LNDT: @106. Hélène, la maman qui a perdu son bébé

Voici l’histoire tragique d’Hélène, une mère foudroyée par la douleur lorsque, deux jours après qu’elle a accouché d’un petit garçon, le médecin lui annonce que son bébé est mort. Le Docteur Nasio nous raconte comment il a aidé Hélène à traverser son deuil.

Après avoir défini le deuil comme le temps qu’il faut pour accepter de vivre avec l’absence de celui ou celle que nous avons tellement aimé, que nous aimons, ou que nous venons de perdre, le psychanalyste nous montre comment Hélène a réussi à intégrer dans sa vie le traumatisme de la mort de son bébé : “Je pense, Docteur, – me dit-elle, lors de sa dernière séance, – que ma douleur s’est apaisée lorsque j’ai compris que la mort de mon fils qui est le drame de ma vie, n’est pas toute ma vie. Le souvenir de ces jours atroces ne m’envahit plus. Certes mon bébé est et sera toujours dans mon cœur, mais aujourd’hui je peux aimer et travailler sans penser tout le temps à lui et sans me sentir coupable de sa mort.”

Le deuil, c’est le temps qu’il faut pour accepter de vivre avec l’absence de celui que nous aimons et que nous venons de perdre 

Un podcast de 54′ de Radio France.

LNDT: @104. Êtes-vous déprimé ? Le Burn-Out de Boris.

Dans cet épisode, le Docteur Nasio définit la dépression, brosse le portrait de la personne déprimée, nous rappelle les causes de la dépression et la manière de la soigner. Il nous raconte l’histoire de Boris, un patient victime d’un burn-out.

Avec

“Tel que je suis, est-ce que je risque de me déprimer un jour ? Tout le monde peut-il tomber en dépression ?” La réponse du Docteur Nasio est Non ! Nous ne sommes pas tous vulnérables à la dépression. Seul se déprimera celui qui, traumatisé dans son enfance, est devenu si fragile et si dépendant de son partenaire, de sa santé ou de son travail, que, s’il perd partenaire, santé ou travail, il perd l’illusion de se croire invulnérable. Et là, il se déprime.

Un podcast de 54′ de Radio France.

LNDT: @102. À quoi sert de parler à un enfant ?

À quoi sert de parler à un bébé ? Que comprend-il ? Et psychanalyser un bébé qui ne parle pas encore, est-ce possible ?

Avec.

Caroline Eliacheff tente de répondre à ces questions en illustrant sa réflexion de fictions comme « l’enfant sauvage », le film de 1970 de François Truffaut jusqu’à « Babyphone », la récente fiction audio d’Ana Girardot. Mais également au fil d’une « Histoire » qui, du 13ème siècle du Saint Empire romano-germanique de Frédéric II à Françoise Dolto, interroge cette phrase écrite en 1908 par Freud : « L’enfant pense avec son corps ».

Un podcast de 55′ de Radio France.

LNDT: @101. « Je suis embarrassé par des désirs sexuels » ou les tourments de la sexualité

Pourquoi la sexualité peut parfois être un motif de tant de souffrance, de tant de tourments, de tant de paroles aussi ? Et que peut le psychanalyste lorsqu’il s’agit de sexualité dans la mesure où elle est une affaire qui a l’air d’être intime ?

Avec

  • Laurie Laufer Pyschanalyste

« Je suis embarrassé par mes fantasmes et mes désirs bisexuels » dit un jeune homme ». « Je n’ai plus de sexualité depuis longtemps et je m’en porte très bien » exprime une patiente. Évoquer sa sexualité reste parfois tabou, parfois culpabilisant, et la demande faite au psychanalyste est celle de savoir si oui ou non il est normal de vivre telle ou telle sexualité. Par sexualité, l’on peut entendre les fantasmes, les désirs, les actes. De nouveaux mots qualifiant la sexualité apparaissent : pansexuel, allosexuel, métrosexuel, asexuel et d’autres encore.

Culpabilité, bizarrerie, tabou, secret d’alcôve, les affaires sexuelles sont parfois adressées avec gêne, et souvent avec l’inquiétude d’avoir une sexualité non « normale ».

