LNDT: @234. Comment la parentalité intensive nous bouffe la vie.

Un podcast de Arté Radio de 44′

« Le modèle du bon parent est une norme, une construction culturelle »

Vous connaissez les soirées 4D après le travail : devoirs, douche, dîner, dodo ? Rien de tel pour se faire un petit burn-out, et se demander ce qui nous a pris de faire des enfants. Pourquoi personne ne nous prévient du niveau d’épuisement que l’on va atteindre en se reproduisant ? Personnellement, je n’ai rien vu venir. Peut-être que je ne voulais pas entendre… Tellement rivée à mon envie de jouer au papa et à la maman, de rentrer dans le grand cycle de la vie. On est censés s’épanouir dans son rôle de mère ou de père, le jouer à fond, mais on ne questionne pas vraiment la pression que cela nous met. Ce qui se cache derrière l’idéal de l’enfant choisi, désiré, et de son parent hyper-investi, sur-informé, bienveillant, toujours à l’écoute… Ce que cela réclame de chacun de nous et que la société toute entière nous demande.
Pour ce premier épisode consacré à la parentalité, je suis allée voir une psychologue clinicienne spécialiste du burn-out, des mères et des pères plus ou moins surmenés. J’ai discuté avec mes filles, enregistré nos disputes, glané deux ou trois concepts éclairants chez des sociologues. Je n’ai pas trouvé la formule pour shampouiner de la lotion anti-poux dans la joie mais j’ai mieux compris les modes de parentalités auxquels je m’accroche :  d’où ils viennent, quels groupes sociaux les diffusent. Pourquoi ils ne nous font pas tant de bien que ça. Une manière de débusquer l’hypocrisie du modèle que l’on s’impose collectivement, et de déblayer quelques pistes pour re-politiser nos vies de parents.

Avec :
– Isabelle Roskam, psychologue clinicienne
– Claude Martin, sociologue
– Charlotte Debest, sociologue
– Samuel Bonvoisin, L’oasis de Serendip
– Emilie S.

LNDT: @233. Comment (bien) se séparer

Un podcast de Arté Radio de 41′

« Le couple, c’est un art de la conversation »

Parmi les dégâts collatéraux de la crise sanitaire, il faut compter l’explosion du nombre de séparations. Certains cabinets d’avocats spécialisés dans les divorces ont vu leur activité augmenter de 120%. Visiblement, les confinements successifs sont venus accélérer une tendance déjà bien en place : depuis le milieu des années 60, l’espérance de vie moyenne des couples n’a cessé de chuter. Les couples stables qui blanchissent ensemble sont en voie d’extinction, et nos trajectoires affectives de plus en plus précaires. Cela, hélas, on le sait. Alors, au moment de tomber amoureux, d’habiter ensemble et de faire des enfants, pas la peine de lire des livres de psycho ou de développement personnel dans l’espoir d’entretenir la flamme pour faire perdurer son couple. On ferait mieux de prendre acte des statistiques et de se préparer à l’éventualité d’une séparation, au cas où. D’anticiper ce qui arrive quand on passe par la case rupture, garde alternée et ou famille recomposée. Des étapes devenues banales dans nos jeux de l’oie amoureux mais qui, à l’échelle individuelle, chamboulent toujours tout comme un tremblement de terre.

Pourquoi on se sépare autant, si vite et si mal, et comment encaisser cette épreuve sans y laisser toutes ses plumes ? Pour démarrer cette deuxième saison de Vivons heureux avant la fin du monde, Delphine Saltel entreprend de constituer un petit guide de survie en cas de séparation, en trois épisodes. Elle enregistre des couples qui cherchent à communiquer dans un centre de médiation familiale – interroge des divorcés plus ou moins traumatisés – rencontre des chercheuses en sciences sociales et des historiens qui décryptent ce qui se cache derrière cette forte augmentation des séparations conjugales.

Séparation, mode d’emploi (1/3) : Les nouvelles règles du jeu 
Dans ce premier volet, la célèbre  sociologue Irène Théry, qui travaille sur la séparation depuis des années, déblaie le terrain autour de nos idéaux collectifs : le couple stable, l’amour toujours, ce qu’on en attend, ce qu’on y projette. Car c’est loin d’être bien clair dans nos têtes, surtout quand on se situe dans le ventre mou du modèle hétéro-monogame-avec enfants. L’égalité des sexes a totalement rebattu les cartes, et reconfiguré l’idée même du couple. Pour comprendre ce qui nous arrive, il faut commencer par expliciter les règles du jeu qui organisent désormais nos vies amoureuses et familiales  : duo-conversation, art de la dispute, CDD amoureux, liens de filiation indissolubles. Irène Théry nous invite à faire un détour par les comédies de l’âge d’or de Hollywood (Hawks, Lubitsch, McCarey) en compagnie du philosophe américain Stanley Cavell. Nous comprenons que quand Katharine Hepburn tient tête à Cary Grant, c’est le couple moderne qui est en jeu. Ainsi, l’autrice du Démariage nous livre quelques clés pour déverrouiller nos dilemmes et nos injonctions contradictoires. De quoi limiter la casse si on doit finir un jour, hélas, par se partager les meubles ou la garde des enfants.

