’invisibilité post 50 ans. De cette crainte de ne plus exister dans le regard de l’autre. Vous ne trouverez pas dans ces deux films des remèdes ou des réponses précises à vos interrogations. Mais vous comprendrez que vous n’êtes pas seul.e et que « andro et méno pause » ne sont plus des tabous.

LNDT: @434. Comment savoir si vous souffrez d’andropause ?

Une création d’Andréa Etondè | Un podcast Radio France (2′)

L’andropause, ou « ménopause masculine », concerne de nombreux hommes avec l’âge. Ce phénomène provoque une baisse progressive de la testostérone, impactant le corps et l’esprit. Le Dr Kierzek nous explique les symptômes, le diagnostic et les solutions possibles.

Souvent comparée à la ménopause féminine, l’andropause est un phénomène naturel qui survient chez les hommes avec l’âge. Le déclin progressif de la testostérone peut entraîner des symptômes, impactant ainsi la qualité de vie des hommes concernés.

Qu’est-ce que l’andropause ?

Également appelée Déficience Androgénique Liée à l’Âge (DALA), l’andropause, est un phénomène biologique qui se traduit par une diminution progressive du taux de testostérone chez les hommes. Contrairement à la ménopause féminine, l’andropause ne se caractérise pas par un arrêt complet de la production hormonale, mais plutôt par un déclin graduel, qui peut survenir à partir de 50 ans et toucher de plus en plus d’hommes avec l’âge. Parmi les symptômes physiques on retrouve :

  • La fatigue,
  • La perte de masse muscuulaire,
  • La prise de poids,
  • Les bouffées de chaleur,
  • Une baisse de libido,
  • Des difficultés érectiles,
  • La déprime,
  • Les troubles de l’humeur.

Comment diagnostiquer et traiter l’andropause ?

Le diagnostic de l’andropause repose principalement sur un dosage sanguin du taux de testostérone. Si le diagnostic est confirmé, des solutions de traitement peuvent être envisagées. La thérapie de remplacement par testostérone, sous forme de patchs ou d’injections, permet de soulager les symptômes, bien qu’elle comporte certains risques, notamment pour les hommes ayant des antécédents de cancer de la prostate. En parallèle, des changements de mode de vie, incluant une alimentation saine, une activité physique régulière et la gestion du stress, peuvent aider à atténuer les effets de l’andropause.

HST.15: Lyrics explicites

Une création d’Andréa Etondè

Comment le rap a influencé ma sexualité

| Un podcast à soi (23′) – ARTE Radio Podcast

« Le rap aujourd’hui est totalement dans les codes homo »

Quand elle était jeune, Andréa écoutait tellement de rap qu’elle avait peur de la fellation, toujours présentée comme un truc sale. Elle réunit ses copains et une collégienne pour discuter de ces questions : jusqu’où le rap influence-t-il la sexualité ? les rappers sont-ils tous des bonhommes ? et les rappeuses alors ? Entre story perso et punchlines, un débat mi-sérieux mi-détendu pour tenter de cerner l’influence du hip-hop sur les codes d’une société sexualisée. Un podcast frais sur un sujet chaud. 
Avec Kim Chapiron, réalisateur, 6rano, rapper libertin, Maonghe, photographe féministe, et Coralie, collégienne. 

LNDT: @433. Tu t’es vu quand t’as pas bu ?

Une création deDelphine Saltel

| Un podcast à soi (38′) – ARTE Radio Podcast

« J’invente mes propres règles, mes propres codes »

Peut-on survivre sans éthanol ? Quand on hérite d’une culture latine qui érige depuis des siècles le vin en boisson totem, symbole de culture et de convivialité, comment arriver à se détendre, à fraterniser, à s’enjailler sans s’imbiber ?
Depuis quelques années, le Dry January nous invite à prendre un temps de pause dans nos consommations ordinaires. Un défi collectif qui oblige à reconsidérer nos rituels alcoolisés et à décaper les représentations qui entourent une substance psychotrope, addictogène et cancérigène.

Delphine Saltel chronique les hauts et les bas de son mois de janvier sobre, accompagnée du sociologue Nicolas Palierne qui replace nos pratiques dans le grand mouvement de « dénormalisation » de l’alcool. En 50 ans, la consommation annuelle individuelle moyenne est passée de 26 litres d’alcool pur par an à 12 litres. Quelles prises de conscience, quels éclairages historiques peuvent nous aider à renouveler les codes et les imaginaires sociaux qui nous poussent à boire ?
Anis Rhali, youtubeur et scénariste, a grandi dans un milieu où l’alcool ne va pas de soi. Il partage joyeusement quelques clés pour mettre en pratique la sobriété sans désespérer.