On a l’habitude de faire un lien direct entre la sexualité et la psychanalyse. Dans une conférence intitulée « La vie sexuelle », Freud établissait la liste de toutes les pratiques sexuelles considérées à l’époque comme hors des normes sociales. Il décrivait là un champ phénoménal comme un autre et concluait ainsi : « Si on ne comprend pas toutes ces variations sexuelles, on ne comprend pas ce qu’est la vie sexuelle dite « normale ».

Extraits de films :

« Le Banquet » téléfilm franco-italien réalisé par Marco Ferreri, 1989

« Princesse Marie » de Benoit Jacquot 2004

« Les années Sida à la mort à la vie » de Lise Baron, 2023

« Le ruban Blanc » de Michael Haneke, 2009

Un podcast de 54′ de Radio France.

LNDT: @100. Trouble dans le genre ?

Laurie Laufer examine les questions suscitées par le genre, et par le trouble suscité par la difficile question de ce que l’on appelle l’identité sexuelle.

Avec

  • Laurie Laufer Pyschanalyste

Dans la vie quotidienne comme sur le divan, de nouveaux mots apparaissent, avec lesquels tout le monde n’est pas toujours familier. Cette question du genre, c’est-à-dire des questionnements, entre autres, sur les notions de féminin et de masculin, sont au cœur d’une des questions actuelles dans l’exercice de la psychanalyse. On le voit dans les débats publics, les questions de genre ne se limitent pas au champ de la psychanalyse. Et les psychanalystes sont très divisés sur ces questions qui dépassent les questions de sexualité.

Au tout début du XXeme siècle, au début de ses travaux, Freud a développé une réflexion théorique, avec son ami Wilhem Fliess, sur la question de ce qu’il nomme la « bisexualité psychique » . Il écrit : « Notre libido à tous hésite normalement la vie durant entre l’objet masculin et féminin ». Il faut entendre le terme de bisexualité dans le sens, non pas de pratiques sexuelles ou d’une identité sexuelle mais dans le sens où chacun des individus est animé de dispositions féminines et masculines. Cette question du genre, fait de mouvements, de perception de soi, de catégories normatives, d’évolution sociale suscite aussi des brouillages : Judith Butler, la philosophe américaine parle de « trouble dans le genre » pour précisément souligner les tensions entre les normes sociales et les façons individuelles de vivre, de se vivre, de s’identifier.

Un podcast de 30′ de Radio France.

LNDT: @96. Le deuil ou comment continuer ?

Un podcast de 54′ de Radio France.

« Je ne sais pas si je vais pouvoir continuer, je ne sais pas si je peux lui survivre », « Sa mort n’a pas de sens » : à travers ces phrases entendues en séances, Laurie Laufer évoque le travail d’analyste face au deuil.

Avec

  • Laurie Laufer Pyschanalyste

« Je ne peux pas continuer », « Il faut que je continue mais je ne sais pas si je vais y arriver », « J’ai senti à l’annonce de la mort de mon fils que la terre s’ouvrait, comme un gouffre »…

Au moment de la mort de sa fille Sophie, Freud écrit : « On sait que le deuil aigu que cause une telle perte trouvera une fin, mais qu’on restera inconsolable, sans trouver jamais de substitut« .

LNDT: @93. Deux histoires de phobie : Mathieu et Léa

Un podcast de 56′ de Radio France.

Afin de répondre à la question : qu’est-ce que la phobie et comment la psychanalyse aborde cette peur anormale, intense et irrépressible d’un danger imaginaire, le docteur Nasio évoque deux cas de phobies.

Avec

Le premier concerne Mathieu, un adolescent souffrant de phobie scolaire et le second, celui de Léa, une jeune femme agoraphobe. Les causes en sont le plus souvent liées à un traumatisme, une perte. Ainsi la peur phobique de l’adulte d’aujourd’hui est la répétition de la peur de l’enfant abandonné d’hier.

LNDT: @92. Médecine et psychanalyse. Le syndrome de Münchhausen

Un podcast de 55′ de Radio France.

Dans le domaine de l’enfance, les psychanalystes se sont s’imposés également en pédiatrie hospitalière. La richesse des apports réciproques de la psychanalyse et de la médecine aide pour comprendre l’être humain. Caroline Eliacheff pour évoquer ces liens et ces apports réciproques de la psychanalyse et de la médecine, explore une forme de maltraitance rare et mal connue : il s’agit du mystérieux syndrome de Münchausen et de sa variante dite « par procuration ». Cette maltraitance a ceci de particulier qu’elle entraîne les médecins à devenir eux-mêmes maltraitants.