Avec :
– Irène Théry, sociologue, autrice de « Le démariage »
– Le témoignage de Sophie D.
– Un reportage dans un centre de médiation familiale de l’association Olga Spitzer

LNDT: @232. À quelle heure tu prends les enfants?

Un podcast de Arté Radio de 41′

« Ca fait du bien de rentrer chez soi ! »

Le dernier volet de notre trilogie sur la séparation est consacré aux enfants, à ce qui leur arrive quand le duo parental splitte pour de bon et qu’il faut inventer la vie d’après. On n’a pas forcément tous la fantaisie ni les moyens de se construire un « sépartement », un appartement commun mais séparé, comme le font Romane Bohringer et Philippe Rebbot dans leur joli film “L’amour flou” (2018), et dans la série qui a suivi.

Alors, Delphine Saltel préfère centrer cet épisode sur le mode de garde encouragé par la loi française depuis 2002 : la “résidence alternée”. La vie découpée en semaines paires ou impaires, les usines à gaz logistiques, les dilemmes éducatifs, et autres tribulations familiales en tous genres que cela entraine. Avant, lors d’une rupture conjugale, les juges aux affaires familiales confiaient la garde à l’un ou l’autre des parents. Dans la très grande majorité des cas, c’était la mère : le père, lui, avait juste un week-end sur deux. Aujourd’hui, on valorise le système plus égalitaire du « une semaine sur deux et la moitié des vacances scolaires », notamment parce qu’il permet aux enfants de garder un lien fort et régulier avec les deux parents. Ça semble mieux pour tout le monde, en tout cas sur le papier. Mais surprise, malgré ce consensus apparent, la résidence alternée n’est pas si répandue que ça. Elle est même minoritaire : d’après les chiffres du dernier recensement de 2020, 12 % seulement des enfants de couples séparés vivent en alternance chez leurs parents. Pourquoi un tel fossé entre le modèle conforme à nos idéaux et nos pratiques réelles ? Et que révèle-t-il ? Il faut aller voir ça de plus près, débusquer ce qui se cache dans les angles morts pour mieux comprendre les défis, les galères et les questions que nous pose cette nouvelle manière de faire famille…

Avec :
– Emilie Biland, sociologue
– Claude Martin, sociologue
– Benoit Hachet, sociologue 
– Irène Théry, sociologue
– Reportage dans un centre de médiation familial
– Témoignages de Stéphanie D. , mère divorcée et Mathilde G,  qui a vécu en résidence alternée dans son enfance. 

LNDT: @231. Qu’est-ce qui pourrait sauver le couple ?

Un podcast de Arté Radio de 42′

« On est malheureux parce qu’il y a une norme qui dit que pour être heureux il faut être en couple »

Avant, c’était simple : on se mariait une bonne fois pour toutes, et si on était malheureux, on attendait que l’autre meure. Au moins, c’était clair, transactionnel et bien fichu. Aujourd’hui, on se met en couple par libre choix. L’unique condition préalable, c’est l’amour. Rien que ça. Une entité sociale avec l’amour pour unique condition ? Sans rire ? Qui a eu cette idée folle ? Et comment s’est-on retrouvé à reproduire massivement le même modèle : stable, monogame, cohabitant ? On est beaucoup, en tout cas chez les hétéros, à courir après un idéal en kit et prêt à l’emploi : toi, moi, l’amour, une maison, éventuellement du cake au chocolat pour les enfants. Souvent, de plus en plus, on n’y arrive pas, alors on se quitte. Et puis on recommence. Au lieu d’amener notre vieux modèle de couple au garage, de lui ouvrir le capot et d’en dévisser les normes : les notions d’exclusivité, de fidélité, de liberté par exemple. Heureusement, il existe des gens très intelligents qui réfléchissent à tout ça. Je suis allée les voir. Dans cet épisode, une historienne, une grande sociologue, une juriste, et même un philosophe nous aident à réinventer l’amour, la vie commune, et le sexe aussi.