Avec :
– Nicolas Palierne, docteur en sociologie, enseignant à l’université de Poitiers
– Anis Rhali, scénariste, comédien, youtubeur
Merci à Ludovic Gaussot, maître de conférence à l’université de Poitiers et à la cave sans alcool « Le Paon qui boit »

LNDT: @432. Alcool, nous avons un problème

Une création deDelphine Saltel

| Un podcast à soi (32′) – ARTE Radio Podcast

« Moins boire, j’avais déjà essayé »

Faut-il attendre de planquer des mignonnettes de vodka dans le placard de sa salle de bains pour considérer qu’on a un problème avec l’alcool ? Tout le monde lève le coude, mais personne ne tombe jamais vraiment d’accord sur la définition de l’alcoolisme. Est-ce boire tous les jours ? Boire seul ? Avant 18h ? Chacun y va de sa petite frontière personnelle entre le bon vivant et le pochtron qui doit partir en désintoxication. En se focalisant comme ça sur la déviance des normes sociales, on évite de réfléchir à ce qui se passe avant l’enfer de l’addiction, dans la zone grise de nos consommations ordinaires : cette alcoolisation ambiante et totalement banalisée dans laquelle on trempouille quotidiennement avec notre religion bien franchouillarde de l’apéro, du pot de départ ou du dîner bien arrosé. On vit tellement immergés là-dedans, partout, tout le temps, qu’on ne réfléchit plus à ce que ça nous fait à tous, collectivement.

Sans attendre le Dry January pour s’atteler à la réflexion, Delphine Saltel a lu Jour Zéro, le journal de bord que l’autrice Stéphanie Braquehais s’est mise à tenir quand elle a décidé d’arrêter de boire. Au fil des jours de sobriété, elle arrive à s’extirper peu à peu des automatismes de consommation et de la convivialité éthylique pour regarder notre apérocratie en face.

Ressources :
– « Jour Zéro », Stéphanie Braquehais, Editions L’iconoclaste, 2021.

LNDT: @431. Comment parler de l’effondrement avec ses enfants

Une création deDelphine Saltel

| Un podcast à soi (32′) – ARTE Radio Podcast

« Est-ce que je leur dis la vérité ? »

Comment parler à nos enfants de la crise écologique sans leur refiler une angoisse trop lourde à porter ? Le réchauffement planétaire sera vraisemblablement un processus long auquel nos enfants et les enfants de nos enfants devront s’habituer. Qui les forcera à vivre dans les décombres de nos rêves de croissance et de technologie. Comment le leur dire ? Comment leur donner des ressources pour faire face à cette situation ? C’est une question d’éducation, mais aussi de récit, de fiction. Car les histoires qu’on se raconte et que l’on raconte aux autres participent à la prise de conscience écologique et nous poussent à l’action. Pour défricher quelques pistes, Delphine Saltel rencontre l’autrice jeunesse Marie Pavlenko. Elle écrit des albums jeunesse et des romans pour adolescents (science-fiction, fantasy, vie quotidienne). Il y est toujours question de la nature, des animaux, du monde vivant qui nous entoure, mais jamais de manière didactique ou culpabilisante. Elle nous donne ainsi des clés précieuses pour sortir de l’hébétude qui nous saisit face au dernier rapport du GIEC. Le but de cette démarche ? Comprendre ce qui se joue dans l’expérience de la nature, apprécier la capacité des livres à nous reconnecter au monde vivant, et déjouer l’amnésie environnementale et générationnelle qui nous menace. 

Quelques livres de Marie Pavlenko à lire et à offrir aux adolescents :
– « Et le désert disparaîtra », Flammarion
– « Un si petit oiseau », Flammarion
– « Je suis ton soleil », Flammarion
– « Un été avec Albert », Flammarion

LNDT: @430. Comment renoncer à être un parent parfait (2/2)

Une création deDelphine Saltel

| Un podcast à soi (41′) – ARTE Radio Podcast

L’éducation positive passée au crible, « Les enfants ça ne peut pas grandir sans nourriture affective »

