LNDT: @417. Une vie à soi : Les désirs de Sofia

Une création de Charlotte Bienaimé

| Un podcast à soi (47′) – ARTE Radio Podcast

« J’ai compris que céder n’était pas consentir »

Cet épisode d’« Un podcast à soi » est un bonus. Une histoire à une voix, « Une vie à soi ». Il y en aura quelques autres, de temps en temps. Il s’agira de récits de vies, portés par des voix venues de tous les horizons. Comme autant de relectures féministes de nos vies. Des chroniques ordinaires du patriarcat, et de comment on essaie de le surmonter. Car ces histoires feront surtout entendre des pistes d’émancipation, et des résistances qui se nichent dans les détails du quotidien.

Ce mois-ci, « Les désirs de Sofia » donne la parole à une jeune femme maghrébine, peintre en bâtiment, qui nous livre une autobiographie de sa vie sexuelle sous le patriarcat. À ses côtés, je m’interroge : Comment affirmer nos désirs ? Nos envies de peau et de jouissance ? Comment réussir à se trouver soi, dans une société qui nous demande de nous oublier, de penser à l’autre, aux hommes, avant de penser à soi, et aux femmes ? Comment, donc, cheminer dans les méandres de nos fantasmes. Nous débarrasser de tout ce dans quoi nous avons été baignées, depuis toutes petites. Faut-il lâcher les mécanismes, les injonctions, ou nous les réapproprier ? Comment jouir si on ne connaît pas notre corps, et qu’on ne nous parle jamais de rien ? les violences policières, en évoquant les mouvements de mères pour la justice climatique, en donnant la parole à celles qui décident de se consacrer à leurs enfants, un temps, ou aux mères célibataires qui tentent de tout concilier, avec difficulté, Charlotte Bienaimé donne à entendre la puissance incarnée par des maternités plurielles et dés-uniformisées. Elle s’interroge donc dans cet épisode sur de nouvelles formes de parentalité.

LNDT: @416. Le pouvoir des mères

Une création de Charlotte Bienaimé

| Un podcast à soi (60′) – ARTE Radio Podcast

« Pour moi, être mère au foyer, c’est éminemment féministe »

Comment les mères de classes populaires et/ou racisées se voient refuser l’accès au statut de « bonne mère » ? Pourquoi les mères « écolo », adeptes du maternage proximal et de la non violence éducative, sont-elles considérées comme « aliénées » ? Pourquoi les enfants ne sont jamais présents dans les réunions féministes ?
Historiquement, la maternité a toujours fait l’objet de nombreuses dissensions dans le féminisme : là où certaines l’ont dénoncée comme aliénante, d’autres l’ont mise en avant pour plus de droits des mères. Aujourd’hui, comment aller plus loin sans figer la maternité dans une essence féminine, ni exclure les mères des mouvements féministes ? Bref, comment politiser la maternité ?
En allant à la rencontre des mères qui se battent contre les violences policières, en évoquant les mouvements de mères pour la justice climatique, en donnant la parole à celles qui décident de se consacrer à leurs enfants, un temps, ou aux mères célibataires qui tentent de tout concilier, avec difficulté, Charlotte Bienaimé donne à entendre la puissance incarnée par des maternités plurielles et dés-uniformisées. Elle s’interroge donc dans cet épisode sur de nouvelles formes de parentalité.

LNDT: @415. L’horloge biologique, on t’a pas sonnée

Une création de Charlotte Bienaimé

| Un podcast à soi (58′) – ARTE Radio Podcast

« On n’est pas des bovins »

Pourquoi fait-on des enfants ? Que désire-t-on quand on désire un enfant ? Et pourquoi sommes-nous si nombreuses à enfanter au même moment ? L’horloge biologique des femmes est-elle si biologique que cela ? Et qu’en est-il de celle des hommes ?
Pour tenter de répondre à toutes ces questions, cet épisode de Un podcast à soi donne la parole aux femmes sans enfants, par choix et par contrainte. Parce que ces femmes ont été amenées, peut-être bien plus que d’autres, à réfléchir à tout cela.

Avec :
– Véronique, Viviane et Marion
– Manon Vialle, sociologue
– Charlotte Debest, sociologue
– Marie Gaille, Philosophe

LNDT: @414. Nous sommes intersexes

Une création de Charlotte Bienaimé

| Un podcast à soi (55′) – ARTE Radio Podcast

« Je pensais que j’étais tout seul »

Leurs corps ne correspondent pas aux définitions traditionnelles du masculin et du féminin. Et à cause de ça, les personnes intersexes subissent très souvent des violences médicales répétées qui ont pour but de tenter de les faire rentrer dans les normes. Chirurgies d’assignation imposées dans l’enfance, stérilisations forcées, mutilations et traitements hormonaux.