Avec :
– 
Bibia Pavard, historienne, maîtresse de conférences à l’université Paris II Panthéon Assas
– Eva Illouz, sociologue, directrice d’études à l’EHESS
– Marcela Iacub, juriste et essayiste
– Pierre Zaoui, philosophe
– Lisa

HST.08: LE TRIANGLE DRAMATIQUE

Expliqué par Francine Baraban

LE TRIANGLE DRAMATIQUE ou triangle de Karpman 

Ce triangle dit dramatique est une des bases de jeux psychologiques décrits en Analyse Transactionnelle. Les jeux psychologiques pouvant être dramatiques jusqu’à entraîner la mort. Ici on joue à deux mais comme dans la plupart des jeux il y a un gagnant et un perdant.  Donc il y a trois pôles dans lesquels une personne va passer successivement.

Le pôle du sauveur, celui du persécuteur et celui de la victime. Chacun de nous, en fonction de son histoire ( pour obtenir l’attention et donc l’amour de sa mère ou figure maternelle ) se situe dans un pôle : 

LE SAUVEUR

Si enfant on nous a laissé croire que nous pouvions « sauver »notre mère, de l’ennui, de la dépression, de l’immaturité, de la mésentente dans le couple etc.. Le sauveur, peut entretenir consciemment ou inconsciemment celui qu’il veut sauver dans sa posture de victime pour exister. Car le sauveur perd son influence lorsque la victime retrouve son autonomie. C’est pourquoi certains sont très enclins à vouloir sauver l’autre à tout prix.

LE PERSÉCUTEUR

Si enfant nous avons dû « persécuter » notre mère pour obtenir la satisfaction de nos besoins comme par exemple hurler, pleurnicher, tirer sur sa jupe, ne pas dormir etc…, bref, un petit tyran.  Dans le triangle de Karpmann, la victime de l’un devient rapidement le bourreau de l’autre. Et le sauveur de l’un prend à son tour un rôle de victime. Pour nous affranchir du triangle de Karpmann, nous devons déjà bien en comprendre le fonctionnement du trio en mouvement.

LA VICTIME

Si enfant nous avons vécu de la maltraitance quelle qu’elle soit. Une maltraitance parfois sournoise et indirecte, corporelle certes mais surtout psychologique.  Or le Sauveur et le Persécuteur ne pouvant exister que parce qu’il y a une Victime vont se mettre en devoir d’en chercher une. Et la Victime va chercher son Persécuteur – victime / bourreau – et son Sauveur pour pouvoir jouer et donc exister.  A savoir que chacun va passer dans les trois pôles afin de jouer au mieux. 

La Victime pouvant persécuter et le Persécuteur pouvant être Victime. 

Idem pour le Sauveur pouvant être Persécuteur et passer Victime. 

Les Jeux

De nombreux jeux ont été nommés par Éric Berne ( créateur de l’Analyse Transactionnelle/ AT ), dans son livre « Des jeux et des hommes », tels « pauvre de moi » victime. « Cette fois je te tiens salaud » persécuteur , « Oui mais » persécuteur.  Le « oui mais » voulant dire non et « vas te faire foutre  » . Un excellent film « Oui mais » avec Gerard Jugnot nous parle de ces jeux. 

Les victimes, qui souffrent de harcèlement, ou d’abus de pouvoir sont généralement impliquées dans ce triangle dramatique. Elles ont besoin, pour s’en sortir de comprendre et d’analyser ce triangle avant de retrouver leur autonomie.  A savoir que c’est LA VICTIME QUI A LE POUVOIR . S’il n’y a plus de Victime, il n’y a plus de jeu, et donc plus de place pour le Sauveur ni le Persécuteur. 

On ne peut sauver personne. 

Chacun est responsable de sa vie et de sa santé. 

Il y a une grande différence entre vouloir sauver et aider ! …          

Francine Baraban

Aujourd’hui, c’est ma rentrée thérapeutique !

Le blog reprend. Cette année Les Nouveaux Dossiers Thérapeutiques (LNDT) et les Hors Séries Thérapeutiques (HST) seront de retours. D’autres sujets seront traités au grès de mes découvertes, de mes lectures.

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Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @33. À murmurer…

Si votre relation avec votre enfant vous préoccupe, voici un texte qui pourrait bien participer à détendre l’atmosphère. À méditer… 

À murmurer aux oreilles des enfants: « Tu es capable, tu peux le faire, tu as les ressources en toi pour réussir, tu as le droit d’échouer, tu as le droit de faire des erreurs, tu as le droit de ne pas être parfait & JE T’AIME »