C’est en 1951 dans The British Medical Journal, sous la plume d’un médecin anglais, Richard Asher, qu’est décrit pour la première fois le « syndrome de Münchausen ». Ce sont des patients qui créent de toutes pièces leurs symptômes entraînant, à leur demande insistante, interventions médicales et soins répétitifs. Et l’une des « variantes » de ce syndrome dit par procuration poussent des mères à rendre leur enfant malade, l’utilise pour s’entourer d’une équipe médicale amicale et rassurante et demande toujours plus d’explorations.

Bibliographie :

  • Ascher R., « Munchausen’s syndrom », Lancet, 1, 1951, 339-341
  • Decherf.G. : Syndrome de Münchhausen par procuration (SMPP) ou la symbolisation transgénérationnelle par procuration (STPP) . Le Divan familial 2001/2 (N° 7), pp 167-178
  • Fenelon G., le syndrome de Munchausen, PUF
  • Meadow R., « :Munchausen syndrom by proxy », Arch.Dis. child., 57, pp. 92-98
  • Raimbault G. : « Qui ne voit que la grâce », entretiens avec Anna Feissel-Leibovici, Payot, 2005
  • Sédat, J. : La haine dans la construction de la psyché, Adolescence 2015/2 pp.331-340
  • Suarez Labat H., « Syndrome de Munchausen par procuration et attaques du cadre institutionnel », Groupal , Vol.9
  • Talbot M., « The bad noter », The New Yorker, August 9 et 16 2004

LNDT: @68. Épisode 8/8 : Révolutionner l’amour

L’égalité amoureuse est-elle possible sans égalité sociale ?

Un podcast de Radio France de 28′

Depuis #MeToo, nous errons sur le champ de ruine des rapports de couple et nous ne savons plus comment nous aimer. Est-il envisageable d’imaginer un érotisme égalitaire affranchi.es de toute structure patriarcale ?

La philosophe Manon Garcia, analyse : “Pour les hommes comme pour les femmes, l’amour est très lié à des questions de domination et de soumission, car on pense d’abord à l’amour comme amour hétérosexuel. L’amour est l’endroit où la différence des sexes se vit le plus intensément, de la manière la plus heureuse, et en réalité, aussi de la manière la plus malheureuse. Par conséquent, les normes sociales de genre, la féminité et la masculinité, sont en jeu de manière très directe et parfois très violente dans l’amour. Ce que l’on appelle la féminité est en fait une norme de soumission. Réinventer l’amour, ne va donc pas se faire en un claquement de doigts”.

Puisque c’est bien de ça dont il s’agit, ce patriarcat responsable de nos échecs relationnels, dans un monde où l’infériorité des femmes est encapsulée dans notre imaginaire amoureux. Mais ne serait-il pas vain de prétendre construire un amour égalitaire alors que nous vivons dans une société qui crée de l’inégalité ? L’égalité amoureuse est-elle possible sans égalité sociale ?

HST.01-Qu’est ce que l’hypersensibilité ?

LNDT: @67. Épisode 7/8 : Amours libres et coup de canif

Si l’amour au singulier n’est qu’un instrument de l’oppression des femmes et d’une volonté de les enfermer dans le carcan du mariage, pourquoi ne pas faire tout valdinguer ? À moins que, de nouveau, les femmes ne se fassent encore et toujours avoir.

Un podcast de Radio France de 28′

Polyamour, amour libre, adultère et double-vie… Le couple ne nous suffit pas. Et pourquoi nous suffirait-il, puisque nous ne cessons d’être confrontés à son caractère désuet ? La fidélité ne serait qu’un concept puritain, destiné au maintien de l’ordre et au contrôle des corps. Nous ne voulons plus circonscrire nos sentiments au couple nucléaire dans une société́ où s’ouvrent devant nous tous les champs des possibles.

La journaliste Sabrina Erin Gin le dit : “Aujourd’hui, mon refus d’être dans une relation monogame me dessert parce que les hommes ne sont pas prêts à révolutionner l’amour pour le moment. J’ai beau leur montrer la route, ils préfèrent partir de l’autre côté. Donc si je ne veux pas être monogame, je vais forcément me faire avoir.

Un documentaire d’Ovidie, réalisé par Julie Beressi

HST.01-Qu’est ce que l’hypersensibilité ?