Dans cet épisode, plusieurs d’entre elles racontent leur parcours et brisent les silences imposés par le corps médical et les parents. Ils et elles partagent les conséquences sur leurs vies du rejet, du tabou et de la norme. À travers ces récits, ils et elles racontent aussi les luttes menées pour le respect de leur intégrité physique et psychologique, quel que soit leur âge.

Avec :
– Mathieu, Mathilde, Nina et Suzanne
– Loé Petit, militant.e et chercheur.se intersexes
– Gaëlle Larrieu, sociologue
– Michal Raz, sociologue

HST.14: Le jour où j’ai dit à mon amoureux que je ne l’aimais plus.

Une création de Laurence Meier

| Un podcast à soi (4′) – ARTE Radio Podcast

« Je sais que j’aurais pas dû lui répondre comme ça. »

Emmanuelle est au parc avec sa copine Julia. Matty, son amoureux, arrive et lui demande un moment un peu à part. Mais ce n’est pas le bon moment, Emmanuelle est un peu « saoulée »…

Le jour où…
« Le jour où » est une collection de podcast destinée aux enfants (à partir de 3 ans), et peut-être un peu aussi à leurs parents. Les auteurs et autrices d’ARTE Radio tendent le micro aux marmots pour qu’ils racontent un moment marquant de leur vie. Souvenir joyeux, triste ou improbable, chaque récit nous embarque au royaume des petits, où un événement, aussi minuscule soit-il, peut prendre des dimensions étonnantes, où le réel se métamorphose au gré des émotions et des imaginaires qui débordent.

LNDT: @413. Comment reprendre le pouvoir sur notre quotidien ?

Une création d’Youness Bousenna

| Un podcast à soi (24′) – ARTE Radio Podcast

« La vie quotidienne est un régime d’attention. »

Vous êtes peut-être comme beaucoup, à culpabiliser d’acheter des baskets made in China, des bananes du Costa Rica ou un smartphone assemblé dans les pire condition, mais sans vraiment savoir comment faire autrement. Que ce soit ce qu’on mange, le logement où on vit, où les habits qu’on porte, on réalise que les choses les plus basiques de notre vie nous échappent. 

En découvrant l’œuvre de Geneviève Pruvost, on peut enfin saisir les ressorts de cette impuissance. Cette sociologue et directrice de recherche à l’EHESS est aussi diplômée de permaculture. Dans son livre Quotidien Politique, elle a rassemblé des pensées méconnues pour comprendre comment notre vie quotidienne nous a échappé. Et à travers cette perspective, elle creuse aussi la façon dont on pourrait reprendre le pouvoir sur nos conditions de vie. 

Alors, de quoi se compose vraiment la vie quotidienne ? Pourquoi la base matérielle de notre existence nous échappe-t-elle ? Comment reprendre le pouvoir sur notre quotidien ? 

Un épisode des Idées Larges incarné par Youness Bousenna, avec Geneviève Pruvost, sociologue.

LNDT: @412. Comment érotiser l’égalité sexuelle ?

Une création d’Youness Bousenna, avec Manon Garcia, philosophe.

| Un podcast à soi (22′) – ARTE Radio Podcast

« C’est aux hommes de créer les conditions du consentement. »

Depuis #metoo, le mot consentement est partout. En même temps, le consentement est nulle part, c’est ce qui est frappant à travers tous les témoignages. Énormément de situations qui nous semblaient, tout à fait normales avant, se situent en fait dans une zone grise où on ne peut pas vraiment parler de consentement. Le mot de consentement est étrange, on a l’impression qu’il appelle une réponse toute simple, que c’est “oui” ou que c’est “non”. Mais dans les faits, on voit bien qu’il est beaucoup plus compliqué. 


Manon Garcia enseigne à l’Université libre de Berlin. Elle est une des grandes figures émergentes de la pensée féministe. Dans son livre, “La conversation des sexes”, elle montre justement comment notre approche du consentement sexuel constitue un obstacle vers l’égalité et perpétue même la situation historique de soumission des femmes. Alors, comment consentir dans un monde inégalitaire ? Par quels moyens s’émanciper dans nos relations intimes ? Comment érotiser l’égalité sexuelle ?

Un épisode des Idées Larges avec Manon Garcia, philosophe, incarné par Youness Bousenna.

LNDT: @411. Pourquoi se dechire-t-on avec ceux qu’on aime ?