Avant, quand ça chauffait à la maison, les parents nous envoyaient parfois réfléchir dans notre chambre. On claquait la porte bien fort et eux, dans leur sagesse ancestrale, levaient les yeux au ciel en disant  : « De toute façon, quoi qu’on fasse, ça sera raté… » Aujourd’hui on vise plus haut. On veut faire mieux qu’être juste le parent “suffisamment bon” loué par le pédiatre américain Donald Winnicot dans les années 60. Quand on fait des enfants, c’est qu’on l’a désiré : comme un projet personnel, une promesse de bonheur et de réussite. C’est normal, c’est l’idéal qui flotte dans l’air du temps. Celui que véhiculent notamment les manuels d’éducation positive au rayon « développement personnel » de la FNAC :  une relation fondée sur le respect des besoins et des émotions de l’enfant , la bienveillance, la démocratie familiale. Alors on fait tout pour être les parents qu’on aurait rêvé d’avoir : zen, souriant, à l’écoute, 100% formidables. On achète plein de livres, on consulte “mamanbienveillante.com” , on essaye plein d’astuces et de méthodes. Et évidemment… ça ne marche pas, ou pas toujours, loin de là. Pourquoi ?
Dans cet épisode, le second consacré aux mirages de la parentalité, on passe l’éducation positive à la loupe : pourquoi on aspire tous plus ou moins à cet idéal alors qu’il est si difficile à mettre en pratique, en vrai, dans la vie de tous les jours? Est-ce que c’est juste une mode, une arnaque marketing ? Qui sont les experts qui nous abreuvent de discours scientifiques sur le cerveau des bébés et la manière dont on doit leur parler ? Est-ce qu’il faut faire des stages, lire des livres, se « mettre en respiration ventrale » pour devenir ce parent parfait qui ne crie jamais ? Est-ce un horizon ou un mirage destiné à nous culpabiliser sans fin, et à pourrir tous les moments imparfaits qu’on passe avec nos enfants ?

Avec :
– Isabelle Roskam, psychologue clinicienne
– Béatrice Kammerer, journaliste spécialiste d’éducation
– Claude Martin, sociologue
– Clara H. et Emilie S.
Merci à Mathilde Bernos et Karine Le Loët

LNDT: @429. Comment la parentalité intensive nous bouffe la vie (1/2)

Une création deDelphine Saltel

| Un podcast à soi (44′) – ARTE Radio Podcast

Etre un bon parent, une injonction impossible, « Le modèle du bon parent est une norme, une construction culturelle »

Vous connaissez les soirées 4D après le travail : devoirs, douche, dîner, dodo ? Rien de tel pour se faire un petit burn-out, et se demander ce qui nous a pris de faire des enfants. Pourquoi personne ne nous prévient du niveau d’épuisement que l’on va atteindre en se reproduisant ? Personnellement, je n’ai rien vu venir. Peut-être que je ne voulais pas entendre… Tellement rivée à mon envie de jouer au papa et à la maman, de rentrer dans le grand cycle de la vie. On est censés s’épanouir dans son rôle de mère ou de père, le jouer à fond, mais on ne questionne pas vraiment la pression que cela nous met. Ce qui se cache derrière l’idéal de l’enfant choisi, désiré, et de son parent hyper-investi, sur-informé, bienveillant, toujours à l’écoute… Ce que cela réclame de chacun de nous et que la société toute entière nous demande.
Pour ce premier épisode consacré à la parentalité, je suis allée voir une psychologue clinicienne spécialiste du burn-out, des mères et des pères plus ou moins surmenés. J’ai discuté avec mes filles, enregistré nos disputes, glané deux ou trois concepts éclairants chez des sociologues. Je n’ai pas trouvé la formule pour shampouiner de la lotion anti-poux dans la joie mais j’ai mieux compris les modes de parentalités auxquels je m’accroche :  d’où ils viennent, quels groupes sociaux les diffusent. Pourquoi ils ne nous font pas tant de bien que ça. Une manière de débusquer l’hypocrisie du modèle que l’on s’impose collectivement, et de déblayer quelques pistes pour re-politiser nos vies de parents.

Avec :
– Isabelle Roskam, psychologue clinicienne
– Claude Martin, sociologue
– Charlotte Debest, sociologue
– Samuel Bonvoisin, L’oasis de Serendip
– Emilie S.

LNDT: @428. Cadavre sexy

Une création de Caroline Ruffault

| Un podcast à soi (3′) – ARTE Radio Podcast

Des filles se lachent: « J’étais déjà une sacrée coquine »

Un magnétophone, un dîner entre copines, un montage aiguisé pour un cadavre exquis de diverses premières fois (baiser, amour, fellation, sodomie, fiasco…) racontées par des jeunes femmes d’aujourd’hui.