Une création d’Youness Bousenna, avec Maxime Rovère, philosophe.

| Un podcast à soi (27′) – ARTE Radio Podcast

« Demander des excuses, c’est vouloir que l’autre s’humilie devant nous. »

La dispute, ça soulage, mais quand on en arrive là, on sent bien qu’on ne gère plus rien. Comme c’est énervant, nous avions envie de comprendre. Justement, nous avons découvert un philosophe qui a réfléchi sur ce moment où on perd le contrôle et où tout part en vrille. Maxime Rovère a enseigné dans des grandes institutions comme l’École normale supérieure, et il travaille aujourd’hui à forger sa philosophie qu’il appelle éthique interactionnelle. Dans son livre, “Se vouloir du bien, se faire du mal”, il prend la dispute comme un objet de pensée. Mais pas n’importe quelle dispute, celles qui surgissent avec nos amis, dans notre couple ou en famille. Bref, les disputes avec les gens qu’on aime.


Ce qui est fascinant, c’est qu’à travers ce sujet, Maxime Rovère percute complètement la représentation que nous nous faisons de nos relations, de notre égo et de notre liberté. Alors, pourquoi les conflits avec nos proches nous font tant souffrir ? Comment bouleverse-t-il notre conception de l’individu ? Pourquoi se dispute-on avec ceux qu’on aime ?

Un épisode des Idées Larges avec Maxime Rovère, philosophe, incarné par Youness Bousenna. 

LNDT: @410. L’inceste est-il vraiment un interdit ?

Une création deLaura Raim, avec Maurice Godelier et Dorothée Dussy, anthropologues.

| Un podcast à soi (27′) – ARTE Radio Podcast

« La théorie de l’interdit de l’inceste jette un angle mort sur les pratiques réelles d’inceste. »

L’affaire Olivier Duhamel a lancé le mouvement MeToo Inceste. La vague de témoignages a montré à quel point il s’agissait d’un phénomène répandu, qui touche tous les milieux sociaux. 1 Français sur 10 affirme en avoir été victime durant son enfance, alors même que c’est censé être un interdit absolu. Un interdit qui serait même le propre de l’Homme. Bien sûr, ce n’est pas parce que quelque chose est censé être interdit qu’il n’est pas du tout pratiqué.  Mais que dire d’un interdit qui est à ce point bafoué ? J’ai voulu aller voir ce que deux anthropologues  pouvaient nous aider à comprendre sur l’inceste : Maurice Godelier, auteur de « L’Interdit de l’inceste à travers les sociétés » (CNRS Editions, 2021) et Dorothée Dussy, autrice du « Berceau des dominations » (Marseille,  La Discussion, Familles, genres, générations, 2013). L’inceste est-il vraiment un interdit  ? 

Un épisode des Idées Larges avec Maurice Godelier, anthropologue, Dorothée Dussy, anthropologue et Anne-Emmanuelle Demartini, historienne. , elle nous aide à y voir plus clair en inscrivant le moment MeToo dans le temps long. Et c’est ça qui me plait dans son essai : elle aborde les questions des mœurs sexuelles, des normes sociales, du consentement et du couple pas seulement avec les outils du féminisme mais aussi avec ceux de la socio-anthropologie et de l’histoire. Et cette approche offre un éclairage extrêmement original sur le sens des bouleversements en cours. Comment ont bougé les frontières de la sexualité permise et de la sexualité interdite ? Comment la notion de consentement a-t-elle évolué dans le temps ? Quelles sont les nouvelles règles du jeu sexuel ? 

LNDT: @409. Quelles sont les nouvelles règles du jeu sexuel ?

Une création deLaura Raim, avec Irène Théry, sociologue.

| Un podcast à soi (27′) – ARTE Radio Podcast

Depuis le mouvement Me Too, une question que je me pose souvent c’est : qu’est ce qui a vraiment changé ? Cinq ans après la déflagration de 2017, au-delà de la prise de conscience, a-t-on assisté à une véritable révolution ? Les comportements des hommes et des femmes sont-ils réellement différents ? Ou bien les règles du jeu sont-elles fondamentalement restées les mêmes ? 

Irène Théry est sociologue du droit, de la parenté et du genre. Dans son dernier livre “Moi aussi la nouvelle civilité sexuelle”, elle nous aide à y voir plus clair en inscrivant le moment MeToo dans le temps long. Et c’est ça qui me plait dans son essai : elle aborde les questions des mœurs sexuelles, des normes sociales, du consentement et du couple pas seulement avec les outils du féminisme mais aussi avec ceux de la socio-anthropologie et de l’histoire. Et cette approche offre un éclairage extrêmement original sur le sens des bouleversements en cours. Comment ont bougé les frontières de la sexualité permise et de la sexualité interdite ? Comment la notion de consentement a-t-elle évolué dans le temps ? Quelles sont les nouvelles règles du jeu sexuel ?